Mode: les prix "ne veulent plus rien dire" pour 70 % des consommatrices

Alors qu’elles n’étaient que 7 % en 2010, la part des consommatrices de prêt-à-porter à avoir ressenti une hausse des prix est de 22 % en 2013. C'est ce qu'a indiqué la fédération du prêt-à-porter féminin, à l'occasion de la présentation de ses résultats 2013.

Les consommatrices sont 55 % à juger que les prix sont restés stables l’an passé. Et la part de celles ayant perçu un recul des prix est identique à celle des clientes évoquant une hausse. Pour la fédération du prêt-à-porter féminin, ces proportions ne sauraient s’expliquer uniquement par les hausses réelles constatées en boutique.

Le facteur de la "brouille" sur les notions de prix serait passé par là, conséquence de la multiplication des périodes de soldes et promotions, rendant les prix "justes" presque invisibles.

Pas moins de 70 % des consommatrices indiquent que "les prix dans l’habillement ne veulent plus rien dire". Sentiment partagé par toutes les générations d’acheteurs. L’une des conséquences est le recentrage des achats sur un nombre plus réduit de pièces, mais dans des prix plus élevés.

En consommant "moins mais mieux", l’objectif est d’acheter des produits à la durée de vie plus longue. Attitude particulièrement présente chez les 25-54 ans. La "preuve d’un retournement certain des comportements pour des vêtements à haute valeur ajoutée" pour la fédération.

Pour l’organisme, si les soldes et promotions donnent accès à des pièces de meilleure qualité, la multiplication de ces périodes vient provoquer un doute sur la réalité économique du prix initial des vêtements.

L’objectif doit donc être, pour l’organisme professionnel, de réenchanter l’acte d’achat, de travailler sur la valeur créative du vêtement, et de repenser le calendrier commercial pour plus de cohérence.

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