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Publié le
17 déc. 2015
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Mode/luxe : un label "Mode d'Auteur" et un rapprochement des fédérations de la filière ?

Publié le
17 déc. 2015

C’est un portait intransigeant de la filière que dresse le rapport de la mission consacrée au développement culturel et économique de la mode et des créateurs français. Rapport remis à Emmanuel Macron et Fleur Pellerin que s’est procuré FashionMag avant sa publication officielle, qui se penche aujourd’hui sur les propositions formulées dans le document.
 

Lyne Cohen-Solal. - AFP


Car, si Lyne Cohen-Solal « châtie » bien le secteur, c’est que l’attachement de l’ex-adjointe à la mairie de Paris à la filière n’est un secret pour aucun professionnel l’ayant côtoyé. Et si son ton est comme à sa habitude franc et direct pour dénoncer l’absence de cohésion des dispositifs de financement, de formation et surtout des organismes professionnels, ce n’est que pour mieux proposer de remédier à la déperdition d’énergie qui empêche la mode française d’exploiter son plein potentiel. Des propositions réunies sur une trentaine de pages en quatre grands axes.
 
Tout d’abord, le rapport propose de rassembler le secteur autour d’objectifs communs. Notamment à travers un Forum de la Mode, rassemblant une fois par an tous les acteurs et professionnels du secteur, le fonctionnement du Comité Colbert étant ici montré en exemple. Est également proposée une campagne destinée à faire connaître les métiers du secteur, et notamment ceux en voie de disparition, notamment via des vidéos.

Côté formation est prôné un « saut qualitatif ». D’une part en suscitant la création d’une plate-forme des écoles publiques et privées, d’autre part en clarifiant et simplifiant les parcours professionnels depuis la base. Un appel est en outre lancé à l’ajustement des formations quant aux besoins réels des sous-traitants et industriels, selon les bassins d’emplois. Et en vue d’assurer des filières d’excellence, est souhaitée l’instauration de masters de créations de mode, un encouragement des marques à financer des chaires de recherche en université et la mise en place d’un campus mode pour le Grand Paris, regroupant ressources de formations, lieux d’apprentissage, bourses de données, résidences ou encore incubateurs.
 
Un label « Mode d’Auteur »
 
Lyne Cohen-Solal souhaite par ailleurs mettre en valeur la création. Que ce soit via la création d’une Agence des industries créatives et culturelles, inspirée du Design Council lancé outre-Manche en 1944, ou surtout l’instauration d’un label « Mode d’Auteur », directement inspiré de l’expression employée dans le cinéma, dont elle loue l’efficacité des dispositifs de financement. Ce label créerait une distinction entre créations mode artistiques et « commerciales ». Cette mode d’auteur devrait également avoir son « guichet unique » pour accéder aux financements. Ce dispositif naitrait d’un recensement, de l’association et de la mise en commun des moyens existants.
 
« Surmontant leurs différences et leurs discussions antérieures, les présidents des différentes fédérations professionnelles, avec les autres responsables du DEFI, pourraient rapidement mettre en place une instance de préfiguration », indique l’auteure. « Cette instance serait issue de la commission "Actions transversales" du DEFI, qui pourrait faire appel à des experts français et étrangers pour ce travail de préparation. »
 
Durable et responsable
 

Sont par ailleurs sollicités des dispositifs d’encouragement au développement durable, au niveau industriel comme commercial. D’un côté est rappelé l’engagement pris par la mode et le luxe d’apprendre aux Français à « consommer moins, pour consommer mieux ». Rappelant le drame du Rana Plaza, l'effondrement d’une usine qui avait tué plus de 1 100 ouvriers bangladais en 2013, le rapport souligne qu’il « est nécessaire que les marques revoient leurs codes de conduite », mais que « ce sont bien les consommateurs qui pourront entraîner de véritables changements ».
 
Côté industriels, l’auteure prône un soutien fort à toutes les innovations textiles, à la R&D et à l’innovation matérielle. Autant « d’arguments marketing et de distinction entre les marques ». Est notamment cité le cas du lin. Fibre naturelle dont la France est le premier producteur mondial, il est un « laboratoire d’idées et d’innovations » et « symbolise la dynamique européenne de l’innovation soutenable », pour Lyne Cohen-Solal.
 
Enfin, le rapport souhaite renforcer l’hospitalité et le rôle de Paris dans la filière, pour stimuler les transversalités dans l’écosystème français. Notamment via une « structure légère » pour regrouper tous les acteurs de la fashion week, fédérations, commerces, grands magasins, salons professionnels, réseaux de transports ou encore préfectures. Est notamment rappelée la multiplication des lieux de défilés, élément qui retiendra l’attention de la Fédération Française de la Couture, qui organise ces semaines parisiennes.
 
Est également prôné un « Designer’s Days » dans les musées, écoles, centres d’arts et autres bâtiments publics. De même qu’une meilleure visibilité des designers dans les vitrines des grands magasins, centres-villes et centres commerciaux, et une meilleur formation des vendeurs.
 
« Notre pays doit délibérément parier sur sa mode car elle reste une industrie innovante par essence, il ne doit pas se reposer sur les lauriers apparents, mais s’engager dans une politique volontariste et ambitieuse pour ce secteur industriel culturel créatif », résume Lyne Cohen-Solal dans ce qu’elle nomme « Tentatives de conclusion ».

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