Mad passe le cap des six premiers mois

Le 18 avril dernier, les réseaux sociaux accueillaient un nouveau média mode digital nommé Mad. Trois lettres qui rappellent ses racines, le Madame Figaro, puisque ce média, destiné aux 18-30 ans passionnés de mode est le nouveau-né de l’agence créative Social & Stories, propriété du groupe Figaro depuis 2016. Cofondé par Nicolas Pellet, ancien directeur de la vidéo de la filiale française du groupe de presse Condé Nast, il emploie déjà sept personnes à temps plein, en plus d’une vingtaine de contributeurs réguliers.
 
Le feed du compte Instagram @madofficiel - Instagram @madofficiel

Agé de sept mois, Mad rassemble près de 90 000 personnes sur ses différents réseaux (Instagram avec 46 200 abonnés, Facebook avec 41 000 fans, YouTube et  LinkedIn), totalise 13 millions de vidéos vues depuis son lancement, à raison de 2 millions visionnées par mois. 

Des chiffres qui indiquent une forte dépendance aux réseaux sociaux du groupe Facebook et à ses algorithmes en perpétuelle évolution. « Nous sommes nativement social, pensé et conçu pour être adaptés aux réseaux sociaux. Nous savons que nous sommes soumis à un algorithme changeant qui nous demande une agilité constante dans les possibilités d’évolution et d’adaptation. Ce n’est pas à mon sens une inquiétude, mais un moyen de challenger constamment notre modèle, de repenser notre engagement et notre communauté, quel que soit le réseau social de demain », explique le cofondateur de Mad.
 
Un pari que le groupe Figaro a voulu prendre, en quête d’innovation pour conserver une audience malgré les usages de la presse changeant – Madame Figaro a d’ailleurs lancé ses propres podcasts en septembre dernier. Et que suivent de près les annonceurs puisque depuis juin dernier, Mad s’est ouvert aux investissements publicitaires.
 
« Ce que nous proposons, ce sont des contenus créatifs orientés notoriété de marque ou produit, selon les formats, réalisés par la même équipe que celle en charge de l’éditorial, donc en parfaite adéquation avec ce qu’apprécient nos abonnés ». Une recette qui prend petit à petit puisque depuis septembre, le média a enregistré une quinzaine de campagnes, avec, entres autres Ugg, Levi's, Cartier, Hermès, Chaumet, Nike, Guerlain ou encore Sandro. ​Nicolas Pellet indique par ailleurs commencer à intéresser des annonceurs « hors captif », soit en dehors des secteurs mode et beauté. 

Pour Levi's, dont la part d'investissement dédiée aux médias digitaux est en croissance, faire appel à Mad était un choix en adéquation avec sa stratégie digitale : « Levi's France a pour stratégie de créer de plus en plus de contenus locaux pour cibler davantage ses consommateurs. Cette campagne cocréée avec Mad est une réinterprétation de la campagne globale "United By the Beat", dont la cible jeune est très active sur le digital. Il nous semblait alors cohérent de se rapprocher d'une communauté engagée à qui l'on souhaite adresser ces contenus. (...) Les contenus proposés par Mad sont en adéquation avec les codes de communications Levi’s comme par exemple son parti pris créatif qui apporte une touche de fraîcheur. » La marque, satisfaite de cette première tentative, se dit prête à envisager de travailler de nouveau avec Mad pour de futures campagnes.


Le feed du compte Instagram @madofficiel - Instagram @madofficiel

Ce que confirme Nicolas Pellet : « Ce que les marques voient en Mad, c’est ce côté natif social média qui vient répondre à des questions qu’ils se posent tous. Tout le monde se demande comment annoncer dans le social. Notre force chez Mad, c’est que c’est notre terrain de jeu principal et nous pensons ces opérations comme étant pertinentes et efficaces sur les réseaux sociaux. Nous sommes à mi-chemin entre le savoir faire et l’expertise d’un média traditionnel et l'aspect très intégré des influenceurs. Notre prise de parole est très directe sur les réseaux sociaux et nous avons des capacités éditoriales qui permettent de trouver un fil narratif et créatif pour que le produit soit montré de façon la plus intégrée possible ». Autre atout de taille pour les annonceurs, certaines opérations sont à la fois hébergées par Mad et par Madame Figaro, qui relaie les vidéos du jeune média et lui a consacré un espace dédié sur son site Internet.

Pour continuer à séduire son audience mixte (70 % féminine), Mad entend investir prochainement Snapchat et développer davantage sa chaîne YouTube. Avec un objectif de rentabilité fixé à 2019 et le souhait affiché de trouver des annonceurs pour des projets au long cours, Mad se laisse aussi tenter par l'idée de produire du contenu en marque blanche, pour diversifier ses sources de revenus. 

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