Monoprix sur tous les fronts côté e-commerce

Monoprix redéfinit les contours de son activité web sur le créneau du prêt-à-porter et de l’accessoire. Alors que l’enseigne de centre-ville du groupe Casino vient de valider le rachat de Sarenza, site de e-commerce dédié à la chaussure, elle accélère sa propre transformation digitale avec un nouveau site absorbant complètement Msr (ex-Monshowroom), son portail de mode multimarque acquis en 2012.


Collection automne-hiver 2018/19 - Monoprix

Son nouveau site web dédié uniquement à la mode était prévu pour septembre 2018, et devait être rejoint par une ribambelle de marques - mainstream à premium - référencées jusqu’alors sur Msr. Monoprix change finalement son fusil d’épaule en avançant la mise en ligne du site au mois de juin, afin de convaincre les griffes qui hésiteraient encore à y être représentées. Selon une porte-parole de l’enseigne, l’arrivée massive des marques tierces sur le site de Monoprix est plutôt programmée pour 2019, peu de labels le rejoignent de fait pour la saison automne-hiver 2018/19. Msr disparaîtra alors, mais sa marque propre Close restera référencée chez Monoprix.

Ce chantier colossal, qui doit positionner Monoprix comme un site spécialiste de la distribution de mode, progresse de concert avec un autre projet de taille, celui de l’acquisition du pure player français Sarenza, annoncée en février dernier. Une transaction finalisée début mai, après avoir reçu l’aval de l’Autorité de la concurrence le 20 avril. Il vient d’être acté que l’e-shop centré sur la chaussure maintient son activité, nous confirme la porte-parole, alors que toutes les options étaient envisagées au départ.

Les deux sites présentent une certaine complémentarité : « Sarenza avait une offre profonde mais peu large », alors que Monoprix  « a une offre très large mais peu profonde, et on avait besoin de rattraper notre retard », a récemment confié à l’AFP Régis Schultz, le PDG de Monoprix. Ce dernier s’est fixé un objectif : que l’enseigne passe de 2 % de ses ventes mode/beauté/maison réalisées en ligne à un taux de 10 à 15 %. D’autre part, sur le plan géographique, la clientèle s’avère aux deux tiers provinciale chez Sarenza, et aux deux tiers parisienne pour Monoprix. Les deux acteurs sont actuellement en phase de travail pour s'échanger leurs expertises.

A l’instar des multiples rapprochements qui s’opèrent entre distributeurs physiques et e-commerçants, Monoprix entend bien profiter des compétences digitales de Sarenza. Elle a en ce sens nommé le fondateur et dirigeant du site, Stéphane Treppoz, au sein du comité exécutif de Monoprix, en charge du numérique. A noter que les équipes du site conservent leurs bureaux au centre de Paris, et ne migrent pas à Clichy où siège Monoprix.

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