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Publié le
10 sept. 2007
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10 minutes
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Les exposants des salons de la mode parisiens se confessent (Part.I)

Publié le
10 sept. 2007

Les exposants des salons de la mode du parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris ont la parole. Les marques présentes sur Who's Next, Première Classe et Bijorhca livrent leur point de vue critique dans cette première partie. Rendez-vous jeudi 13 pour les témoignages de Prêt-à-Porter Paris, du Midec et du Salon de la Maroquinerie.


Entrée du parc des expositions porte de Versailles



WHO'S NEXT


Fast semble avoir conquis ses participants. « Dans cette partie du hall 1, on profite de la lumière du jour, et ça change tout dans l’ambiance et le rapport aux produits », résume Guido Zepeda de la marque Property of…Point de vue que partage Marion Baylé au stand Nekomori, même si l’exposante aurait préférée ne pas être installée sous un puissant haut-parleur d’ambiance. D’autres responsables de griffe se félicitent de la synergie de Who’s Next et Première Classe qui " pousse les visiteurs à venir sur des stands jusqu’où ils n’auraient pas forcément fait l’effort d’aller".


Intérieur du salon Who's Next - Photo : FashionMag

Du côté de Fresh, Maan considère le visiteur très professionnels sur son stand de 9 mètres carrés. « Venus à 70 % de l’étranger, d’Italie surtout, les acheteurs ont pris des commandes », déclarent les représentants de la marque. Toutefois, certains, comme Mes Demoiselles, regrettent une offre peut-être « trop peu sélective, pas assez créateur ». « Et même s’il y a du monde, les visiteurs viennent en curieux, pas en acheteurs », précisent-ils.

Sur Fame, Inès Raspoort, fondatrice de sa marque éponyme, considère depuis toujours que « Who’s Next est un très bon salon ». 80 % de ses visiteurs viennent de l’étranger, principalement d’Irlande, des pays scandinaves et du Japon. Sur le stand de Day, le bilan est « très positif », confie Sandrine da Conceicao, manager des ventes en France. « Nous avons rencontré beaucoup de nouveaux clients et vu nos clients existants. Fame, c’est vraiment notre environnement », conclut-elle. Christina Moustouka, responsable des ventes de la marque anglaise Charli London, est également aux anges, et qualifie sa première participation de « fantastique », regrettant simplement de ne pouvoir fermer son stand, comme c’est le cas à la London Fashion Week. Très bon bilan également pour Paul & Joe Sister qui se dit ravi de l’espace, de la diversité de l’offre mais qui aurait souhaité voir plus d’étrangers. Avis partagé par la responsable des ventes de Elle Prêt-à-Porter, Yana Kaloshina, pour qui c’est là le principal point à améliorer.


Défilé Who's Next

Autre espace, autre problème. Sur Face, « les visiteurs sont perdus, il y a bien trop d’offres », explique l’agent de New Rock, spécialiste de la chaussure gothique qui draine une clientèle française à plus de 80 %. « Et même si l’organisation est satisfaisante, nous sommes situés à l’opposé de l’entrée du salon. Les visiteurs ne viennent pas tous jusqu’ici ». Même discours pour Michelle Jumonville, l’agent américaine de Bejeweled : « la plupart du peu de nos visiteurs sont européens mais nous n’en profitons pas car nous sommes au fond du salon. Pour couronner le tout, nous sommes collés au podium avec une musique assourdissante. Nous n’avons que très peu de lumière et les organisateurs ne sont même pas venus nous voir ».

Chez le Belge River Wood, on s’accorde pour dire que les visiteurs ne sont pas venus en nombre : « Cependant, la qualité est là. Les Français représentent 50 % de nos visiteurs, mais nous avons aussi des Belges et des Japonais ». Un jeanneur du sud de l’Europe présent sur le salon pour la quatrième fois constate lui aussi la forte présence des Français, remarque quelques Japonais mais s’étonne de ne voir les Italiens. Globalement « il y a peu de monde et revoir l’aménagement ne changerait pas grand chose ». Pour Philippe Gsell qui distribue Chilli Pepper en France, le problème est ailleurs. « La plupart des visiteurs ont acheté les trois quarts de leur collection ». Il faudrait que le salon ait lieu plus tôt dans la saison. Que la manifestation se déroule du jeudi au dimanche ne facilite pas la venue des petits commerçants : « Pas de lundi, pas de détaillants ! » affirme-t-on sur un stand qui reproche aussi l’entrée payante pour chacun des salons (sauf la maroquinerie, ndlr). « une aberration ! » pour pas mal de marques.


Intérieur du salon Who's Next - Photo : FashionMag

Et même si le bilan n’est pas extraordinaire, le salon demeure incontournable aux yeux de Philippe Gsell « par défaut pour pérenniser des relations ». « Le salon est mou » et « pour la première fois, il y a peu d’étrangers », ajoute-t-il mais cela ne l’a pas empêché de nouer près de 70 contacts dont 90 % de prises de commandes. Même son de cloche chez Crocs où Jean-Jacques Cherry n’a pas vu beaucoup d’étrangers bien que « commercialement cela soit positif ». Pour Nathalie Vallagnosc de la direction commerciale de Koobara, être sur ce salon n’est pas forcément rentable : « Je suis un peu déçue car j’ai noué moins de contacts que la saison dernière et je ne suis pas sûre de pourvoir rentabiliser les 15 000 euros de location de mon stand de 25 mètres carrés ». « A croire qu’ils font tout pour que ça me marche pas », clame un exposant. L’absence de musique plombe « le moral et l’atmosphère du hall » pour pas mal d’entre eux qui regrettent le côté trop « aseptisé » de la scénographie. Cette dernière laisse en effet peu de place à la personnalisation des stands et par extension à la mise en valeur de l’identité des marques.

Au Private, « avec 20 % de retombée en plus », le stand de Stockman fonctionne mieux que celui du Prêt-à-Porter Paris. « Si les visiteurs ne passent pas de commandes, ils se renseignent et manifestent beaucoup d’intérêt ». Le spécialiste des mannequins apprécie « le côté mode et branché de Private, sans trop d’extravagances »… Un excellent compromis pour la vente de leurs produits. Luis Almédia d’Atlanta Mocassin trouve « les visiteurs très professionnels » tandis qu’Audrey de Deby Debo fait sa deuxième saison sur Private avec enthousiasme. Un enthousiasme qu’elle partage avec les gens qui lui rendent visite. Et bien qu’ils soient moins nombreux qu’avant, il y a « plus d’acheteurs » selon elle. « Mes commandes ont quadruplées et même plus » et ce bien avant la fin du salon, se réjouit-elle samedi après-midi.


Intérieur du salon Who's Next - Photo : FashionMag

Une chance qui ne frappe pas à la porte de tout le monde puisqu’une représentante écossaise de trois marques brésiliennes délivre un bilan très négatif pour sa première participation : « Les visiteurs ne sont absolument pas curieux, ils vont vers les marques établies, ils sont frileux. » Puis elle poursuit : « Mon bilan est tellement désastreux que je commence à mettre ma collection en cause… Peut-être me suis-je trompée ? En tout cas ici je me sens seule, les organisateurs ont été géniaux le premier jour mais après c’est l’abandon total ». Elle conclut toutefois sur une note positive : « Mais je reviendrai l’année prochaine, ce salon m’apprend beaucoup ».

Le problème est plutôt conjoncturel : l’univers de l’habillement étant plus concurrentiel, les gens, y compris les acheteurs, s’y engouffrent probablement avec moins d’engouement. A en croire les exposants, deux problèmes de taille fragiliseraient Who’s Next : ses dates et l’absence des leaders. Diesel, G-Star, Miss Sixty, Energy, Levi’s, et maintenant Vans… « Pourquoi les leaders ne sont pas là ? » s’étonne-t-on. Avant de renchérir « Les marques satellites, combleraient-elles un vide ? ».



PREMIERE CLASSE



Première Classe est « avant tout un salon d’images ». « En y venant, il ne faut pas espérer rentabiliser le prix du stand » pour certains. Pour sa seconde participation la représentante de la marque de chaussures argentines Mishka regrette qu’il n’y ait pas assez de visiteurs : « Ceux qui viennent sur mon stand regardent, posent des questions, mais n’achètent pas ». Des exposants s’en prennent même aux organisateurs : « Il serait bon que la distribution des emplacements ne se fasse pas par copinage ».


Intérieur du salon Première Classe - Photo : FashionMag

En retrait, un agent est très remonté : « Je ne critique pas l’organisation générale du salon mais je n’aime pas la façon dont les places ont été attribuées. Je suis au fond de l’allée, face à un mur, ça me fait perdre beaucoup d’acheteurs ». Puis il poursuit « de toute façon les salons parisiens deviennent de moins en moins intéressants pour moi, je fais bien plus d’affaires à Milan.» D’autres ne voient même plus l’utilité du salon : « Notre but est de prendre des commandes et les visiteurs sont venus seulement pour regarder », affirme un mécontent.


Intérieur du salon Première Classe - Photo : FashionMag

Mais le bilan n’est pas toujours aussi décevant puisque certaines marques apprécient le « flux important et qualitatif » de visiteurs. Un autre responsable de stand, satisfait du salon, souligne cependant que les jeunes créateurs devraient avoir « un espace dédié au centre et non des stands éparpillés sur les couloirs extérieurs ». Sur le stand d’Andrea Cardone, spécialiste des casques de moto, François Siffrein-Blanc trouve que « les accessoires marchent mieux que les vêtements. Les acheteurs ont plus d’argent à investir même s’il n’y a pas assez d’étrangers ». Créatrice de la maroquinerie Brontibay Paris, Maud Terseur se réjouit : « cette édition est un franc succès », même si l’évolution du marché transforme le salon en un espace d’échange où la prise de contacts prime sur la signature de ventes.



BIJORHCA, ECLAT DE MODE


Sur Bijorhca, Eclat de Mode, les témoignages sont contrastés. Certains soulignent une vraie demande d’achat et une attitude professionnelle de la part des visiteurs. La fréquentation s’est révélée satisfaisante. « Nous n’avons pas arrêté », se réjouit Jean Antoine Bergue, fondateur de la société éponyme créée à Lisbonne au début de l’année. « Paris, c’est LA référence […]. Je suis convaincu que c’est le salon auquel nous nous devions de participer », ajoute-t-il. Le visitorat étranger a répondu présent. Les Français, également. Pour Aliocha Guez, créateur de sa propre marque baptisée Aliocha, « les nouveaux contacts ont afflué » même si les acheteurs internationaux se montrent plus « courageux que les Français pour la nouveauté ».


Extérieur du salon Bijorhca, Eclat de Mode
Photo : FashionMag

Détentrice d’un stand de 27 mètres carrés pour lequel elle a déboursé 7 000 euros, Stéphanie Holms, responsable commercial de The WildCat Collection, déplore un nombre trop peu important de nouveaux clients. Même constat pour une griffe préférant rester anonyme : « On s’attendait à voir plus de monde et à rencontrer bien plus de nouveaux clients ». « De toute façon, les Français sont bien trop traditionnels, ils ne prennent aucun risque et ne vont voir que ce qu’ils connaissent déjà », ajoutent-ils. Ludovic Moireux de la société franco-hispano-indienne Poudou-Poudou, affirme : « C’est calme, mais efficace ». « Nous attendions le salon comme le messie afin de savoir quel accueil aurait nos collections et nous sommes très satisfaits de voir que la marque plaît ». Toutefois, Chez N2, Audrey Lieutaud, assistante de la direction, trouve des clients « plutôt venus pour du réassort ».

De manière générale chez les fournisseurs l’ambiance est plutôt morose. Tous se plaignent d’être relégués au fond du salon et de bénéficier d’une mauvaise visibilité. Mais le problème majeur selon ces professionnels reste une fréquentation en baisse. Du côté de Alizez, c’est la déception. Ces spécialistes des produits finis de jade se retrouvent au bout de l’espace dédié aux fournitures. Le directeur de la boutique explique : « Il y a un vrai problème de référencement. Nous aurions dû être du côté des montres et des bijoux. Résultat : nous avons beaucoup moins d’acheteurs que les années précédentes ». Puis il ajoute avec amertume : « De toute façon d’années en années, les visiteurs se font de moins en moins nombreux et achètent moins. Depuis quatre ou cinq ans, nous avons perdu 80 % de nos clients sur ce salon ». Pour les exposants italiens de G.I.M.A, la clientèle asiatique manque cruellement et pour couronner le tout le stand qui fait face à un mur déplait à ses locataires.


Vue générale du rez-de-chaussée de Bijorhca - Photo : Emilie Kremer

Chez Sani, leurs voisins, un couple d’Italiens spécialisés dans les fermoirs, le discours est emprunt de plus d’optimisme. Sandra Strusi explique : « Comme l’année dernière, les visiteurs sont au rendez-vous. 80 % d’entre eux sont des Européens, Allemands, Belges et Grecs en tête ». Le designer/sculpteur de M.G. Renne est loin d’être du même avis. Ce spécialiste des présentoirs pour bijoux est extrêmement mécontent. « Ce salon se ressemble d’année en année.» Les habitués sont en effet « las de toujours voir la même chose ».

Sur Cream, Delphine Chevret, créatrice de la marque Petit Bout by Delphine, se réjouit de la décoration et l’agencement de l’espace. « On voit qu’ils se sont donné du mal », déclare-t-elle. D’autres exposants sont beaucoup plus amers : « Cream, c’est censé être la crème », remarque l’un d’eux. « Alors pourquoi on se retrouve excentrés ? ». « Pourquoi ne faire qu’une entrée au rez-de-chaussée quand on peut en faire une seconde à l’étage ? » s’interroge une créatrice. « Cela éviterait de nous retrouver si éloignés des accès centraux ». Les visiteurs se font même attendre sur le stand de Claudine Vitry. « Je les trouve très frileux, ils jouent vraiment la sécurité. » Cream ? Une bonne initiative que la signalétique, hélas, isole un peu.

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