×
7 015
Fashion Jobs
SÉZANE
Chargé(e) de Projet Paid Media Senior (H/F)
CDI · PARIS
CITY ONE
Chef Hote Vip Pour Production Audiovisuelle (H/F) -CDI- 35h
CDI · PARIS
PACO RABANNE MODE
Directeur Produit Accessoires H/F
CDI · PARIS
PACO RABANNE MODE
Chef de Produit Accessoires H/F
CDI · PARIS
LANVIN
Responsable Industrialisation (H/F)
CDI · PARIS
BALENCIAGA S.A.S.
Balenciaga – Chef de Projet Architecture Retail (F/H)
CDI · PARIS
MARINE SERRE
PR Coordinator
CDI · PARIS
SINTEL RECRUTEMENT
Déménageur / Emballeur Luxe (F/H)
CDI · SAINT-OUEN-SUR-SEINE
SINTEL RECRUTEMENT
Chauffeur Livreur / Manutentionnaire (H/F)
CDI · PARIS
SINTEL RECRUTEMENT
Responsable Stock Matières Luxe (H/F)
CDI · PARIS
SINTEL RECRUTEMENT
Responsable Services Généraux (H/F)
CDI · PARIS
SINTEL RECRUTEMENT
Cotateur Logistique (H/F)
CDI · SAINT-OUEN-SUR-SEINE
MICHAEL PAGE
Chef de Zone Export H/F
CDI · PARIS
BA&SH
Responsable Flux Sortants F/H
CDI · LOUVRES
COURIR
Responsable</b> d'Équipe</b> Stocks</b> / Stock Supervisor - F/H
CDI · HERBLAY-SUR-SEINE
SINTEL RECRUTEMENT
Gestionnaire Commercial et Logistique (H/F)
CDI · SAINT-OUEN-SUR-SEINE
SINTEL RECRUTEMENT
Responsable Paie et Administration du Personnel (H/F) Haute-Couture
CDI · PARIS
GALERIES LAFAYETTE
Responsable Ressources Humaines H/F
CDI · PARIS
LANVIN
Contrôleur de Gestion Pricing (H/F)
CDI · PARIS
LANVIN
Contrôleur de Gestion (H/F)
CDI · PARIS
RETAIL CONSEIL
Responsable Formation Multi Sites (Retail Learning) Mode Luxe
CDI · PARIS
MAISON KITSUNÉ
募集中 - Wholesale Area Manager Japan Based in Paris
CDI · PARIS
Publicités
Publié le
27 oct. 2006
Temps de lecture
10 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

Les investissements mondiaux en équipement textile

Publié le
27 oct. 2006



Eléments majeurs de l'évolution du potentiel industriel, les investissements en nombre de machines textiles illustrent les stratégies d'anticipation des industries des différents pays et leur spécialisation dans les différents types de produits.

Suivant l'évolution des besoins du secteur textile, l'industrie de la machine textile s'est également développée en Asie. La foire internationale ITMA (International Textile Machinery Association) qui existe depuis 1951 et qui tourne tous les quatre ans dans les grandes villes d'Europe de l'Ouest a en 2001 organisé le premier ITMA Asia accueillant les visiteurs asiatiques mais également des exposants locaux.

On peut noter qu'au dernier ITMA 2003 à Birmingham, les exposants de Chine Populaire et Hong Kong réunis étaient aussi nombreux que les exposants allemands.

Depuis 2000, les fabricants de machines textiles chinois fournissent d'ailleurs leurs chiffres à l'ITMF (International Textile Manufacturers Federation). Il est ainsi probable que les chiffres d'équipement chinois des années précédentes aient été d'une certaine façon sous-évalués.

Les investissements en machines textiles neuves mondiales ont en 2005 continué à décroître sauf en filature traditionnelle fibre courte (short staple spindles) et en métier à tricoter circulaires (circular knitting machinery).

Cette augmentation est due principalement à la Chine (augmentation des investissements de 60 % en filature par rapport à 2004, multiplication par huit des investissements de métiers à tricoter circulaires) et à l'Inde (investissements de filature multipliés par deux entre 2004 et 2005 à un niveau bien supérieur aux investissements depuis 2000).





Une Asie productrice et transformatrice de coton

La prise de contrôle de l'Asie sur la filature type coton mondiale est incontestable depuis cinq ans. La Chine, avec 55 % des investissements mondiaux en 2004, accroît encore sa position avec 64 % de ceux-ci en 2005.

On peut remarquer que l'Inde, pays cotonnier important, accélère enfin ses investissements en filature, devant le Pakistan, historiquement le second investisseur après la Chine.

La montée en puissance de la Chine a été relativement progressive. Jusqu'en 2000, les investissements chinois étaient bien inférieurs aux investissements indiens ou turcs. Entre 2000 et 2002, les niveaux indiens et chinois étaient identiques (à peu près 20 % des investissements mondiaux).

La position en filature coton a explosé en 2003, année au cours de laquelle la Chine a absorbé 61 % des nouvelles broches (spindles) et où ses investissements ont représenté autant que les investissements mondiaux de 2002 !

Autre pays cotonnier, le Pakistan renforce sa position particulièrement depuis 2004 en doublant ses installations neuves par rapport à l'année précédente. Le Bangladesh continue également à investir. Nouvel entrant dans le top ten des investisseurs de filature fibre courte traditionnelle en 2005, l'Ouzbékistan augmente ses investissements en vue de transformer sur place son propre coton.

L'Europe à 25 érode encore sa position et ne représente plus que 0,3 % des investissements en 2005 contre 0,6 % en 2004. Cet abandon du secteur est récent. En effet on constate que sur la période cumulée 2000-2004 les investissements européens, tout en étant marginaux au niveau mondial atteignaient encore pratiquement 3 %.

Seules l'Italie et l'Espagne continuent à investir mais à des niveaux nettement inférieurs aux années précédentes et particulièrement depuis 2003. Le leader italien est en 2005 à un niveau d'investissement dix fois moindre qu'en 2000.

On peut noter que la Grèce, longtemps leader en investissements après l'Italie a nettement freiné ses investissements en 2004, jusqu'à ne plus rien investir en 2005.

En Europe de l'Est, seules la Pologne et la Slovénie ont un peu investi. La Turquie à elle seule a investi, certes à des niveaux irréguliers, mais de façon continue depuis plusieurs années et de façon supérieure à l'Europe à 25 depuis plus de 10 ans.

L'Egypte se distingue parmi les pays du Sud de la méditerranée avec des investissements relativement modestes au regard du voisin turc, mais réguliers et depuis deux ans supérieurs à ceux de l'Italie. Le Maroc a investi entre 2000 et 2005, quatre fois plus que la Tunisie mais reste à un niveau deux fois inférieur à l'Egypte.

En décroissance régulière d'investissements depuis 2000, les Etats-Unis n'ont plus rien investi en filature type coton en 2005. Les investissements brésiliens ont tendance à décroître depuis 2003. Le Mexique, quant à lui, après quatre années de diminution forte des investissements a atteint en 2005 un niveau comparable à 2002.





La laine intéresse toujours la Grande Europe

Dans un environnement où les investissements mondiaux de filature traditionnelle fibre longue type laine décroissent régulièrement depuis 2001, le déséquilibre est moins important entre Asie et Europe.

Même la Chine qui représente 45 % des investissements mondiaux a diminué ses installations neuves de 15 %. Toutefois cette décroissance est atténuée par la relance des investissements type laine de l'Italie (multipliés par quatre par rapport à 2004) et la Turquie (multipliés par deux et demi par rapport à 2004), cette dernière atteignant 23 % des investissements mondiaux en 2005.

Délaissant la filière laine et lin au profit de la filière coton et fibres chimiques, l'Inde et le Pakistan n'investissent pratiquement pas depuis cinq ans en filature fibre longue.

En Europe de l'Ouest, en dehors de l'Italie, l'Espagne, le Portugal et l'Allemagne sont les seuls pays à avoir effectué des investissements récents depuis 2003 mais ceux-ci n'atteignent pas à eux tous le niveau de l'Italie.

Parmi les pays d'Europe de l'Est, la République Tchèque et la Bulgarie se détachent et atteignent le niveau de l'Espagne. On peut penser qu'il existe aussi pour ces pays et en particulier pour la Bulgarie des achats et des installations de matériels d'occasion provenant d'Europe de l'Ouest.

La Turquie qui avait en 2002 investi autant que la Chine, a repris après une diminution ses investissements en 2005. Parmi les pays méditerranéens, globalement peu impliqués en fibres longues, le Maroc se distingue tout en restant à un niveau sur les cinq dernières années dix fois inférieur à la Turquie.

Dans le bloc Amériques, seul le Brésil manifeste un intérêt pour la filature fibre longue avec des investissements en légère croissance depuis 2004. Sur les cinq dernières années ceux-ci restent inférieurs à la moitié des investissements italiens.





Un tassement dans les investissements de tissage

Les investissements mondiaux de métiers à tisser sans navette ont décliné de 18 % entre 2004 et 2005 particulièrement du fait de la Chine qui a ralenti ses installations neuves de 32 % par rapport à l'année précédente.

Toutefois, les investissements de la Chine totalisent encore 61 % des achats de métiers mondiaux en 2005. On peut remarquer que 92 % des investissements mondiaux des métiers à tisser à jet d'eau sont installés en Chine ce qui tendrait à montrer le renforcement de l'offre chinoise de tissus synthétiques, notamment tissus à usage technique.

Participant à un vaste plan de facilitation à la modernisation, l'Inde a investi en 2005 autant de métiers à tisser sans navette que durant les cinq années précédentes. Ce chiffre reste tout de même sept fois inférieur aux installations chinoises de la même année.

Le Bangladesh poursuit quant à lui son intégration verticale de la filière en continuant des investissements de tissage à haut niveau. Depuis le début des années 2000, les achats de métiers à tisser sont plus ou moins réguliers mais permettent au pays de se positionner au troisième rang mondial en 2005.

Tous les grands pays de tissage d'Europe de l'ouest sont globalement dans un mouvement de diminution régulière de leurs investissements depuis le début des années 2000. L'Italie reste toutefois le champion (55 % des investissements de la zone).

L'Allemagne, l'Espagne et la Belgique investissent encore quelques centaines de métiers. On peut noter que ces métiers sont pratiquement exclusivement des métiers à lance, à projectile ou à air, permettant une grande diversité de tissus.

Un peu plus présents en tissage qu'en filature, les pays de l'Est sont eux-aussi en décroissance d'investissement. République Tchèque et Pologne restent en tête suivis de la Bulgarie et de la Roumanie. En nombre de métiers neufs cumulés depuis 2000, la République Tchèque n'est qu'à un niveau équivalent aux investissements français en 2000.

Après un pic d'investissements en 2003, la Turquie maintient depuis deux ans ses achats à un niveau égal à celui de l'Europe à 25. L'Egypte investit toujours, trois fois plus que le Maroc ; la Tunisie atteint juste le niveau français de 2004, les chiffres de ces quatre pays étant considérés en cumulé depuis 2000.

Tout en diminuant leurs investissements, les Etats-Unis sont, en cumulé depuis 2000, au même niveau que l'Allemagne. Le Brésil et le Mexique maintiennent leur niveau d'investissements, le Brésil étant à peu près trois fois supérieur au Mexique. En terme de comparaison, en cumulé depuis 2000, le Brésil est trois fois inférieur à l'Italie.

On peut remarquer que les investissements mondiaux en métiers à tisser à navette sont devenus pratiquement nuls en 2005 (568 métiers en Inde, 100 métiers en Turquie) après des années d'investissements équivalents au quart du nombre de machines sans navette.

Il faut rappeler que la productivité d'un métier sans navette peut être estimée à trois fois celle d'un métier à navette mais les étoffes obtenues ont des lisières différentes et leur maintenance est en général plus simple que les métiers sans navette.

2005 est d'ailleurs la première année où la Chine n'a plus investi en métier à navette, nouvel élément montrant sa course à la productivité.





La Chine ambitionne un leadership en maille fine

C'est en tricotage que les investissements de matériel neuf sont les plus répartis dans le monde. Toutefois en métiers circulaires destinés à la maille au mètre, jauge fine, la Chine crée la surprise en 2005.

En effet jusqu'en 2004, celle-ci représentait tous les ans à peu près 30 % des achats de matériel neuf. En 2005, ses installations neuves sont équivalentes à 74 % des installations mondiales ! Elle a plus investi en une année que depuis 1995 ! Cela peut augurer d'une augmentation d'offre en maille type jersey, et de produits finis sportswear maille dont les tee-shirts.

De la même façon mais à une échelle vingt fois inférieure, l'Inde accélère en 2005 ses installations de tricotage circulaire et les multiplie par deux par rapport au niveau des années précédentes.

Il semblerait que le Pakistan n'ait toujours pas de prétention en maille en restant à des niveaux comparables aux autres années (inférieur aux Etats-Unis).

Le Bangladesh, grand pays producteur de tee-shirt a doublé ses investissements par rapport aux années précédentes atteignant là encore la troisième place mondiale.

En Europe de l'Ouest, l'Allemagne reste un investisseur régulier et important (44 % des investissements de la zone) devançant pour la première année l'Italie, en décroissance régulière. Les pays de l'Est, à part la Pologne, ne s'intéressent toujours pas à la maille au mètre.

La somme de leurs investissements en 2005 atteint juste la moitié de ceux de l'Allemagne.

La Turquie, grand producteur de tee-shirt et autres produits en coupé cousu, a des niveaux d'investissements stables depuis deux ans après deux années 2003 et 2002 de forte augmentation. Elle représente plus du double de toute l'Europe à 25.

L'Egypte accélère ses investissements et retrouve en 2005 son niveau de 2000, soit l'équivalent de 60 % des métiers installés en Afrique. Le Maroc devance toujours la Tunisie mais avec des niveaux toujours faibles : autant de nouveaux métiers depuis 2000 que l'Egypte en 2005.

Autre grand pays de tee-shirt, les Etats-Unis maintiennent leurs investissements tout en étant juste au niveau de la Chine en 2002. Le Mexique retrouve une certaine dynamique d'investissements en 2005 tout en étant à un niveau quatre fois inférieur aux grandes années de 1999 et 1998, et plus de deux fois inférieur aux Etats-Unis. Le Brésil, après un creux en 2003, se repositionne sur le circulaire et a investi pratiquement autant en 2005 que toute l'Europe à 25.





Hong Kong, la fabrique de pull du monde

En maille rectiligne, la Chine ne pèse que pour 27 % des investissements en 2005.

En revanche, Hong Kong qui fabrique encore des pulls sur place représente 46 % des achats de matériel neuf en métier électronique. Il faut noter qu'en parallèle des machines électroniques comptabilisées ici, il existe également des achats de machines semi-automatiques ou manuelles. On estime que celles-ci ont, à produit comparable, une productivité cinq fois inférieure à une électronique.

La Chine a acheté 74 059 de ces machines en 2005 et le Bangladesh 53 289. Leur coût est pratiquement cent fois inférieur. Alors qu'un bonnetier va gérer plusieurs métiers électroniques, il y aura un ouvrier par métier à main.

L'Inde n'est pas très impliquée en maille type pull over, ses achats cumulés depuis 2000 atteignent juste les achats de 2005 de l'Italie. Le Pakistan a un parc machine neuf rectiligne limité et n'a pratiquement plus rien investi depuis 2003.

On voit apparaître pour la première fois sur l'échiquier mondial la Mongolie. On peut penser que la raison principale en est l'engouement du marché pour la fibre cachemire que le pays produit.

Leader mondial des investissements de machines rectilignes neuves jusqu'en 2002, devançant la Chine, l'Italie voit ses achats décroître depuis. Ils ont été trois fois inférieurs en 2005 à ceux de 2004.

L'Espagne, l'Allemagne et la France investissent encore quelques dizaines de métiers. En Europe de l'Est, la Roumanie est le pays le plus important tout en étant en six ans à un niveau équivalent à l'Italie de 2005. On peut citer également la Pologne et la Bulgarie.

Après des installations neuves importantes en 2003 (supérieures à la Chine la même année), la Turquie a ralenti ses achats en 2004 et nettement en 2005 mais est tout de même à 90 % du niveau de toute l'Europe à 25.

L'Egypte et le Maroc sont à des niveaux équivalents et faibles. La Tunisie est un peu supérieure tout en n’étant depuis 2000 pas plus équipée que l'Espagne en 2004.

Les Etats-Unis ont réalisé depuis 2000 des investissements en dents de scie, l'année 2005 étant trois fois inférieure à l'année 2004. Toutefois ceux-ci sont dix fois inférieurs à ceux de l'Italie. Le Brésil a beaucoup diminué ses achats et le niveau de 2005 est pratiquement vingt fois inférieur à ce qu'il était en 2000 et 2001. Le Mexique a réduit notablement ses installations neuves depuis 2003 pour arriver à un niveau quasiment nul.




Quelles que soient les étapes de la filière textile, l'Asie apparaît comme le plus gros potentiel de production mondiale et le plus moderne. Pour autant, machines neuves et équipements modernes ne sont pas synonymes de flexibilité, créativité et rapidité, éléments indispensables à la réussite aujourd'hui.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2022 FashionNetwork.com