Marchand Drapier vise une levée de fonds sur 2016

Il y a une forme de modestie chez Marchand Drapier. Mais aussi une volonté de développement qui entend passer sur 2016 par une levée de fonds. La marque de prêt-à-porter masculin est née à Toulouse en 2006 à l’initiative d’Emilie et Benoit Carpentier. Ce dernier, issu d’une dynastie de négociants en tissus, admet que le démarrage de la marque n’a pas bénéficié des mêmes atouts que certains labels parisiens.

Marchand Drapier

 « Nous avons commencé dans ce métier de manière atypique, sans réseau dans la presse par exemple », souligne Benoit Carpentier. Nous avions comme premier argument notre travail sur le produit, avec des bases classiques et une allure contemporaine ». Aujourd'hui, la marque travaille avec le bureau de presse Pop and Partners.
 
Il relève certes avoir eu la chance de se lancer quand l’homme a commencé à faire évoluer sa silhouette « tout en n’ayant pas les moyens d’avoir deux vestiaires ».
 
C’est ainsi que Marchand Drapier a séduit l’enseigne L’Eclaireur sur Paris qui fut son premier client, toujours présent… Et quel client !
 
Aujourd’hui, la marque est diffusée via une quarantaine de points de vente dans le monde dont une trentaine en France. « Les autres sont aux Etats-Unis, à Singapour, au Liban, en Belgique essentiellement »,  souligne Benoit Carpentier. L’export pèse 30% des ventes.
 
Sur la France, la marque a une boutique-atelier à Toulouse. Elle est également présente au Printemps-Haussmann via ses chemises. Elle compte aussi un e-store sur la France et la Grande-Bretagne.
 
« Marchand Drapier est une marque d’initiés, admet Benoit Carpentier. Mais évidemment nous souhaiterions passer d’une forme de confidentialité à un peu plus ».
 
Arès avoir été présente pendant plusieurs saisons au Pitti Uomo à Florence, elle a décidé de passer par des showrooms. Depuis deux saisons, elle participe par exemple au showroom Ardt Creative à New York. Elle est aussi en recherche active d’un showroom sur Milan. Elle a par ailleurs son propre showroom à Paris.
 
Pour franchir une nouvelle étape, Marchand Drapier compte toujours sur son positionnement prix et style. Coté prix, une veste est autour de 500 euros, un manteau à 800, une chemise entre 150 et 200, etc. « Si l’on compare avec la restauration, souligne Benoit Carpentier, nous sommes l’équivalent d’un bistrot gastro entre le fast food McDonald’s  et le 3 étoiles », relève-t-il. Côté style, Marchand Drapier vise donc un classique revisité, transgénérationnel, « pour des hommes affirmés dans leur choix, qui aiment s’habiller, pas se déguiser ». 
 

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