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11 nov. 2021
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MIF Expo: un salon rythmé par les enjeux de relocalisation et durabilité

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11 nov. 2021

Coup d’envoi pour le salon Made in France. Après l’annulation de l’édition 2020 en raison de la crise sanitaire, le MIF expo a ouvert ses portes ce jeudi 11 novembre à la Porte de Versailles - située dans le XVe arrondissement de Paris - non sans une certaine effervescence, comme en témoignait la longue file d’attente qui s’est formée dès l’ouverture. 


Le salon du Made in France a lieu du 11 au 14 novembre à la Porte de Versailles, dans le XVe arrondissement de Paris - Fashion Network


Dès l’entrée du salon grand public, la mode française est mise à l’honneur, avec notamment les stands d’acteurs majeurs du secteur, tels que la marque de jeans responsables 1083 et la griffe de prêt-à-porter Le Slip Français. Quelque 280 marques de mode sont présentes pour l’évènement - qui attend 80.000 visiteurs et qui se déroulera jusqu’à ce dimanche 14 novembre - aux côtés de labels spécialisés dans la beauté, le bien-être et la gastronomie. 

Un salon grandement marqué par la joie de renouer avec les évènements physiques: "il s’agit de notre premier salon depuis la pandémie. Tout le monde est heureux de se retrouver", décrit Ludovic Samson, dirigeant de la marque de prêt-à-porter La Française par B.Solfin, après avoir chaleureusement salué les dirigeants de la griffe de pulls et marinières Saint-James.

Pour Raphaël Ostinelli, chargé de développement commercial chez La Chaussette de France, le salon est également l’occasion de renforcer les liens avec sa clientèle: "Les gens ont envie de consommer, d’échanger avec les marques et de soutenir les acteurs du Made in France", a-t-il déclaré lors d’une interview accordée à FashionNetwork.com. 

Au coeur des préoccupations reste l’enjeu de la réindustrialisation française, dont la demande a été grandement accélérée par la pandémie: "dans le contexte actuel, consommer Made in France devient presque un acte citoyen aux yeux des consommateurs", décrit Ludovic Samson, qui interpelle cependant sur la pénurie de main d’oeuvre à laquelle font face les ateliers, et qui risque d’entraver le développement de la filière française. Un avis partagé par Claire Chiquet, cofondatrice de la marque de prêt-à-porter upcyclé Les Hirondelles, qui souligne l’importance d’inciter la jeune génération à se former aux métiers d’usines. 

Bien que le salon soit consacré à la fabrication française, de nombreux acteurs du secteur affichent fièrement leurs engagements pour une mode plus responsable et respectueuse de la planète, à l’instar de La Gentle Factory, marque de prêt-à-porter biologique et recyclé, qui mettait également en lumière sa dernière création: un vase fabriqué à partir de chutes de coton et de résine recyclée, proposé en pré-commande sur la plateforme de financement participatif Ulule.

Une proposition en accord avec la demande croissante des consommateurs, comme le déclare Olivia Bertrand, directrice générale de la marque de mode éthique Laines Paysannes: "Le Made in France n’est plus suffisant. Les consommateurs veulent aujourd’hui s’habiller avec du sens, et recherchent une dimension de durabilité et traçabilité".

Tant d’enjeux qui seront discutés durant l’intégralité du salon, autour de conférences rassemblant divers dirigeants tels que Joël Fourny, président de la Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA), aux côtés de plusieurs personnalités politiques à l’image de Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg, Valérie Pécresse, Marine Le Pen ou encore Nicolas Dupont-Aignan.

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