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23 févr. 2020
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Milan, une mode bon chic bon genre chez Ports 1961, sexy chez Drome

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23 févr. 2020

Deux visions de la mode se sont opposées dimanche à Milan, notamment à travers deux maisons arrivées depuis peu sur les podiums de la capitale lombarde. Ports 1961 et Drome. La première ne défilait plus sur la place milanaise depuis septembre 2016, ayant opté pour Londres ces dernières saisons. La deuxième, maison spécialisée dans le cuir, est rentrée en Italie la saison dernière après avoir grandi à Paris.


Ports 1961, automne-hiver 2020/21 - DR

 
De retour sur les podiums milanais, la marque de prêt-à-porter sino-canadienne Ports 1961 a dévoilé un tout nouveau visage. Sous l’égide du directeur créatif Karl Templer, la femme abandonne son style minimaliste intemporel pour un chic plus bourgeois souligné par une série de détails précieux.
 
Elle opte pour des manteaux, vestes et capes aux volumes protecteurs à gros boutons dorés sur par moins de trois rangées, ou équipés de fermetures en passementerie Brandebourg. Elle noue à son cou, en gros nœud ,de longues écharpes en soie assorties à ses chemisiers, parfois même en cuir.

Sa préférence va vers les tailleurs à carreaux, les jupes plissées ou bien vers les robes longues et ondulantes en soie imprimée à pois ou à grandes roses. Elle adore les mailles à maxi torsades. Le soir, elle enfile une très pratique combinaison smoking-pantalon deux en un.

Pour son deuxième défilé à Milan, Drome a imaginé une collection très sexy composée de robes ultra-courtes, d'ensembles culottes/crop-tops, et autres jupes fendues portées avec des bas jambières en fine laine. Pourtant, il en dégage une certaine sobriété, la styliste Marianna Rosati métamorphosant ces mises affriolantes en looks presque sages.


Drome, automne-hiver 2020/21 - DR


La collection présente un incroyable travail sur les peaux et les cuirs, dans lequel excelle la créatrice et fondatrice de la maison. "Cette saison, les textures sont très minimales, des cuirs nappa hyper légers, des peaux finement plissées. Certaines mélangées à du vernis ont un rendu compact, d’autres ont été soumises à des traitements pour un effet vintage usé. D’autres encore ont l’aspect croquant du papier", explique-t-elle à FashionNetwork.com. La designer est même parvenue, grâce à un filtre réfléchissant, à obtenir un cuir avec un effet satin lumineux.
 
Marianna Rosati, 40 ans, est tombée dans cet univers au berceau, à travers son père, avec qui elle a d'abord travaillé : Ferrero Rosati, fondateur de la marque de prêt-à-porter en cuir Santacroce, qui a longtemps produit aussi pour Prada. En 2008, il crée, toujours en Toscane, une nouvelle société, Factory, devenant le propriétaire et le producteur de Drome, la griffe lancée par sa fille la même année à Paris, où elle vivait jusqu’à l’an dernier.
 
En dix ans, Drome a grandi en se diversifiant aussi dans l’homme. Après avoir longtemps défilé en marge du calendrier parisien, Marianna Rosati a choisi de revenir en Italie, et plus précisément à Milan, où elle a ouvert une boutique monomarque en 2017, dans la prestigieuse Via Santo Spirito et inauguré le mois dernier, un showroom de 300 mètres carrés, toujours dans le quadrilatère du luxe, y installant son siège.
 
L’objectif pour la marque, distribuée auprès de 250 revendeurs dans le monde dont 70 en Italie, est de contrôler davantage sa distribution pour doubler son chiffre d’affaires (actuellement de 8 millions d’euros) dans les trois ans. A cet effet, elle a recruté Angela Bigini, qui œuvrait auparavant chez Roberto Cavalli, en tant que directrice commerciale.

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