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Publié le
22 mars 2021
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5 minutes
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Mode, enfant, sport, bijoux: les commerces se sentent floués et demandent à rouvrir

Publié le
22 mars 2021

Depuis l’annonce jeudi de la fermeture des points de vente dits "non essentiels" dans les 16 départements français reconfinés, un sentiment d’écœurement et d’abandon domine chez les commerçants des univers mode, bijoux, puériculture et sport. 90.000 magasins appartenant à ces secteurs d’activité ont dû baisser le rideau samedi dans les territoires concernés, tandis que d’autres professionnels, comme les cordonniers, les fleuristes ou les coiffeurs ont pu quant à eux rester ouverts alors que ce n’était pas le cas lors des précédents confinements. C’est précisément ce point de bascule caractérisant la nécessité d’un commerce qui pose question.


Shutterstock


C’est pourquoi le Conseil du Commerce de France (CdCF) et CCI France lancent ce lundi un appel au gouvernement pour la réouverture immédiate de tous les commerces dans les zones concernées par les nouvelles mesures de fermeture. "Le retour de la distinction entre ceux qui vendent des produits considérés comme de première nécessité et les autres, n’est pas compris, indiquent les deux entités. Depuis plusieurs mois, nous le rappelons: tous nos commerces sont essentiels. Imposer une fermeture à quelques secteurs est ressenti comme une stigmatisation de leur activité".
 
Illustration avec les spécialistes de la mode enfantine et de la puériculture. Comme en novembre dernier, Ïdkids, propriétaire d'Okaïdi, Catimini ou encore Jacadi, demande au gouvernement à ce que les magasins pour enfants, qui ont besoin de s’habiller, d’être équipés et éveillés, restent ouverts. Le groupe, qui note une nouvelle fois que d’autres pays comme l’Italie ou l'Allemagne ont maintenu ouverts les points de vente pour enfants pendant les périodes de confinement, souligne qu’il existe cinquante exceptions dans la liste des commerces pouvant rester ouverts dans les seize départements reconfinés, et s’interroge sur les critères ayant conduit à ces choix.


Idkids veut pouvoir rouvrir ses magasins - DR


"Comment expliquer que les commerces dédiés au nourrisson et à l'enfant restent fermés, alors que les opticiens ou les coiffeurs ou les animaleries puissent désormais ouvrir? Si pouvoir changer ses lunettes est essentiel, prendre soin des nourrissons et des enfants l'est tout autant! La décision de fermer à nouveau les commerces pour enfants jugés 'comme n’étant pas de première nécessité' est aussi incompréhensible économiquement qu’inacceptable socialement", argumente ÏdKids.

La pression économique s’accroît


 
Outre ce sentiment d’injustice, la menace d’une vague de défaillances est concrète. "Les difficultés économiques s’accumulent et les premières remontées du terrain, montrent que l’incompréhension est forte, notamment chez les professionnels du textile/habillement, des chaussures, des bijoux, des magasins de jouets, etc. Plus encore, en dehors du fonds de solidarité pour les plus petites entreprises, nous attendons désormais la mise en œuvre rapide des aides promises pour la prise en charge des coûts fixes, des loyers et des stocks, alors que le risque de faillite pour certains commerçants devient plus que jamais réel", pointe le communiqué du CdCF et de CCI France.
 
"Stupéfait", le secteur de la mode se sent "abandonné", selon les mots de la Fédération Française du prêt-à-porter féminin, qui dénonce ces fermetures imposées. "Nous savons que si rien n’est fait dans les prochains jours en termes de prise de conscience de la gravité de la situation, si des mesures d’urgence ne sont pas prises, de nombreuses entreprises ne seront plus là le jour de la reprise", avertit Pierre-François Le Louët, le président de la FFPAPF.


Le visuel utilisé par l'Alliance du commerce pour dénoncer ce "nouveau coup de massue". - Alliance du Commerce

 
L’Alliance du Commerce, qui fédère les enseignes de mode, informe que la fermeture des commerces en Île-de-France et dans les Hauts-de-France représente une amputation "de plus de 26% des points de vente des réseaux d’enseigne, soit plus de un magasin sur quatre!" Ces boutiques génèrent plus de 30% de leur chiffre d’affaires. "Pour toutes ces entreprises, le danger économique et social est aujourd’hui extrêmement important".

Excédée, l'Alliance clame que, "comme les Français, les commerces n’en peuvent plus. Ils sont exaspérés par ces semaines de restrictions et d’efforts, de protocoles et de sacrifices, qui n’aboutissent qu’à un seul et même résultat: la répétition d’un éternel scénario de renforcement systématique des contraintes… Tous veulent maintenant pouvoir faire leur métier et rassurer leurs salariés !"

Les secteurs du sport et des bijoutiers-horlogers crient aussi leur colère



Alors que les conditions de la pratique de l’activité physique se sont pourtant assouplies, les magasins qui vendent des articles de sport doivent également fermer dans les départements concernés. Ce qui suscite là aussi une réelle incompréhension. Dans un communiqué, l’Union Sport et Cycle "regrette la décision gouvernementale de fermer les commerces d’articles de sports et loisirs alors même qu’ils sont de première nécessité pour les Français désireux de faire du sport", et intime à l'État de "faire le choix de la cohérence" en "considérant que les magasins d’articles de sports et loisirs sont, au même titre que les disquaires, les libraires ou les fleuristes, des commerces de première nécessité".


"Pour pratiquer des activités physiques et sportives, encore faut-il pouvoir s’équiper", argue l'Union Sport & Cycle - Pixabay

 
L’Union de la bijouterie-horlogerie (UBH) a également exprimé ce cri du cœur qui semble donc partagé par de très nombreux professionnels. Elle a demandé la réouverture urgente des bijouteries-horlogeries à Alain Griset, ministre délégué aux petites et moyennes entreprises. "Nos très nombreux adhérents ne comprennent pas les décisions prises de fermer leurs magasins dans les départements confinés alors que les chocolatiers ou fleuristes restent ouverts", se désole l’UBH sur LinkedIn

Et de poursuivre: "Les bijouteries sont des magasins où, pour des raisons de sécurité, nous accueillons très peu de personnes simultanément. De plus, nous entamons une période cruciale puisque les Français sont en train d’organiser des cérémonies et événements pour les mois à venir et commencent à vouloir acheter des médailles, bagues de fiançailles, alliances".
 
Cette mobilisation générale des commerçants et fédérations concernés parviendra-t-elle à modifier les nouvelles règles de restriction décrétées?

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