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13 sept. 2021
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Mi/Mai, la griffe de souliers mode et créative, cultive une croissance raisonnée

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13 sept. 2021

Pour la griffe française de souliers Mi/Mai, en dépit de la crise sanitaire, 2020 aura été une année record en termes de chiffre d’affaires. C’est ce qu’explique Céline Thomas sa fondatrice et dirigeante, analysant notamment le poids qu’ont pris les réseaux sociaux durant cette période inédite.


Collection automne-hiver 2021 signée Mi/Mai


"Nous sortons renforcés de la crise, les gens ont passé plus de temps connectés et se sont plus renseignés sur les marques. Nous avons donc bénéficié de la résonnance de Mi/Mai sur les réseaux sociaux et du soutien fidèle de certaines influences sur Instagram. Cela a eu un effet sur les ventes de notre e-shop qui ont explosé. C’est désormais notre premier canal de vente, et ce de façon pérenne", détaille Céline Thomas.

Dans la foulée, la marque premium et créative, qui fait fabriquer ses souliers au Portugal, est parvenue à rajeunir sa clientèle en séduisant les très sollicités millennials. Le tout sans perdre sa clientèle habituelle qui génère un fort taux de ré-achat.

Toutefois, si le canal digital est monté en puissance, Mi/Mai ne néglige pas son réseau wholesale. La marque qui intégrera bientôt une dizaine de magasins Galeries Lafayette à Paris et en régions a ainsi participé à la dernière édition du salon Who’s Next, qui s’est tenue du 3 au 6 septembre dernier, et reviendra en janvier prochain. "C’est une reprise qui fait plaisir mais qui reste encore timide", explique Céline Thomas qui s’envolera bientôt sur le salon MICAM en Italie pour renouer avec ses clients internationaux. Un réseau qui pesait près de 50% avant la crise et qui a beaucoup souffert pendant la période.

Mi/Mai, qui emploie cinq personnes et a eu recours au PGE pour sécuriser sa trésorerie, a également racheté les murs de sa boutique de la rue la Vieille du Temps à Paris en janvier 2021. Un écrin qui a d’ailleurs fait peau neuve sous la houlette de l’architecte Mathias Gervais de Lafond, notamment à l'origine de la boutique The Broken Arm.

En 2021 Mi/Mai table sur une croissance continue à deux chiffres, restant cependant discrète sur les résultats. Et Mi/Mai continuera de s’autofinancer, préférant une "croissance raisonnée", à l’hypercroissance. "Chacun a finalement sa façon d’envisager la réussite, avec un curseur différent. Je me retrouve en autofinancement sans que cela entrave notre croissance. Finalement je trouve ça cohérent avec la période que nous vivons dans laquelle nous devons maîtriser notre production et être un peu plus frugaux. Je n’ai pas envie d’inonder le marché, d’avoir des stocks dormants et des produits qui voyagent pour rien, et encore moins dans une période où les questions environnementales sont centrales", détaille avec énergie Céline Thomas.

Avec cette stratégie posée, Mi/Mai cultive aussi de nombreux projets parmi lesquels une diversification de son offre. Après avoir lancé son premier modèle de sac il y a un an, une gamme qui va s’étoffer, Mi/Mai va s’essayer à un autre segment, celui du prêt-à-porter avec ses premiers sweatshirts et tee-shirts. Des pièces qui devraient être disponibles au premier semestre 2022.

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