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Traduit par
Clémentine Martin
Publié le
1 juin 2021
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Lola Rykiel ouvre sa première boutique à St-Germain-des-Prés

Traduit par
Clémentine Martin
Publié le
1 juin 2021

Il faut croire que la génétique ne ment pas: la pas si petite dernière du clan Rykiel, Lola, vient d’ouvrir sa première boutique à Paris mardi 1er juin.


Photo: Pompom Paris Pompom Paris - Pompom Paris


Nommée Pompom Paris, la première boutique de Lola se trouve, sans surprise, dans le quartier tant aimé par sa grand-mère Sonia Rykiel, décédée en 2016. Il s’agit de Saint-Germain-des-Près, sur la rive gauche, où Sonia Rykiel avait elle-même une boutique.
 
Mêlant une insouciance bien française et une sophistication new-yorkaise, cette boutique de 30 mètres carrés est située au 8 rue de Grenelle, à l’angle du siège social historique de Sonia Rykiel sur le boulevard Saint-Germain.

"Tout ce qui se trouve ici ressemble quasiment aux vêtements que j’aurais voulu que ma grand-mère imagine. J’étais souvent avec elle, et je lui demandais: 'Pourquoi tu ne mets pas du rose, des sequins et des cristaux ?' Mais elle était si sophistiquée, elle se contentait de répondre 'Non non non' à mes ambitions d’ajouter un peu de Juicy Couture à son univers !", rit la dernière entrepreneuse du clan Rykiel.
 
Durant la pandémie, la blonde Lola est devenue mère avec l’arrivée de sa fille Billie, maintenant âgée de neuf mois. Sa mère Nathalie, elle, arbore une chevelure brune, tandis que Sonia elle-même était la rousse la plus célèbre de Paris.


Lola Rykiel - Photo: Pompom Paris Pompom Paris - Pompom Paris


Petite-fille de Sonia et fille de Nathalie Rykiel, Lola est bien ancrée dans le paysage local. Elle a fait ses classes sur les bancs de l’École Alsacienne, un lycée réputé pour accueillir la jeunesse dorée et les rejetons de la gauche caviar.
 
Il y a deux ans, Lola a lancé sa première collection, avec une personnalité affirmée et non dénuée d’humour, composée de tops portant des inscriptions telles que "Fragile et Forte" ou "Spiritual Bimbo". On attribue généralement à sa grand-mère l’idée de tisser des messages dans les collections de ses défilés.
 
Ses pantalons de survêtement en velours sont proposés à environ 250 euros, ses sweatshirts à 310 euros et ses tops étincelants ou ses vestes à rayures zébrées autour de 700 euros.

"L’ADN de la marque, c’est une française qui voyage et ne se prend pas trop au sérieux. Ce n’est pas une victime; elle n’a pas peur de briller, mais n’hésite pas non plus à piocher chez les garçons", explique Lola, qui a d’ailleurs imaginé un short en velours à partir d’un modèle appartenant à son mari.
 
Après le lycée, elle a passé 10 ans à New York, dans la célèbre rue Bowery. Elle y étudiait la danse chez Martha Graham (excusez du peu). Elle est ensuite devenue la directrice des relations publiques de Sonia Rykiel aux États-Unis. Pour se former, Lola a multiplié les stages d’un mois dans plusieurs départements de l’entreprise de sa grand-mère: le design, la comptabilité, la production et les relations publiques. Elle y a aussi développé ses compétences entrepreneuriales.


Photo: Pompom Paris Pompom Paris - Pompom Paris


Depuis son retour en France, elle vit à deux pas du Café de Flore, qui a d’ailleurs nommé l’un de ses sandwichs en hommage à Sonia. Suite au décès de cette dernière en 2016, la maison s’est enfoncée dans le rouge sous l’égide de son investisseur chinois, qui a finalement revendu la propriété intellectuelle à des investisseurs français. Ces derniers ont opéré un relancement progressif de la maison avec l’aide d’un directeur créatif établi.
 
Le siège social de la marque, sur le boulevard Saint-Germain, appartient toujours à la mère de Lola, même s’il est pour l’instant fermé. Lola paraît sincèrement ravie de son retour dans le VIe arrondissement. "C’est très agréable d’être attachée à ce quartier. Et je sens que je continue quelque chose qui s’est arrêté, mais à ma façon et avec mes propres moyens", sourit-elle.
 
Ses icônes de mode sont bien entendu les femmes de sa famille, mais aussi certaines de ses meilleures amies new-yorkaises, qui multipliaient les couches de tops et sweat-shirts pour assister à leurs cours de yoga ou de danse, sans être des passionnées de mode mais dégageant malgré tout un style remarquable.

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