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13 janv. 2012
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Les parfumeries Douglas veulent se libérer des contraintes de la Bourse

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AFP
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13 janv. 2012

BERLIN, 13 jan 2012 (AFP) - Le groupe allemand Douglas, propriétaire des parfumeries du même nom, veut se libérer de "la contrainte de la publication de résultats trimestriels", a expliqué son patron dans un entretien paru vendredi, sur fond d'intenses spéculations autour de l'avenir de la société.

"La famille (fondatrice) Kreke est convaincue que la société pourra être gérée de manière plus pérenne si elle n'est pas soumise à la contrainte de la publication de résultats trimestriels", c'est-à-dire si elle n'est plus cotée en Bourse, a expliqué au quotidien Börsenzeitung Henning Kreke, actuel patron et fils du fondateur. La famille détient toujours plus de 12% du capital.

Douglas, groupe de distribution présent dans la parfumerie, mais aussi les bijoux, les chocolats et les librairies, est coté sur l'indice MDax des valeurs moyennes de la Bourse de Francfort. Il génère un chiffre d'affaires annuel de plus de 3 milliards d'euros avec quelque 2.000 magasins, les parfumeries Douglas, présentes dans pratiquement tous les pays d'Europe dont la France, se taillant la part du lion.

La société a annoncé dans un bref communiqué jeudi qu'elle menait "des discussions (...) avec divers investisseurs sur le possible rachat d'une participation substantielle de ceux-ci dans Douglas". Selon le Wall Street Journal, les fonds BC Partners et Apax seraient parmi les candidats. L'annonce avait fait bondir le cours de Douglas de plus de 26% en Bourse jeudi.

Vendredi le quotidien Financial Times Deutschland a ajouté aux spéculations en évoquant, sur la foi de sources financières, des plans de démantèlement du groupe, qui envisagerait de se séparer de ses librairies Thalia et de ses bijouteries Christ pour se concentrer sur la chaîne Douglas.

Les investisseurs continuaient à miser vendredi sur une offre de rachat, et l'action prenait 0,53% à 32,18 euros à 09H15 GMT.

Mais toute refonte de l'actionnariat impliquera des tractations avec les autres grands actionnaires: le groupe Oetker (25,81%), géant de l'agro-alimentaire également propriétaire du palace parisien Le Bristol, et Erwin Müller (10%), propriétaire de la chaîne de drogueries Müller.

"Nous nous trouvons pour le moment dans une phase de conception, il n'y a donc eu aucune concertation hors de la famille Kreke", a déclaré M. Kreke au Börsenzeitung.

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