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Publié le
19 févr. 2020
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Les salons parisiens de l'amont ont subi les conséquences du coronavirus

Publié le
19 févr. 2020

Il allait sans dire que la crise du coronarivus aurait un impact. Il est désormais connu. Première Vision Paris et Fairyland for Fashion (Texworld, Apparel Sourcing…) ont affiché mi-février une offre chinoise largement creusée par les absences, ainsi que des visitorats en chute de 20 à 49 %. Un impact global qui, au regard de la disparité des deux rendez-vous, souligne à son tour la dépendance de la filière à l'industrie chinoise.


Texworld


Première Vision Paris, par son offre d'exposants majoritairement européenne, a été moins impacté. L'absence de 45 des 111 entreprises chinoises attendues a été rendue moins perceptible pour les visiteurs grâce à la la fermeture du hall 2 du Parc des Expositions de Villepinte. Les exposants de Première Vision Manufacturing Overseas, dédié aux plus lointaines destinations de sourcing d'habillement, ont en effet été rapatriés dans le hall 6, où ils ont été redéployés entre les espaces Manufacturing Knitwear et Manufacturing Proximity.

Du côté de la fréquentation, l'impact de la crise chinoise fut néanmoins beaucoup plus perceptible, près d'un visiteur sur cinq manquant à l'appel. Là où le rendez-vous avait rassemblé 53 156 visiteurs en février 2019, ils étaient près de 44 414 pour cette dernière édition.

Mais c'est du côté de Texworld et Apparel Souring que se portaient les plus fortes inquiétudes, tant l'offre de Fairyland for Fashion est dominée par les entreprises chinoises du textile-habillement. Au final, sur les quelque 500 entreprises de l'empire du Milieu attendues, près de la moitié n'ont pu être représentées sur le rendez-vous, soit un peu moins de 30 % de l'offre globale. Des absences d'autant plus visibles que l'organisateur Messe Frankfurt France avait pris le parti de ne pas réorganiser la disposition des stands en conséquence, dans l'éventualité où des exposants peinant à trouver des billets d'avions auraient rejoint l'événement en cours de route.

L'absence massive de professionnels chinois n'a naturellement pas été sans conséquence sur la fréquentation elle-même puisqu'elle a chuté de presque de moitié, avec 7 109 visiteurs. Recul évident face au chiffre record de 13 929 visiteurs affiché pour l'édition de février 2019. Coorganisateur d'Apparel Sourcing, le CCPIT-tex (sous-conseil chinois au textile) guette désormais la fin de l'épidémie. "Il faudra à mon avis au moins six mois avant de retrouver une certaine normalité", nous expliquait sur le salon son secrétaire général, Zhang Tao (relire notre interview exclusive).

Dans un cas comme dans l'autre, bon nombre d'entreprises chinoises rencontrées sur place ont pu exposer en recourant à des agents asiatiques ou européens à même de remplacer les commerciaux chinois. Certains d'entre eux ayant même obtenu l'autorisation de quitter l'empire du Milieu pour quelques jours. "Certains avaient l'autorisation, mais ont quand même été bloqués devant nous à la douane, et d'autres se sont vu ordonner de faire demi-tour sur le chemin de l'autoroute", raconte un exposant. Tandis que certains avions ne décollaient donc pas à plein, d'autres professionnels ont eu comme principal problème la quête de vols à destination de l'Europe, poussant certains à accepter des escales multiples.

Si les exposants présents tentaient de faire bonne figure en se félicitant d'être plus repérables au milieu d'une concurrence moindre, une autre réalité venait amoindrir cet enthousiasme : nombre de clients habituels avaient tout bonnement annulé leur venue face aux défections attendues côté exposants.


Première Vision Paris


En plus du pesant contexte de l'épidémie, les salons parisiens se tenaient au cœur d'un calendrier des salons professionnels toujours plus chamboulé. Magic Las Vegas, la semaine précédente, n'aurait accueilli que près d'une centaine des 300 commerciaux chinois attendus sur l'événement, confrontés au "travel ban" décidé dans les heures précédentes par Washington. Dans le même temps, les salons chinois du mois de mars ont commencé à annoncer leur report. A commencer par le grand rendez-vous textile de Shanghai, Intertextile (Messe Frankfurt), et le salon de l'habillement Chic, qui devaient se tenir ensemble début mars. S'il circule entre industriels chinois la rumeur d'un report en mai, Wendy Wen, directrice générale de Messe Frankfurt à Hong Kong, de passage sur les salons parisiens, se refuse pour l'heure à confirmer cette éventualité.

Cette session "particulière" des salons parisiens de l'amont devrait à n'en pas douter rester durablement dans les esprits des professionnels qui s'interrogent désormais sur la physionomie des prochains rendez-vous, compte tenu de l'impact économique encore difficilement estimable de l'épidémie, tout comme la date d'un retour à la normale dans l'industrie chinoise.

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