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Les textiles s'enrichissent de produits biologiques ou de nanoparticules

Par
Les echos
Publié le
today 25 oct. 2007
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Techtera a labellisé depuis sa création une trentaine de projets. Certaines technologies apportent de nouvelles fonctionnalités aux textiles ou leur ouvrent de nouveaux marchés. Les tissus techniques sont déjà utilisés pour renforcer les ouvrages ferroviaires, les routes de montagne, protéger les cultures mais aussi dans les domaines médical, automobile, aéronautique ou encore électronique.
Les projets technologiques financés par le FCE-FUI :

- Napco (budget global : 1,8 million d'euros). Il s'agit de fabriquer à faible coût des produits multicouches par la technique dite « d'aiguilletage » en évitant l'emploi de colle. Le procédé mis en oeuvre permet d'insérer entre les couches des conducteurs électriques des échangeurs thermiques ou autres composants. Ces produits pourraient notamment être utilisés dans les bâtiments pour remplacer la laine de verre, pour les vêtements de sport ou encore l'aéronautique. « Nous y voyons la possibilité de nous ouvrir d'autres débouchés que l'habillement », reconnaît Gérard Cirouge, PDG des Tissages de l'Aigle, une société iséroise d'une quarantaine de personnes, qui fait partie des cinq industriels participant avec un centre de recherche à cette action programmée sur deux ans et devant donner lieu à des dépôts de brevets.

- Nanoptex (3,15 millions d'euros) est issu d'un transfert de technologies du CEA et de Métis (plate-forme de R&D) dans les nanoparticules. Il réunit 4 industriels, une start-up et 3 centres de recherche, convaincus que les possibilités offertes par les nanotechnologies peuvent permettre d'apporter de nouvelles fonctionnalités aux textiles mais aussi aux papiers. « Nous avons identifié un certain nombre d'usages », indique Patrick Bonnefond, directeur général de Sofileta, une des entreprises partenaires.

- Univerre (budget : 2,9 millions) a pour objectif de développer des textiles de verre ou à base de fils synthétiques en trois dimensions. Plus concrètement, « on devrait ainsi pouvoir réaliser directement sur le métier à tisser des sacs à collecter du linge ou encore des sacs d'isolation thermique sans avoir à les coudre. Ce qui permettrait de supprimer des opérations souvent délocalisées », explique Jacques Porcheret chez Porcher Industrie, qui pilote le projet. « Les soutiens financiers publics contribuent à limiter la prise de risque. » Sont associés deux tisseurs, un fabricant de machines à tisser et un laboratoire.

- Matbiotex (budget : 1,14 million) consiste à développer des matériaux textiles innovants pour les soins des plaies chroniques tels les ulcères ou escarres ainsi que des dispositifs médicaux implantables : prothèses de renfort ou remplacement de tissus mous. Ces développements exploitent les propriétés de molécules d'origine biologique mises en oeuvre sous forme de fibres ou de revêtements de matériaux textiles.

Le projet, qui prévoit de conserver en France l'essentiel des futures productions, regroupe neuf partenaires dont trois PME ou TPE, trois groupes industriels, deux laboratoires de recherche et un centre technique. « C'est l'occasion, dans un contexte collaboratif, d'avancer sur le développement de produits associant collagène et textile pour faciliter la colonisation des molécules et réduire les phénomènes d'adhérence », témoigne Sylvain Picot, président de Biom'Up, jeune biotech lyonnaise d'une dizaine de salariés.

- Actiprotex (budget : 2,1 millions de crédits publics) vise à mettre au point des produits textiles de haute technologie pour prévenir notamment les maladies nosocomiales et les contaminations microbiennes. Il associe onze PME-PMI, une filiale d'une multinationale, quatre laboratoires de recherche et deux centres techniques répartis sur six départements.

Il est également soutenu par le pôle Plastipolis, le cluster de recherche régional en infectiologie, le Comité de lutte contre les maladies nosocomiales et l'Arteb (agence Rhône-Alpes biotechnologies et technologies médicales). « Sans Techtera, les applications se seraient sans doute limitées aux tissus médicaux et elles se sont ouvertes au domaine de la lingerie », observe Jean-Charles Potelle, président du pôle.

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