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Publié le
28 févr. 2022
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4 minutes
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Mode et luxe restent très discrets face à la guerre en Ukraine

Publié le
28 févr. 2022

L'irruption des troupes russes en Ukraine, jeudi 24 février, en pleine Fashion Week milanaise, est passée quasiment inaperçue sur les podiums. Tout à sa joie de renouer avec défilés physiques et soirées folles après deux ans de pandémie, la planète fashion s’est surtout illustrée par son indifférence. Hormis quelques commentaires de circonstance contre la guerre, c’est un assourdissant silence qui a envahi les capitales de la mode. A quelques exceptions.


Les mannequins, émus, ont défilé en silence, dimanche chez Giorgio Armani - DR

 
A la veille de la Fashion Week de Paris, initiée lundi soir, avec notamment le défilé d’Off-White, le président de la Fédération de la Haute Couture et de la Mode, Ralph Toledano s’est fendu d’un message, invitant tous les participants, "à vivre les défilés des jours à venir avec la gravité qui s’impose en ces heures sombres". "La grande famille de la mode se retrouve pour la Paris Fashion Week au moment où la guerre s’est brutalement abattue en Europe et plonge le peuple ukrainien dans l’effroi et la douleur. La création repose sur le principe de liberté, quelles que soient les circonstances. Et le rôle de la mode est de contribuer à l’émancipation individuelle et collective dans nos sociétés", a-t-il rappelé.
 
A Milan, seules deux maisons ont réagi durant leur défilé: Giorgio Armani et Francesca Liberatore. Le premier a choisi de faire défiler sa collection sans musique, dimanche, les mannequins avançant sur le podium au seul son du crépitement des photographes et de leurs pas, provoquant l’émotion aussi bien au sein du public qu'en coulisse. C’est par ces mots que le couturier a expliqué son geste. "Quelques heures avant le show, j’ai pensé: qu’est que je pourrais faire pour ce qui est en train de se passer ? Il ne s’agissait pas d’envoyer de l’argent ou des vêtements. Rien de tout ça. Pour signaler comment mon cœur battait pour ses enfants…" Et Giorgio Armani de s’interrompre, submergé par l’émotion. "La meilleure chose à faire, c’est d’envoyer un signal pour dire que nous ne se sommes pas heureux, que nous ne voulons pas célébrer le retour aux défilés, car il y a quelque chose autour de nous qui nous trouble beaucoup", reprend-il.

Un peu plus tard, ce même dimanche, dans l’ex-église de San Carpoforo, où elle venait de présenter sa collection, Francesca Liberatore a rejoint le podium. Prenant par la main deux mannequins ukrainiennes et russes, elle a invité le public à marquer une minute de silence. Là encore, cette petite minute, en signe de soutien pour toutes les personnes touchées par ce conflit, s’est révélée fort émouvante.

Hormis ces deux moments particuliers, la Semaine de la mode milanaise s’est déroulée comme si de rien n’était, dans la plus totale euphorie avec des foules compactes de fans guettant starlettes et influenceurs à l’entrée et la sortie des shows. Pas le moins dérangée par les quelques manifestants, venus témoigner leur solidarité envers les Ukrainiens aux abords des défilés les plus courus, tels ceux de Versace, Max Mara et Prada, où quelques invités avaient peint le drapeau ukrainien jaune et bleu sur leurs joues.


Le post d'Alessandro Michele sur son compte - Instagram


Certains stylistes se sont exprimés contre la guerre, mais de manière très discrète. Comme Elisabetta Franchi, qui s’est fait prendre en photo entourée de ses mannequins, accompagnée de ce message: "Dans ce backstage, il y a des femmes du monde entier, toutes ensembles sans frontières. C’est ce monde, que je voudrais. Non à la guerre". Parmi eux, quelques-autres prennent position contre la guerre sur les réseaux sociaux. Mais ils le font de manière générique, s’exprimant sur leur compte personnel et non celui de leur marque, tel le patron de Moncler, Remo Ruffini, ou Alessandro Michele, le directeur artistique de Gucci, qui a posté sur Instagram une poésie de Gianni Rodari. "Il y a des choses à ne jamais faire, ni le jour, ni la nuit, ni par voie de mer, ni par voie de terre: par exemple, la guerre".

Le groupe Kering a posté sur Instagram un carré blanc. Balenciaga s’est distingué pour sa part en retirant de son compte toutes ses précédentes images. Si l’on clique sur cette page blanche, une petite colombe apparaît soudain. D’origine géorgienne, le designer Demna Gvasalia est probablement plus sensible que les autres créateurs au sort des Ukrainiens. La Géorgie a subi en 2008 dans ses régions de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie une invasion similaire de la part des Russes.

Interrogé en backstage, juste avant son défilé, le créateur fondateur de MSGM, Massimo Giorgetti, explique qu’il "a eu beaucoup de mal pendant quelques jours à s’exprimer sur les réseaux sociaux. Mais après, j’ai compris qu’il fallait aller de l’avant. La mode doit continuer". Il reflète assez bien l’opinion de la majorité du secteur de la mode, qui commence seulement maintenant à relever la tête après deux ans de pandémie et n’a pas envie, ni ne peut se permettre de faire marche arrière. 
 

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