Létrange, renaissance d’une maison française

Depuis début mars et pour une durée de six mois, les Galeries Lafayette Haussmann à Paris accueillent en exclusivité Létrange, une maison de haute maroquinerie dont l’histoire a débuté en 1838 et qui vient d'être relancée par Sébastien Létrange, représentant de la septième génération de l'entreprise familiale.


Modèle L’Empreinte de la maison Létrange

Il y a 180 ans, Auguste Lespiaut s’installe comme sellier près des écuries du Palais du Louvre. Il compte alors parmi ses clients le peintre Eugène Delacroix ou l’écrivain Victor Hugo. Quelques années plus tard, son gendre, Armand Létrange, lui succède, étoffant la production aux accessoires pour cyclistes ou chasseurs, et employant jusqu’à 700 personnes entre son atelier parisien du boulevard de la Villette et son usine de Montargis.

Létrange équipe même en bagages le commandant Jean-Baptiste Charcot lors de sa seconde exploration polaire à bord du navire Pourquoi Pas ?. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, c’est une femme, Henriette Létrange, qui reprend les rênes de l’entreprise, mais, faute d’approvisionnement en matières premières, la société se diversifie dans la chemiserie. L'entreprise avait cessé toute activité en 2007.  

Pour relancer la maison, Sébastien Létrange a levé un million d'euros auprès d'investisseurs privés. Et la renaissance de cette saga familiale passe par la maroquinerie pour femme. Pour confectionner cette ligne très haut de gamme, Sébastien Létrange a confié la direction artistique à Mathias Jaquemet, qui a notamment officié chez Louis Vuitton et Christian Dior.

Au programme de cette première collection, six modèles de sacs dont L’attachant, qui se décline en trois pièces sans couture apparente (à partir de 2 450 euros), et L’Empreinte, dont la poignée ornée d’une feuille d’or prend des allures de bijou (environ 4 290 euros).  

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