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15 janv. 2017
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Mode à Milan : la Fashion Week se met en mode "défilés mixtes"

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AFP
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15 janv. 2017

Milan est entré samedi de plain-pied dans sa Fashion Week masculine avec des shows qui n'ont de masculin que le nom, la capitale lombarde s'étant mise elle aussi aux défilés où hommes et femmes se partagent les podiums.

Filles et garçons main dans la main chez Dolce & Gabbana - © PixelFormula


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Surnommé « co-ed », terme tiré du nom en anglais des écoles mixtes (« coeducational »), les défilés mixtes avaient démarré timidement l'an passé dans les capitales mondiales de la mode. Ils semblent à présent pleinement installés dans le calendrier milanais, permettant ainsi aux maisons de couture de faire de substantielles économies en se passant d'un show supplémentaire.

La maison italienne Dolce & Gabbana s'est essayée samedi à l'exercice, sans toutefois mélanger les genres. Dans un show animé par le jeune chanteur américain Austin Mahone, qui a interprété plusieurs de ses titres au milieu d'une flopée d'enfants stars faisant office de modèles, Domenico Dolce et Stefano Gabbana ont proposé des tenues sexy pour les filles aux côtés de costumes aux coupes classiques pour les garçons.

La femme Dolce & Gabbana porte des shorts ultra-courts, des robes ou des bustiers de satin noirs sous des manteaux longs, tandis que l'homme met des vestes cintrées aux motifs jacquard ou aux effets moirés qui osent parfois le rose ou l'or.

Pour la prochaine saison hivernale, les doudounes patchwork seront ultra-matelassées et descendront jusqu'aux chevilles tandis que les pantalons cargo s'arrêteront, eux, aux chevilles. Les broderies dorées sont présentent à profusion dans un vestiaire à la tonalité très militaire avec cabans et capotes aux motifs style « empire ».

Esprit militaire pour filles et garçons chez Moschino - © PixelFormula


Moschino aussi a fait monter sur le podium des jeunes filles, dévoilant aux côtés de sa nouvelle collection masculine également sa pré-collection féminine pour l'automne prochain, dans un esprit, là encore, très militaire.

De même, Prada a introduit dimanche plusieurs looks féminins dans son défilé, comme la griffe en a pris l'habitude depuis plusieurs saisons déjà.

La performance de Marras

Autre italien en lice samedi, Antonio Marras a sans doute proposé le show le plus original du jour en mêlant mode et performance artistique. Actuellement à l'affiche d'une exposition à Milan, le designer sarde, qui est aussi plasticien, avait choisi d'installer ses silhouettes au milieu de ses œuvres.

Le spectateur-visiteur était donc invité à déambuler dans l'univers onirique de Marras, peuplé de collages, dessins, photos et autres objets que l'artiste a rassemblés au cours de ses multiples voyages.

On pouvait y croiser les modèles, hommes et femmes, juchés sur des podiums, interprétant des personnages ou des figures mythologiques et racontant leur histoire à travers des gestes ou des chorégraphies tels des tableaux vivants.

Considéré comme « le plus intellectuel » des stylistes italiens, Marras propose un vestiaire où matières et formes s'entremêlent. Les femmes portent des voilettes et des robes volantées aux motifs floraux et les hommes des parkas matelassés et des vestes kaki aux manches impression léopard.

Antonio Marras a fait entrer ses modèles au musée - © PixelFormula


Dans la matinée, Christian Pellizzari, valeur montante de la mode, avait lui aussi proposé un défilé mixte mais cette fois inspiré du Hollywood des années 1930.

Pour créer sa collection automne-hiver 2017-2018, le jeune designer est parti du style « Hollywood Regency », mélange de kitsch et de confort, qui ornait les villas des stars de cinéma de l'époque. Il l'a réinterprété à sa manière sur un mode contemporain et moderne, avec une pointe d'ironie, pour créer une garde-robe où les coupes classiques se mêlent aux lignes militaires.

L'hiver prochain, l'homme Pellizzari portera des chemises matelassées, des pantalons cargo aux volumes contemporains et décontractés. Pour le soir, les codes hollywoodiens sont déclinés sous d'autres formes avec des vestes à paillettes associées à des pantalons ultra-larges ou slim. Le rouge ou le rose sont utilisés sur des complets croisés aux motifs Prince de Galles.

La collection femme emprunte pour beaucoup à celles des hommes avec des manteaux en alpaga aux coupes linéaires, des vestes à épaulettes frangées et à passementeries dans le plus pure style Regency.


Versace, automne/hiver 2017-18 - © PixelFormula


Sous le slogan « la force des individus, le pouvoir de l'unité », Donatella Versace a proposé un défilé célébrant « les différentes tribus Versace ». « C'est un hymne à l'énergie positive qui naît lorsque des hommes venant de lieux et de cultures différentes se rencontrent », a déclaré la styliste italienne.

Sa garde-robe prévoit des manteaux longs tricotés enveloppants ou serrés à la ceinture pour marquer la taille. Les trenchs en nylon ont des coupes fluides et dynamiques et les blousons sont portés sur des chemises écossaises.

Chez Versace, l'homme porte aussi des tissus africains qu'on retrouve dans des manteaux jacquard travaillés comme des couvertures, ou dans des pull-overs faits main.

AFP avec Dominique Muret

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