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18 mai 2010
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Made in...: les eurodéputés veulent que l'origine des vêtements soit claire

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AFP
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18 mai 2010

STRASBOURG (Parlement européen), 18 mai 2010 (AFP) - Le Parlement européen a demandé mardi 18 mai que les étiquettes de tous les vêtements vendus en Europe portent la mention de leur pays de fabrication, afin de clarifier la provenance des produits issus de pays à faible coût de main d'œuvre.

Les eurodéputés réunis en séance plénière à Strasbourg ont ainsi soutenu la position défendue par la Commission pour rendre obligatoire la mention "made in" et interdire les étiquettages ambigus qui laissent entendre que des chemises fabriquées en Chine ou au Pakistan proviennent de l'Union européenne.

Le texte doit maintenant être soumis au Conseil, représentant les Etats membres. Un projet de loi similaire, mais portant sur l'ensemble des produits importés en Europe et pas seulement sur le secteur textile, y est bloqué depuis cinq ans, faute d'accord entre Etats.

"Le consommateur a le droit de savoir d'où vient le produit", a insisté lors du débat le rapporteur du texte, le libéral néerlandais Toin Manders.

"Dans certains pays (de fabrication), on déplore encore malheureusement des cas de travail d'enfants ou d'esclavage", a souligné de son côté la socialiste allemande Evelyne Gebhardt, dont le pays compte plusieurs chaînes de magasins "discount" proposant des articles textile à très bas coût, produits pour la plupart en Asie.

L'ajout de la mention d'origine permettrait également de protéger les petites et moyennes entreprises européennes qui continuent à fabriquer des vêtements en Europe et n'ont pas délocalisé, a fait valoir la conservatrice italienne Lara Comi, dont le pays compte encore une importante filière textile.

"Nous devons empêcher qu'il y ait du dumping au sein de l'UE", a résumé le commissaire européen à l'Industrie, Antonio Tajani.

A moyen terme, le texte adopté mardi préconise d'aller plus loin que la seule mention du pays de fabrication: le rapport suggère que, dans les deux ans qui suivront l'entrée en vigueur du texte - pour l'heure encore hypothétique -, la Commission présente d'autres propositions, comme par exemple la possibilité d'introduire un "étiquetage social" qui évoquerait des "critères éthiques" de fabrication, notamment la rémunération des ouvriers.

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