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Les Lejaby manifestent leur joie à Yssingeaux et pensent aux autres usines

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AFP
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2 févr. 2012

LYON, 2 fév 2012 (AFP) - Les 93 salariés de l'usine Lejaby d'Yssingeaux (Haute-Loire), qui devraient être repris par un fournisseur du malletier Louis Vuitton, ont manifesté jeudi leur joie dans le bourg, tout en notant qu'il reste "350 emplois à sauver" pour d'ex-Lejaby, a-t-on appris de sources syndicales. Le ministre Laurent Wauquiez et le géant du luxe LVMH ont annoncé mercredi que Sofama, fournisseur basé dans l'Allier de Louis Vuitton, allait reprendre l'atelier de confection de lingerie d'Yssingeaux et son personnel en CDI dès le 1er mars.


Des salariées de l'usine Lejaby à Yssingeaux (centre), le 1er février 2012. Photo : AFP/Jean-Philippe Ksiazek

"Notre lutte a payé", estiment les 93 salariés, dont 90 femmes, qui se sont mobilisés depuis le 16 janvier et qui annoncent, après la journée de mobilisation de samedi dans l'atelier de Haute-Loire, la suspension de leurs actions. Le personnel tient à saluer "tous ceux qui (les) ont soutenus". "C'est tout notre territoire qui s'est levé pour défendre l'emploi industriel et refuser le déclin", ont-ils souligné dans une motion adoptée jeudi matin en assemblée générale et transmise à la presse.

"Nous demandons, aujourd'hui, aux pouvoirs publics d'agir pour réparer les dégâts des licenciements des autres sites de Lejaby à Rillieux-la-Pape (Rhône), Bellegarde, Bourg-en-Bresse (Ain) et le Teil (Ardèche)", ont ajouté les salariés.

Les deux usines de l'Ain et celle d'Ardèche, qui employaient au total quelque 200 salariés, ont fermé fin 2010. A Rillieux, au siège de Lejaby, ce sont quelque 150 emplois qui doivent disparaître après la reprise mi-janvier de la société de lingerie en liquidation par un consortium mené par Alain Prost. Les productions sont petit à petit parties à l'étranger.

"En moins de 18 mois, 450 emplois ont été supprimés à Lejaby. Avec la reprise d'Yssingeaux, il reste encore 350 emplois à sauver", récapitulent les salariés de Haute-Loire, qui souhaitent "que les autres dossiers de reprise d'Yssingeaux soient étudiés et mis en place pour ces sites". Laurent Wauquiez avait en effet indiqué vendredi dernier disposer de trois pistes très sérieuses de reprise.

Cinq ex-salariés de Bellegarde ont participé jeudi matin à une manifestation à Yssingeaux. "On a gagné, solidarité" ou "de l'argent, il y en a pour sauver nos emplois", ont entonné leurs collègues.

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