Mode-textile : l’Italie redresse la tête

"Selon nos premières estimations pour 2017, l’ensemble du secteur du textile et de l’habillement italien est en hausse dans tous les marchés", s'est réjoui Claudio Marenzi, le président de Pitti Immagine, à l’occasion de la présentation du programme du salon masculin Pitti Uomo, tout en soulignant "la reprise de la consommation en Italie, qui s'inscrit pour la première fois en positif après des années, à +1,3 %".


La mode italienne a le vent en poupe. Ici, Fendi en septembre 2017 à Milan - © PixelFormula

Autre élément encourageant pour le made in Italy  : la reprise des embauches dans la filière du textile de l’habillement après des années en berne, avec une hausse de 1,1 % au premier trimestre 2017, + 0,9 % au deuxième et + 0,3 % au troisième, selon les estimations publiées par Sistema Moda Italia (SMI), organisme patronal qui réunit les entreprises du secteur.

Au cours du premier trimestre, le chiffre d’affaires du secteur a augmenté de 2,8 % par rapport à la même période un an plus tôt (+1,3 % pour le textile, +3,6 % pour l’habillement). Le deuxième trimestre s’est montré encore plus dynamique avec une hausse de 3,8 % (+1 % pour le textile, +6,7 % pour l’habillement). En revanche, un ralentissement s’est fait sentir au troisième trimestre qui s’affiche à +0,4 % (-1 % pour le textile, +1,2 % pour l’habillement).

Comme d’habitude, ce sont les exportations qui ont tiré les ventes, avec une progression de 2,4 % à 17,9 milliards d’euros enregistrée entre janvier et juillet 2017. L’industrie de la maille se hisse une fois de plus en tête, avec des exportations bondissant de 7,5 % (+4,5 % pour le linge de maison et +3 % pour le textile technique).

Les importations ont, elles, augmenté de 1,9 % sur la période à 12,3 milliards. A l’arrivée, la balance commerciale de la mode italienne a dégagé un excédent de près de 5,6 milliards, grâce à 183 millions d’euros supplémentaires par rapport à la même période en 2016.

L’Europe constitue le principal débouché du made in Italy à 9,9 milliards d’euros (+1,7 %), mais l’Asie croît davantage (+11,5 % pour la Chine, +5 % pour la Corée). Dans le détail, l’Allemagne, qui représente la première destination européenne pour la mode italienne avec une part de marché de 10,2%, progresse sur la période de 1 %.

Elle est suivie par la France avec une part de marché de 9,5 %. Les exportations italiennes vers l'Hexagone ont reculé de 1,3 % entre janvier et juillet, alors qu’elles ont bondi de 5,7 % en Espagne et de 13,4 % en Russie. Les ventes vers les Etats-Unis, deuxième débouché après l’Europe, s’inscrivent, elles, en recul de 0,6 %.

L’industrie de la mode italienne peut néanmoins se permettre d’être optimiste, d’autant qu’en août les exportations ont de nouveau enregistré une hausse (+1 % pour le textile et +4,4 % pour l’habillement), selon les données de l’Institut national des statistiques Istat.

"Notre filière représente en termes de production plus de 35 % du total de la mode européenne. L’Italie est pour la mode ce que l’Allemagne est pour l’automobile", souligne Claudio Marenzi. Comme l’a rappelé aussi Deutsche Bank dans une étude publiée récemment, 26 des 100 marques de luxe les plus importantes dans le monde sont italiennes et pèsent pour 16 % sur le chiffre d’affaires total.
 
 

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