×
Publicités
Par
AFP
Publié le
4 nov. 2020
Temps de lecture
3 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

Marks and Spencer en perte semestrielle pour la première fois

Par
AFP
Publié le
4 nov. 2020

L'emblématique chaîne britannique de magasins Marks & Spencer a enregistré une perte au premier semestre pour la première fois de son existence, à cause de ventes d'habillement minées par le confinement du printemps pour lutter contre la pandémie de nouveau coronavirus.


Un magasin Marks and Spencer - Photo: AFP


La perte nette part du groupe du premier semestre terminé fin septembre atteint 71,6 millions de livres, contre un bénéfice part du groupe de 122,4 millions de livres sur la même période un an auparavant, d'après un communiqué mercredi.

Le groupe estime que sa performance du premier semestre est "meilleure que prévu" au regard de la fermeture de ses magasins pendant le confinement, avec un chiffre d'affaires en recul de 15,8% sur la période, à 4,09 milliards de livres, notamment à cause de faibles ventes de vêtements et d'articles pour la maison.

"Si une perte historique ne peut être ignorée, Marks and Spencer travaille pour transformer son activité et il y a de premiers signes de succès", remarque Richard Hunter, analyste chez Interactive Investor.

Le groupe est notamment en train de réduire ses coûts et table sur des économies annuelles de 115 millions de livres.

La chaîne de magasins avait annoncé en août la suppression de 7.000 emplois en raison d'une baisse de fréquentation et de l'impact de la pandémie qui fait des dégâts considérables dans les commerces au Royaume-Uni et les pousse à se réinventer.

Les résultats de la division d'habillement et décoration "ont fortement pâti du confinement face au Covid-19 au premier trimestre, des mesures de distanciation sociale qui continuent et de la priorité donnée à l'écoulement des stocks" ce qui s'est traduit par des promotions, fait valoir le groupe dans son communiqué.

Les ventes de la division ont perdu 41% sur le semestre. En revanche, les ventes en ligne du groupe ont bondi de 34% avec un trafic en hausse, les consommateurs ayant accéléré la tendance croissante au Royaume-Uni aux achats en ligne pendant le confinement du printemps. M&S bénéficie notamment de son alliance avec Ocado, le groupe de commande en ligne et de livraison d'épicerie.

L'action bondissait de 5,93% à 97,46 pence vers 09H20 GMT à la Bourse de Londres.

A la veille d'un reconfinement d'au moins quatre semaines au Royaume-Uni et des "lockdowns" en cours dans plusieurs autres pays dont la France, le groupe souligne qu'il entre dans une période de "nouvelles restrictions liées au Covid-19" ce qui va "à nouveau peser sur les ventes d'habillement et décoration, avec un déclin partiellement atténué par la hausse des ventes en ligne".

Enfin, il ajoute que ses plans en vue de la sortie effective du Royaume-Uni de l'Union européenne le 1er janvier, à l'issue de la période de transition post-Brexit, "sont bien avancées", avec des investissements informatiques, un travail en amont avec les fournisseurs et la création d'un centre spécialisé dans l'exportation vers l'Irlande à Motherwell (Ecosse).

M&S n'est pas le seul à souffrir. La pandémie affecte lourdement par ailleurs la chaîne de magasins haut de gamme John Lewis, qui possède également les supermarchés Waitrose.

Le groupe a annoncé mercredi la suppression de 1.500 emplois administratifs d'ici avril 2021, dans le but de simplifier son organisation, d'avoir moins de niveaux hiérarchiques et de faire des économies.

John Lewis avait déjà dévoilé il y a quelques mois un projet de fermetures de huit magasins, avec la perte de 1.300 emplois.



AFP (à Londres, le 4 novembre 2020)

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2020 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.