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20 avr. 2011
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Maisons de couture: spéculations et autres intentions sur la direction artistique

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20 avr. 2011

Si le "Galliano case" a fait l'effet d'une bombe, la secousse s'est aujourd'hui déplacée et une question est désormais sur toutes les lèvres: "qui pour lui succéder ?" Et pas seulement chez Christian Dior. Balmain, Azzaro, Trussardi, peut-être même Chloé même si Hannah MacGibbon a resigné pour un an. Rarement le "pôle emploi" des directeurs artistiques n'a eu autant de places à pourvoir.


De gauche à droite, de haut en bas: Alber Elbaz, Hedi Slimane, Ricardo Tisci, Haider Ackermann

De fait, entre rumeurs et bruits de couloirs, les coulisses de la mode cherchent à comprendre la nouvelle donne: sérail-pas sérail, sang neuf-pas sang neuf. Il est vrai qu'une jeune garde pleine de ressources est sur les rangs, prête à reprendre le flambeau des aînés. Mais là n'est pas le sujet car au fond, plus que le prochain élu, l'enjeu est de savoir qui des commentateurs aguerris sera celui qui aura eu l'oeil le plus avisé pour annoncer avant l'heure la prochaine machine à rêver.

Reste que certains arguments ne manquent pas de sens. Comme celui qui s’appuie sur les mouvements des PDG travaillant en tandem avec un créateur. C'est le cas chez Kenzo, où l’arrivée d’Eric Marechalle a posé la question de la suite de la collaboration de la griffe avec Antonio Marras. Plus récemment, l’arrivée de Fabrizio Malverdi, ex-DG de Givenchy Couture, à la direction de Dior Homme a relancé les spéculations sur le transfert de Riccardo Tisci, actuel DA de Givenchy, à la direction artistique de Christian Dior, les deux hommes travaillant généralement en binôme. Pour certains, c'est la confirmation avant l'heure, même si la maison maintient sa position de "la réflexion". Et pour cause, elle ne peut juridiquement s’exprimer faute de contrat légalement fini avec John Galliano.

Mais, si Riccardo Tisci venait à prendre les rênes du style de Christian Dior, qui alors pour lui succéder chez Givenchy ? Second round spéculatif donc. Le nom d'Haider Ackermann trouve un large écho. Discret, apprécié, il ne serait pas encore assez "calibré LVMH" pour accéder directement au Saint Graal Christian Dior mais suffisamment pour entrer dans le groupe avant de plus grandes ambitions que nombre d'observateurs lui prédisent. Un passage donc, chez la maison Givenchy pour se faire la main, comme Galliano avant lui. Il semblerait que cette dernière soit la porte d’entrée pour viser le haut de l'empire couture de Bernard Arnault.

A ce point du buzz, d'autres font entrer dans le bal des spéculations la griffe Yves Saint Laurent. Ça et là, on y chanterait des airs de changements: Stefano Pilati remplacé par Hedi Slimane ? La question (rumeur ?) est lancée. Mais viable ou pas, elle ne manque pas de piquant et a l'avantage pour les auteurs de cette pièce en trois actes de ramener la maison Christian Dior dans le champ du commentaire. En effet, si Hedi Slimane a débuté aux côtés d’Yves Saint Laurent, personne n’a oublié le divorce à l’américaine entre le créateur qui a marqué la mode homme de Dior pendant près de sept ans et le groupe de Bernard Arnault.

Mais alors quid de Stefano Pilati, directeur artistique d’Yves Saint Laurent depuis 2004 ? Il pourrait émigrer de l’autre côté des Alpes, chez Armani … Quant à Balmain, comme chez Azzaro, "l’heure est au contact". Et bizarrement, les spéculations se font moins sauvages. Reste que ce tour de table, globalement, pose une autre question: est-ce vraiment une nouvelle donne ?

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