×
Publicités

Les Tropéziennes : de la sandale au prêt-à-porter

Publié le
today 28 janv. 2020
Temps de lecture
access_time 4 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

S’aventurer dans le vêtement, c’est le pari affiché cette année par Les Tropéziennes. Née dans les années 80 autour d’une sandale à lanières de cuir, comme Rondini ou K.Jacques avant elle, la marque étend donc son offre après avoir su imposer ses modèles estivaux chez quelque 1 800 chausseurs en France et en Europe. Un acteur solide, qui cherche aujourd’hui de nouveaux relais de croissance, en renforçant son offre de souliers fermés (notamment pour la saison hivernale), et en initiant donc pour ce printemps-été 2020 sa première ligne de prêt-à-porter. Si la stratégie chaussure est pensée par Dresco, société de conception et distribution du groupe Eram qui exploite depuis 2007 la licence de cette marque née dans le petit village varois, c'est l'entreprise nordiste Sahinler qui mène cette diversification mode.


Tenue de la collection automne-hiver 2020/21 - Les Tropéziennes


De son nom complet Les Tropéziennes par M.Belarbi, la marque prend donc le parti-pris d’insuffler son esprit méditerranéen et coloré à sa nouvelle offre vestimentaire, souhaitant faire écho au Saint-Tropez des années 70. La première collection se compose d’environ une centaine de références au style féminin et décontracté, incluant une blouse bohème, une robe tie&dye, un imprimé ethnique et surtout des teintes chatoyantes. Un retour aux sources pour le commerçant Mohamed Belarbi, qui, avant de développer la chaussure, tenait le magasin de prêt-à-porter Les Puces Tropéziennes.

Le positionnement se veut moyen de gamme, en adéquation avec son statut sur le soulier : "il faut compter de 20 à 45 euros pour un top, et de 50 à 90 euros en moyenne pour une robe. Même s'il y a un peu de synthétique, nous privilégions les belles matières comme le mérinos pour l'hiver prochain", décrit Julie Windels de Leyssac, responsable des collections chez Sahinler, qui s'occupe de la conception mais aussi de la commercialisation de cette nouvelle ligne. C'est un nouveau métier pour l'entreprise qui est spécialisée dans les licences mode entertainment avec Warner, Universal, ou Hasbro par exemple, et traite habituellement avec les grandes surfaces plutôt que les détaillants mode. Pour ce printemps-été, environ 200 revendeurs multimarques distribueront en France la collection de prêt-à-porter, d’ores et déjà reconduite pour la saison suivante.


Ambiance bohème chic pour l'hiver prochain. - Les Tropéziennes


Sur le récent salon Who’s Next, du 17 au 20 janvier derniers, Les Tropéziennes exposaient ainsi leur offre mode et souliers pour l’automne-hiver 2020/21. Le vestiaire s'élargit à 145 références et intègre là des pièces plus chaudes, comme un pull dos nu ou un manteau en fourrure, mais entend respecter son ADN en jouant de motifs floraux et de teintes grenat ou bleu canard. Objectif : 250 revendeurs pour cette deuxième saison.

Côté chaussures, Les Tropéziennes entendent développer leur force de frappe en dehors de la sandale en montrant davantage de modèles diversifiés, à savoir trois lignes distinctes pour l’automne-hiver prochain : tout d’abord la ville, avec des bottines en cuir par exemple ou des motifs léopard et serpent, puis l’esprit montagne/sport avec des boots à fourrure, et enfin les sneakers. "Depuis quatre ans, notre but est d’installer la marque toute l’année chez les chausseurs afin de ne plus avoir de trou de commercialisation, expose Julie Le Gall, responsable communication et marketing de Dresco. Nous proposons 900 références l’été et désormais entre 150 et 200 l’hiver".


Boots de la collection automne-hiver 2020/21 - Les Tropéziennes


Avec l’offre vestimentaire et les souliers toute l’année, l’objectif est également de conquérir de nouveaux acteurs : "On constate en France une baisse du nombre de chausseurs, certains historiques ferment… Nous souhaitons aller vers les concept-stores ou les boutiques thématiques (balnéaire, ski…), qui achètent moins mais sont intéressants en termes d’image et d’environnement de marque".

Revendiquant un chiffre d’affaires annuel d’environ 35 millions d’euros, Les Tropéziennes portent réellement l’ambition de devenir une marque globale, "en capitalisant sur un nom qui bénéficie d’un fort affect de la part de ses clientes". S’il existe une seule boutique à l’enseigne, à Saint-Tropez évidemment, où la chaussure et le prêt-à-porter se mêlent dorénavant, un projet de pop-up pour se montrer à Paris est en préparation.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2020 FashionNetwork.com