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Lilith cherche un repreneur

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Publié le
25 sept. 2018
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3 minutes
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Depuis 1987, Lilith, la griffe de prêt-à-porter féminin milieu de gamme fondée par Lili Bareth, est passée entre de nombreuses mains. Exploitée par l'entreprise Wega, elle est achetée à 100% par Bergère de France en 2010. Elle est ensuite cédée à Robert Ostermann, nommé dirigeant de la société, et à la société Luli Fashion en 2014.


La collection automne-hiver 2018/19 de Lilith - Lilith


En janvier 2017, Robert Ostermann laisse l’intégralité de ses parts à Luli Fashion, depuis seule détentrice de Lilith. Selon nos informations, cette entreprise est reliée au groupe spécialiste de l'immobilier commercial Eurinvest. Celui-ci ne souhaite aujourd'hui plus investir dans la marque féminine, la maison-mère de Lilith a donc été placée cet été en redressement judiciaire dans l'attente d'un éventuel nouveau repreneur.
 
Alors que la griffe misait sur un développement à l’international (elle disposait de sept magasins à l’étranger en 2014), les investissements réalisés sur les Etats-Unis et l’Allemagne notamment n’ont pas porté leurs fruits, « ce qui a eu des conséquences sur la filiale française » explique Yves Stoffelbach, gérant de Wega, à FashionNetwork.com. « Nous avons donc décider de nous placer provisoirement sous la protection de la loi des entreprises en difficulté pour geler un passif qui n’est pas surdimensionné mais a un impact sur la trésorerie », poursuit-il.

Débutée fin juillet pour deux mois, la période d’observation, dans le cadre du redressement judiciaire de Lilith s’achèvera le 28 septembre 2018. Yves Stoffelbach espère la voir prolongée d’au moins deux mois. « Ce que nous espérons, c’est faire perdurer la marque Lilith quelles que soient les modalités. L’idée, c’est de trouver un nouvel actionnaire qui croit en la marque, parce qu’elle dispose d’une véritable identité, d'une réelle existence et d'une raison d’être sur le marché. La discussion est ouverte à une alliance, un partenariat, une reprise totale, tant que l’objectif est de sauver cette griffe à l’identité française prégnante ».
 
Basée à Schiltigheim, à quelques kilomètres de Strasbourg, Lilith emploie 25 personnes en France. Le gros de son activité s’effectue au sein de l’Hexagone puisque la marque dispose de quatre magasins à Lille, Rouen, Nantes et Paris, ainsi que de deux outlets sur le sol tricolore. Elle compte aussi quatre partenaires, des magasins en affiliation à Toulouse, Bordeaux, Nancy et Mulhouse. « La première boutique en termes de chiffre d’affaires est celle de la rue du Cherche-Midi à Paris, suivie juste après par notre e-shop, qui effectue 15% du chiffre d’affaires et s’est vu augmenter il y a quelques mois d’un onglet outlet ».
 
En comptant son dernier magasin restant aux Etats-Unis, à Brooklyn, Lilith réalise 5 millions d’euros de chiffre d’affaires au total. La marque a aussi stoppé en 2016 son activité avec les magasins multimarques, alors qu’en 2014, elle revendiquait 350 revendeurs. « Nous continuons de livrer certains distributeurs qui passent faire leurs commandes au siège, mais nous ne calons plus notre modèle économique sur le wholesale », explique Yves Stoffelbach. La petite sœur plus casual de Lilith, Lunn, a quant à elle était complètement mise en sommeil mi-2016.

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