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Les grandes entreprises françaises ont tourné la page de la crise en 2010

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AFP
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21 févr. 2011

PARIS, 18 fév 2011 (AFP) - Affichant des résultats annuels en net rebond, les grandes entreprises françaises semblent avoir tourné la page de la crise économique en 2010, grâce à une croissance très soutenue dans les pays émergents et à des efforts de réductions de coûts importants.

Vingt-six entreprises appartenant à l'indice CAC 40 avaient publié vendredi leurs résultats: à ce stade, la reprise est indéniable puisque ces 26 groupes cumulent déjà 56 milliards d'euros de bénéfices, quand l'ensemble des 40 membres de l'indice n'avait pas dépassé 46 milliards d'euros en 2009.

Après une année 2009 marquée par la crise économique, qui avait lourdement frappé les poids lourds de l'économie française, le rebond enregistré en 2010 semble à la mesure du contrecoup affronté l'année précédente.

Schneider Electric, BNP Paribas, Air Liquide, LVMH, L'Oréal...: les groupes se félicitant de résultats "record" en 2010 sont déjà nombreux.

Profitant de bases de comparaison extrêmement favorables, d'une croissance toujours soutenue dans les pays émergents, d'un redémarrage plus ou moins régulier dans les pays matures et récoltant souvent les fruits de plans d'économies lancés au coeur de la crise, les membres du CAC 40 ont souvent enregistré des taux de croissance impressionnants en 2010.

Le bénéfice net d'ArcelorMittal a gagné 1.757%, celui de Michelin 909%, celui de la Société Générale 478%, celui de Technip 145%, alors que celui de Total, BNP Paribas, Suez Environnement ou Publicis bondissait d'un tiers.

Même impression du côté des ventes, qui ont redécollé en flèche, plusieurs groupes franchissant des paliers jamais encore atteints.

Pour le PDG d'Air Liquide Benoît Potier, "2010 est dans la continuité de 2006, 2007 et 2008; c'est comme si on mettait 2009 entre parenthèses".

"Le CAC 40 regroupe les seules entreprises capables d'aller chercher la croissance là où elle est, c'est un peu l'arbre qui cache la forêt", relativise Alexander Law, chef économiste de l'institut Xerfi.

Au-delà de spécificités propres aux différents secteurs économiques --les banques ont par exemple assis leur redressement sur l'assainissement de leurs actifs--, la croissance est surtout en ce moment dans les pays émergents.

Ainsi, la Chine devrait dépasser cette année la France et devenir le 2e marché de Pernod-Ricard derrière l'Amérique du Nord; les marchés émergents ont représenté la première zone de ventes de Sanofi-Aventis en 2010; PSA Peugeot Citroën a enregistré des ventes record dans l'Empire du milieu.

Mais même les marchés développés ont rebondi en 2010.

Tous n'ont pas pour autant tourné la page de la récession avec facilité, comme le relevait le patron de Schneider Electric, Jean-Pascal Tricoire: "Aujourd'hui, nous sommes dans un monde à deux vitesses: les pays matures ont un niveau d'activité dans nos activités traditionnelles inférieur de 10 à 15% à ce qu'il était avant la crise; les nouvelles économies sont en revanche très largement au-dessus de leur niveau pré-crise".

Les grands groupes ont aussi souvent récolté les fruits de plans d'amélioration de leur productivité mis en place pendant la récession.

Mais l'année 2011, durant laquelle tous auront à se mesurer à des bases de comparaison nettement plus exigeantes et beaucoup à faire face à l'augmentation du coût des matières premières, devrait marquer un certain retour à la normale.

Mais sans surprise, ce sont toujours "les entreprises les plus liées à l'Asie qui devraient connaître la croissance la plus forte", prédit M. Law.Par Martin de MONTVALON

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