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Mina Storm étend son offre de dessous aux jeunes adultes

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Publié le
today 4 mars 2019
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Agée de 18 ans à l'époque, Samantha Montalban veut offrir à sa petite sœur de cinq ans sa cadette un soutien-gorge. Une journée passée à chercher les sous-vêtements rêvés au milieu des propositions trop sexy ou trop girly des marques de lingerie engage la jeune bachelière à réfléchir à une start-up qui pourrait répondre aux besoins des plus jeunes. Cette idée en tête, Samantha Montalban intègre l'université Dauphine où elle rencontre Chloé Bernard, spécialisée en finance. Ensemble, elles lancent fin 2015 Mina Storm, « la première marque de sous-vêtements pour jeunes filles, sans armature, sans rembourrage, sans dentelle ».


La collection printemps-été 2019 - Mina Storm


C’est avec ce postulat que les deux entrepreneures affinent leur offre de brassières sans fioritures. Au bout de six mois, elles se rendent compte que leur positionnement cible les 10-14 ans et exclut les jeunes adultes. Changement de cap : elles décident alors de revoir leur compte Instagram, leur iconographie, d’étendre leurs tailles (elles vont désormais jusqu’au 100 C) et même de proposer quelques pièces destinées spécifiquement aux plus âgées.
 
Le résultat ne se fait pas attendre. Avec deux collections principales par an et autant de capsules, la griffe séduit les 10-12 ans, 21 % de ses clientes, mais surtout les 13-25 ans, son cœur de cible qui représente 68 % de ses ventes. Les 26-59 ans génèrent pour leur part 11 % du chiffre d'affaires. Pour autant, Samantha  Montalban et Chloé Bernard n’abandonnent pas leurs trois axes fondateurs : le confort, très important pour les plus jeunes qui achètent parfois leurs premiers soutiens-gorge chez Mina Storm, mais aussi l’aspect couvrant et le côté cool.

Les collections produites au Maroc à partir de matières et matériaux portugais ou français sont disponibles en moyenne à 50 euros l’ensemble. La marque, uniquement vendue sur Internet, a débuté des partenariats avec La Redoute et Amazon la saison dernière. « On remarque que ce sont les mères qui nous trouvent sur ces canaux-là », précise Samantha Montalban.
 
Les deux créatrices ont décidé que leur axe de développement majeur en 2019 serait la distribution physique. Pour ce faire, elles participeront à Mode City en juillet prochain à la Porte de Versailles, puis à au Who’s Next en septembre. En attendant, elles poursuivent leurs discussions avec les grands magasins et espèrent intéresser d’ici-là des multimarques, pas forcément spécialistes de la lingerie.
 
Dans les mois qui viennent, le duo d’entrepreneures, qui ne détaille pas pour l'heure le montant de ses ventes, voudrait mener à bien une levée de fonds. Il prépare aussi une collection de maillots de bain pour le printemps-été 2020 qui sera présentée lors des événements professionnels du secteur.

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