Mim liquidée, 791 salariés en passe d’être licenciés

Cette fois, c’est bel et bien terminé pour Mim. Alors qu’un projet de reprise de l’enseigne par une équipe de salariés (sous forme de Scop) avait entretenu un espoir de voir perdurer l’activité, le tribunal de commerce de Bobigny a prononcé le 26 avril la liquidation judiciaire de la société. Avec cessation d’activité immédiate.


La société Mim placée en liquidation judiciaire ce 26 avril 2017. - Mim/Facebook

C’est un licenciement massif qui s’annonce : un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) touchant pas moins de 791 salariés appartenant encore à l’entreprise détenue par le groupe Main Asia depuis 2014. Le montant de ce PSE pourrait avoisiner les 2,6 millions d’euros, selon un membre du comité d’entreprise.

En redressement judiciaire depuis novembre dernier, l’enseigne de mode féminine verra donc toutes ses boutiques, soit 158 adresses, fermer dès ce soir. Les salariés se rendront sur leur lieu de travail demain, mais garderont rideau baissé, selon un membre du comité d’entreprise joint par FashionNetwork. « Un choc pour les salariés, même si on s'y attendait, il va falloir faire face ».

Rappelons qu’en mars, 71 magasins avaient été repris par l’enseigne suisse Tally Weijl (69 unités) et le groupe Etam (deux boutiques), ce qui a permis de pérenniser près de 300 emplois.

Une délégation de représentants du personnel de Mim a été reçue le 25 avril à l’Elysée par Sébastien Massart, conseiller industrie au sein du cabinet de François Hollande. Avec pour objet de discuter du soutien de l’Etat en vue du futur PSE, mais aussi pour deux d'entre eux, de présenter leur dossier de Scop, portant sur la reprise de 130 points de vente et le maintien de 650 emplois.

Les porteurs de ce projet coopératif, soutenu par le syndicat Seci-Unsa, espéraient que le tribunal accorde une prolongation d'activité, afin de solidifier leur offre et d'apporter la garantie financière de celle-ci. Mais la liquidation sèche paraît compromettre définitivement ce projet. Dans un communiqué publié ce 26 avril, le syndicat déplore cette décision, « alors que le projet de reprise par l'intermédiaire d'une Scop avait très bien avancé, que l'Etat s'était engagé à accompagner financièrement la mise en oeuvre du projet, que des fournisseurs étaient prêts à suivre les salariés et qu'un PDG connaissant très bien l'entreprise et le secteur a été trouvé ». Xavier Wilmes, ancien PDG de Mim de 2012 à 2014, avait ainsi apporté son aide au projet, dans un rôle de consultant. Précisons toutefois qu'une majorité des salariés s’était il y a quelques jours prononcée en défaveur de la Scop, dans un sondage réalisé en interne.

Le liquidateur judiciaire mandaté procédera dans les jours à venir à un appel d'offres permettant la cession par démantèlement des actifs de la société. Ce qui pourrait intéresser des enseignes à la recherche de nouvelles adresses.

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