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Publié le
26 juil. 2022
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5 minutes
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Les projets de Sankyo Seiko pour Leonard Paris

Publié le
26 juil. 2022

L’annonce de la cession de Leonard Paris à son historique partenaire japonais Sankyo Seiko a surpris le petit monde du luxe parisien. Mais à y regarder de plus près cet épilogue semblait inéluctable et sans doute la meilleure solution pour pérenniser la marque. L’objectif du nouveau propriétaire est de surfer sur l'héritage de la griffe, en maintenant ses liens avec Paris, pour accélérer son expansion en Asie, en particulier en Chine et en Corée, et développer le segment des accessoires.

Un look de l'automne-hiver 2022/23 - leonardparis.com


"C’est le meilleur acquéreur que l’on pouvait trouver pour Leonard. Nous travaillons ensemble depuis plus de cinquante ans. Nous sommes pratiquement nés et avons grandi avec le Japon, tandis que Sankyo Seiko a sponsorisé l’essor de la marque dans le monde", rappelle Nathalie Tribouillard Chassaing, depuis 2017 aux commandes de l’entreprise qu’elle vient de quitter à contre-cœur. "Nous étions devenus trop dépendants du Japon, qui avait fini par peser plus de 60% sur nos ventes totales et, avec le Covid, notre taille critique s’est encore réduite ainsi que notre présence en Europe et dans le reste du monde", nous confie-t-elle.  

"Nous étions aussi très inquiets par rapport à la hausse des prix et à l’approvisionnement en matières premières. Cela nous a poussé à vendre, d’autant que cette situation est destinée à se compliquer davantage", lâche-t-elle. "Nous vendons une affaire ultra saine. Sur la dernière collection estivale, nous avais fait +20% de chiffre d’affaires. Mais pour continuer d’exister, il fallait plus. Nous sommes l’une des dernières maisons de luxe familiale indépendante, trop petits pour faire le poids face aux géants tels Kering et LVMH".

Le contrat de cession, dont le montant n’a pas été divulgué, a été signé le 19 juillet après plusieurs mois de négociations. Sankyo Seiko a racheté la marque et ses archives, soit 10.000 dessins, dont près de 5.000 n’ont pas été exploités, le studio où s'activent les designers et les dessinateurs textiles, et l’atelier de prototypage de Paris, ainsi que le site de production à Milan, en Italie. Depuis 1969, le groupe d’Osaka développe, produit et distribue en licence deux lignes de prêt-à-porter spécifiques pour le Japon et pour Taïwan (Leonard Fashion et Leonard Sport), et commercialise aussi la collection parisienne à travers ses quelque 60 boutiques.

Ces dernières années, Sankyo Seiko a dû lui aussi réduire la voilure diminuant de moitié son réseau de vente Leonard, qui comptait il y a encore vingt ans près de 120 boutiques. Souhaitant investir dans la marque, tout en cessant de payer des royalties, il a profité du moment propice offert par la crise du Covid pour relancer auprès de la famille Tribouillard avec une offre de rachat. Actif dans l’immobilier, le textile et la mode, le groupe nippon détient aussi l’historique marque de luxe britannique Daks, qu’il a acquise en 1991 et développée notamment en Chine ces dernières années. C’est cette même formule qu’il compte appliquer à Leonard, totalement absente du marché chinois, hormis à travers une boutique à Hong Kong.

"Avec Daks, nous avons ouvert plus de 30 boutiques en Chine. Il y a, à notre avis, un énorme potentiel aussi pour Leonard. Avec son important patrimoine historique, la marque est très forte en Asie, où elle est déjà très appréciée. C’est sur cette région, où il y a de grandes opportunités pour elle, que nous allons nous focaliser. Nous voulons notamment étendre le label en Chine, en Corée et en Thaïlande", indique à FashionNetwork.com Akira Inoue, le PDG de Sankyo Seiko, qui vient de prendre la direction de Leonard. 

Akira Inoue, le nouveau patron de Leonard Paris - sankyofs.co.jp


Grand connaisseur du marché chinois, le manager souhaite aussi renforcer les liens avec le groupe coréen LG et sa filiale LG Fashion Corporation, qui distribue la marque en Corée du Sud…  Ainsi que Daks. "Nous envisageons de développer la ligne Leonard Sport en Corée, où le marché de l'informel est important. Elle peut y avoir un grand potentiel", nous précise-t-il.

De la même manière que le groupe a maintenu le studio de Daks à Londres, il va garder le siège parisien de Leonard avec toutes ses activités et effectifs (les 41 personnes). "Ce sont des talents, qui ont besoin de travailler ensemble. Préserver ces savoir-faire, pratiqués par la maison depuis des décennies, et les liens avec Paris, en continuant à y défiler, est primordial pour l’image de la marque", explique-t-il. "C’est là qu’est réalisé le développement de la collection et des imprimés textiles. A cela s’ajoute la production du prêt-à-porter dans la filiale de Milan. Nous nous appuyons donc sur le très élégant style parisien d'un côté et sur le made in Italy de l'autre, deux éléments essentiels pour bien positionner Leonard", poursuit-il.

Et Nathalie Tribouillard Chassaing de renchérir: "Préserver la présence de Leonard à Paris valorise la marque. Dès le départ, nous avons accompagné Sankyo Seiko dans la technique. Qualité des couleurs, gravure, technique des dégradés, impression au cadre sur du jersey… Ils ont maintenant un outil de production bien doté pour se développer dans le monde entier".
 
Autre projet dans les cartons, celui des accessoires. Si le patrimoine et les archives de la marque constituent ses points forts, son point faible est, selon Akira Inoue, son absence de diversification sur ce segment. "Leonard n’a pas d’accessoires, hormis leur très belle collection de foulards. Nous allons très probablement étendre la catégorie de la maroquinerie sur le marché japonais", dit-il.

Quant à la direction artistique assurée par le jeune styliste allemand Georg Lux, elle est appréciée par le nouveau patron de Leonard. "C’est très intéressant de travailler avec Georg Lux. J’ai hâte de voir sa nouvelle collection, que nous allons regarder avec attention. Je l’ai invité à venir au Japon, où il ne s’est jamais rendu. Il est important qu’il connaisse ce marché", glisse-t-il.

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