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13 sept. 2016
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Malhia Kent séduit le luxe avec ses tissus de l’impossible

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13 sept. 2016

Comme à chaque saison, le stand de Malhia Kent s’est rempli dès les premières heures d’ouverture du salon textile parisien Première Vision. Avec ses tweeds étincelants, ses mailles pimpantes, ses lurex, ses motifs fantaisie ou ethnique, ses franges et autres galons, ce fabricant de tissus séduit depuis trois décennies « tous les grands du luxe ».

Un look Maria Rosa Alvarez réalisé grâce au savoir-faire de Malhia Kent

 
Son secret ? Avoir su rationaliser il y a 20 ans son processus industriel, qui a été entièrement informatisé, afin de concentrer temps et ressources sur la création pour offrir à ses clients produits de qualité et services ultra réactifs.
 
« Un designer me demande de changer de couleurs 15 jours avant son défilé, je le suis sans hésitation ! J'estime que mon rôle est d’accompagner les stylistes dans leur quête d’excellence. Etre super organisé et en même temps flexible avec notre côté start-up, nous permet de nous adapter à toutes les situations. Notre philosophie, c’est de rester dans l’incroyable, l’intissable, créer les tissus de l’impossible », explique à FashionNetwork.com Eve Corrigan, la volcanique présidente de Malhia Kent.

Cette ex-mannequin passionnée d’histoire de l’art, qui vendait ses propres collections dans ses boutiques à Paris, a racheté en 1997 la société fondée dix ans plus tôt par Michèle Sorano, qui avait longtemps travaillé avec Chanel. « Elle cherchait pour lui succéder quelqu’un qui ne vienne pas du textile, car parfois la trop grande connaissance technique peut être un frein. La technique doit être au service de l’idée et non l’inverse », estime-t-elle.

La créativité est au centre de la stratégie du fabricant Malhia Kent

 
Eve Corrigan se donne cinq ans pour réorganiser l’entreprise en rationalisant au maximum la structure grâce au numérique, tout en suivant une formation d’ingénieur textile. Au lieu de jouer la carte de la compétitivité au détriment de la qualité, elle mise dès le départ sur la créativité et sur une fabrication à 100 % française via des ateliers sous-traitants, pour la plupart des PME familiales et des artisans, qui se transmettent leur savoir-faire de génération en génération.
 
Une stratégie payante. En 20 ans, la société passe de 3 à 49 employés, dont 14 stylistes, et voit son chiffre d’affaires bondir de 300 000 euros en 2003 à 13 millions aujourd’hui.

Son premier siège situé avenue Daumesnil à Paris est transformé en une boutique, très prisée des tout jeunes créateurs, où Malhia Kent vend des coupons, tandis que la société s’est installée Villa Labrouste à Neuilly et a transféré ses quelque 18 000 références de fils dans un entrepôt de 3 000 m².

Rien n'est impossible pour Malhia Kent. Ici un manteau signé Mucho Gusto.

 
« Avec notre système informatique, nous pouvons consulter en temps réel ce trésor, qui constitue notre force. Cela nous permet de répondre rapidement et au plus près aux exigences de nos clients. Pour leur venir en aide, nous avons aussi lancé la ligne Dessine-moi un tissu, qui leur permet d’avoir un tissu personnalisé », raconte avec passion Eve Corrigan, qui forme régulièrement les jeunes stylistes en leur ouvrant les portes de son entreprise.
 
Malhia Kent exporte 80 % de ses tissus. « Nous avons même ouvert un bureau en Chine, où nous vendons nos tissus made in France ! Une belle satisfaction », conclut-elle.

Multi-récompensé, le fabricant propose diverses gammes de prix partant de 15 à 35 euros le mètre pour arriver aux tissus « les plus chers du monde »,  comme un jacquard de paillettes couleur or fabriqué pour Saint Laurent...

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