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Mode de l'été 2006 : Paris à l'heure de la Turquie

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AFP
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6 oct. 2005

PARIS, 6 oct 2005 (AFP) - Si les négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne viennent d'être lancées, la mode turque est une habituée des défilés parisiens avec en tête d'affiche le créateur chypriote Hussein Chalayan et à sa compatriote Ece Ege avec sa griffe Dice Kayek, qui ont présenté jeudi leur collection pour le printemps-été 2006.


Modèle d'Hussein Chalayan le 6 octobre 2005 à Paris Photo : François Guillot

Hussein Chalayan a acquis une notoriété internationale, au point qu'une première exposition, consacrée à ses dix ans de création, vient de lui d'être consacrée au musée de Groningue (Pays-Bas).

Formé à la St Martin's School of art de Londres, ce créateur exigeant, auteur d'une mode pointue, propose pour l'été 2006 de revisiter les codes bourgeois. Jupes, vestes, robes adoptent effectivement de drôles d'attitude.

Les proportions changent au gré des devants (agités) ou des derrières (rebondis). Des plantes poussent en broderie dans les tissus immaculés, remplacent des bretelles, s'impriment en multicolore sur une robe. Tel des lianes, des tubes infiltrent le tissu transformant une robe de coktail bien comme il faut en scultpure vivante.

Ece Ege (Dice Kayek) a choisi l'Opéra de Paris pour un défilé-hommage à sa mère, disparue il y a quelques mois. La créatrice plonge dans le passé, donnant un air rétro à sa collection.

Les marinières marine et blanche sont en bandes de mousselines qui se soulèvent au moindre souffle. Les jupes serrées à la taille partent en s'évasant surtout quand la dentelle s'en mêle. Les chemisiers se rendent indispensables avec un corsaire ou sur une robe. Le soir, une robe longue entièrement plissée jaune soleil est lumineuse. Un petit tailleur pantalon étriqué blanc d'où s'échappe une cascade de tulle ivoire est attirant.


Modèle d'Hussein Chalayan le 6 octobre 2005 à Paris
Photo : François Guillot

Chalayan comme Ege sont soutenus par leur pays qui les aident à financer leurs défilés ou à les promouvoir. La Turquie a créé un label "turquality" destiné à soutenir des entreprises et des créateurs.

Le ministre turc du commerce extérieur Kürsat Tüzmen a défendu devant la presse jeudi après-midi à Paris la production nationale avant d'assister en soirée au défilé Dice Kayek.

"La Turquie veut faire des produits de qualité à prix compétitifs. Nous voulons produire pour des pays exigeants comme la France", a-t-il dit avant d'affirmer que la Turquie voulait "créer dans un délai de dix ans dix marques de renommées mondiales".

Le président de la Fédération française de la couture et du prêt-à-porter, Didier Grumbach, a estimé que le monde de la mode "pouvait avoir des partenariats avec la Turquie sur des positionnements qui n'ont rien à voir avec la Chine au niveau qualité, flexibilité et proximité".

"L'important, a-t-il dit à l'AFP, est de refuser la délocalisation des premières lignes des maisons (ndlr : lignes de luxe par rapport aux lignes de diffusion) et de garder le contrôle de la création et de la mise au point de ces lignes en France. Nous avons encore les usines pour le faire".

Vendredi, le Grand Palais servira d'écrin à la maison Chanel. Christian Lacroix reste fidèle à l'Ecole nationale des Beaux-Arts. Sonia Rykiel, Martin Margiela et Alexander Mc Queen complètent le programme.

Par Dominique AGEORGES

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