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Louis Vuitton, la locomotive de LVMH, en "ascension contrôlée"

Publié le
today 31 janv. 2019
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En 2018, les ventes de Louis Vuitton « ont largement dépassé les 10 milliards d’euros », a indiqué Bernard Arnault, le PDG de LVMH lors de la publication des résultats annuels du groupe de luxe. Avec ses performances jugées "exceptionnelles" par Bernard Arnault, la griffe s’impose une nouvelle fois comme la locomotive économique de la division "mode et maroquinerie" qui, avec Christian Dior Couture, Loewe, Lore Piana ou Marc Jacobs, a totalisé au cours de la période un chiffre d’affaires de 18,45 milliards d’euros, signant une croissance organique de 15 %. Et même du groupe LVMH, dont le chiffre d’affaires en 2018 a atteint les 46,8 milliards d’euros.


Louis Vuitton continue de connaître de belles performances - Louis Vuitton


Les craintes, plusieurs fois évoquées d’un ralentissement de la consommation en Chine dû à la dépréciation du yuan et la baisse de confiance des consommateurs américains, n’auront finalement pas entaché la bonne santé de Louis Vuitton. Selon Jean-Jacques Guiony, le directeur financier du groupe LVMH, l’activité des troisième et quatrième trimestres a été soutenue en Asie et particulièrement en Chine continentale, et la consommation américaine a « été excellente toute l’année ».
 
« Nous pourrions sans doute faire plus en matière de chiffre d’affaires, mais nous essayons avant tout d’être la marque la plus désirable au monde. Par exemple, Louis Vuitton ne fait jamais de soldes, la marque ne vend pas dans des outlets. On pourrait le faire, ça marcherait très bien, mais on s’y est toujours refusé », souligne notamment Bernard Arnault.

Pour lui, le succès de Louis Vuitton repose avant tout sur la qualité de ses équipes créatives emmenées par Virgil Abloh pour le masculin et Nicolas Ghesquière, qui devrait d’ailleurs lancer sa propre marque soutenue par le groupe, pour le féminin. Mais aussi des équipes produits qui, sous la houlette de Delphine Arnault, donnent vie aux idées des créateurs.

Bernard Arnault souligne également la force de frappe des boutiques Louis Vuitton qui sont adaptées à chaque pays. La marque inaugurera d’ailleurs prochainement des boutiques différenciées à Sydney, Osaka ainsi qu’à Londres. Et pour soutenir la demande croissance après l’inauguration d’un atelier à Sainte-Florence (85), quatre nouveaux projets d'ateliers devraient voir le jour en 2019. « Louis Vuitton est donc en ascension, mais c’est une ascension contrôlée, sélective, qui vise encore une fois la désirabilité ; même si nous avons des créateurs qui font beaucoup de "buzz" sur les réseaux sociaux, nous visons la qualité, la pérennité et l’intemporalité de nos produits », conclut Bernard Arnault.  
A noter enfin que les activités mode et maroquinerie ont enregistré un résultat opérationnel courant de 5,943 milliards d’euros, en hausse de 21 % par rapport à 2017. Une forte augmentation qui intègre notamment l’effet positif de la consolidation de Christian Dior Couture, dont l’ambition est de devenir la marque de « Haute Couture la plus désirée au monde ».

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