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Les enseignes de mode spécialisées ont à nouveau marqué le pas en 2019

Publié le
today 24 janv. 2020
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Parmi les distributeurs de mode et particulièrement pour les enseignes, les fortunes ont été diverses en 2019 dans un contexte de marché délicat, bousculé notamment par les mouvements sociaux. L'ensemble des chaînes du secteur textile/habillement en France ont ainsi vu leurs ventes reculer de 1,7 % l'an dernier, selon les chiffres de l'Institut Français de la Mode pour l'Alliance du Commerce. Une baisse qui s'ajoute au plongeon de 4,3 % enregistré en 2018. Sur les douze dernières années, un seul exercice en croissance est à signaler, il s'agissait d'un tout petit rebond enregistré en 2017 (+0,6 %).


Pixabay


Les acteurs les plus résistants sont les chaînes de mode de grande diffusion situées en périphérie (citons Gémo ou Kiabi par exemple), qui ont vu leurs ventes évoluer positivement en 2019, de l'ordre de +2,2 %. Un chiffre à mettre en regard avec celui des enseignes spécialisées, qui continuent de souffrir et affichent un repli de 2,1 % enregistré l'an dernier. Parmi ces marques se trouvent les historiques Camaïeu, passée aux mains de ses créanciers il y a un an, mais aussi Pimkie, qui a réduit la voilure, ou encore Promod et Celio.

Au cours de l'année écoulée, précisons que le mois de décembre fut négatif pour tous les acteurs, surtout ces mêmes chaînes spécialisées (-4,6 %), tout comme les grands magasins (-2,9 %) et la grande diffusion (-0,1 %). Ce qui correspond à une chute globale de 3,8 % en décembre 2019, selon l'Alliance du Commerce.

Outre les chaînes de prêt-à-porter de périphérie, le secteur de la chaussure a réussi à tirer son épingle du jeu en 2019, déclarant une hausse d'activité de 1,2 %, s'agissant là d'une première progression de marché depuis 2013. Des acteurs du soulier subissent néanmoins des difficultés, à l'instar du groupe Eram, qui a réalisé une série de fermetures de boutiques.

Outre les baisses de trafic en magasin suite aux mouvements de grèves et mobilisations contre la réforme des retraites, l'Alliance du Commerce souligne une autre problématique à négocier pour les enseignes, celle de l'acheminement des marchandises, qui ne se fait pas sans heurts. "Les enseignes connaissent depuis le début de l'année des difficultés d'approvisionnement majeures en raison des grèves dans les grands ports français (Marseille, Le Havre, Rouen...). Cette situation est d'autant plus grave que les soldes sont réduits cette année à quatre semaines, et que les nouvelles collections doivent donc arriver rapidement en magasin", précise l'Alliance. Des enseignes ont dû détourner leurs marchandises vers d'autres ports en Belgique ou aux Pays-Bas, impliquant des coûts de transports supplémentaires.

Pour Yohann Petiot, "ces difficultés conjoncturelles combinées à l'accumulation des années de décroissance du marché de l'habillement soulèvent de très grandes inquiétudes et font craindre une accélération des restructurations du secteur, avec des fermetures de magasins et des suppressions d'emplois". D'autant qu'à mi-parcours, le bilan des soldes de ce début d'année 2020 montre une baisse importante d'activité pouvant aller jusqu'à -15 % selon certaines enseignes.

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