Mi/Mai ancre ses chaussures dans le réseau wholesale

Vendue depuis son lancement en 2009 dans son flagship parisien du Marais et via son e-shop depuis 2015, la griffe de souliers féminins premium et créatifs Mi/Mai s’est ouverte au wholesale il y a tout juste quatre saisons. « Aujourd'hui, réussir son lancement wholesale demande une vraie solidité financière et d'approvisionnement, car les distributeurs attendent de vous, en plus de produits parfaitement conçus, d'être livrés en temps et en heure, mais aussi des facilités de paiement », détaille Céline Thomas la fondatrice de Mi/Mai. 


Les sneakers Joe signées Mi/Mai (189 euros) - DR

Prudente dans le développement de sa marque, Céline Thomas, qui chérit son indépendance et observe avec curiosité et une certaine méfiance les levées de fonds qu’opèrent de jeunes labels, a donc attendu près de dix ans pour se développer en multimarques. Une décennie de vente directe qui, selon elle, s’avère être un atout : « Cette expérience nous permet en effet de conseiller nos revendeurs au mieux dans leur sélection à chaque saison, mais aussi de mettre au point des produits et un marketing porteurs de valeurs, orientés sur l'expérience d'achat de leur propre clientèle ».

Après quatre saisons de wholesale, Mi/Mai est désormais présente dans une centaine de points de vente dans le monde, l'export réalisant 70 % du chiffre d’affaires via ce canal. Hasard ou coïncidence ? Le moment où Mi/Mai s’est lancée dans le wholesale correspond au lancement de la sneaker Joe, un modèle qui, avec son système d’attaches tels des bijoux, breveté en Europe, en Corée du Sud et aux Etats-Unis, est devenu le modèle phare de la marque et représente aujourd’hui 50 % en valeur des commandes. Le marché sud-coréen, l’un des principaux de Mi/Mai, est d’ailleurs le seul qui oriente exclusivement ses commandes sur ce modèle.


Bottines Georgia Burgundy de Mi/Mai (239 euros) - DR

Mais Céline Thomas nuance : « Nous constatons avec satisfaction qu'un bon équilibre s'instaure entre le succès de nos baskets et l'attractivité du reste de nos collections (Escarpins, bottines... ndlr). Nous ne sommes pas monoproduit autour de la basket et ne souhaitons pas le devenir. Nous avons beaucoup à offrir en dehors de notre ligne de baskets ! » D’ailleurs, en 2019, pour l’année de ses 10 ans, Mi/Mai lancera une petite ligne de maroquinerie, mais aussi ses premiers modèles « vegan ».

Toutefois, pour sa première participation au salon Première Classe Tuileries, qui s’est tenu du 28 septembre au 1er octobre, la marque a choisi de ne présenter que ses baskets dans le but de tester son offre auprès d'une clientèle plus pointue et internationale. La griffe souhaite notamment conquérir les Etats-Unis en proposant une offre de baskets toujours plus créative.

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