Martinez remet à la mode les souliers tressés

C’est suite à la visite d’un atelier dans la région espagnole d’Alicante en 2013 que Julien Martinez-Calmettes décide de lancer sa marque. Les employées y sont toutes des femmes de plus de 50 ans qui confectionnent à la main des souliers tressés en cuir. Sous le charme, le créateur mûrit son projet et se lance quatre ans plus tard sous son patronyme Martinez.
 
La collection printemps-été 2018 de Martinez - Martinez

Ce Franco-Espagnol, qui a fait des études de design industriel, a mis fin à sa carrière dans ce secteur en 2009 afin de monter un bureau de style nommé La Cordonnerie Générale. Depuis 2011, son entreprise a travaillé pour Made by Sarenza, Maje, Ba&sh ou encore Carel.
 
Avec Martinez, le créateur se fait rapidement un nom auprès des gens de la mode et suscite l’intérêt de la presse féminine autant que celui des acheteurs. A tel point que trois saisons après son lancement, la griffe s’apprête à être vendue en exclusivité sur Net-A-Porter.com. Repéré par les équipes de Lisa Aiken, le travail de Julien Martinez sera proposé aux clientes dès la mi-juin. Pendant près d’un an, celles-ci ne pourront pas se procurer ailleurs ses bottes, mules, cuissardes et autres sandales de luxe (entre 320 et 630 euros la paire), excepté sur l’e-shop de la marque qui proposera quatre modèles créés spécialement pour ce canal.
 
La collection printemps-été 2018 de Martinez - Martinez

Martinez représente aussi, pour le créateur, un moyen de valoriser le pays ibérique. Et c’est pourquoi, non content d’avoir choisi un atelier de confection situé dans la région d’Alicante, il privilégie les matières premières espagnoles. Pour l’instant, il s’agit de cuirs de veau et de chèvre, mais Julien Martinez n’exclut pas de travailler un matériau vegan. « Je veux que cette démarche soit réfléchie, il n’est pas question pour la marque de faire du greenwashing. C’est pourquoi je suis à la recherche de la bonne matière. Par ailleurs, nous sommes aussi en train d’étudier la possibilité de travailler avec du raphia et du tissu pour le printemps-été 2019 », explique le créateur.
 
Interrogé sur l’avenir, Julien Martinez est catégorique : l’ouverture d’une boutique n’est pas au programme pour l’instant. En revanche, il envisage tout à fait, une fois l’exclusivité avec Net-A-Porter.com terminée, d’intégrer des points de vente sélectifs à Paris et en Europe pour distribuer les 30 modèles qui composent ses collections. Pour la suite, le créateur aimerait aussi diversifier son offre avec des lignes d’accessoires comprenant de la petite maroquinerie, des ceintures et des chapeaux.

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