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Myriam Badault (Diptyque) : « Le parfum représente un peu plus de 35 % de notre activité »

Publié le
today 15 mars 2018
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C’est en 1961, à l’angle du 34 du boulevard Saint-Germain à Paris, que le peintre Desmond Knox-Leet, le designer Yves Coueslant et l'architecte Christiane Gautrot ouvrent un bazar chic où s’entremêlent faïences, tissus imprimés ou papeterie, c’est la naissance de Diptyque. Rachetée en 2005 par le fonds Manzanita Capital (Byredo, Malin+Goetz…), la marque, dont le chiffre d’affaires s'élève à environ 50 millions d’euros et qui compte aujourd’hui 50 boutiques dans le monde (une nouvelle ouvrira très prochainement rive droite à Paris), célèbre cette année les 50 ans de ses parfums en lançant deux nouvelles fragrances baptisées Tempo et Fleur de Peau. L'occasion pour Myriam Badault, la directrice de la création de chez Diptyque, de raconter comment l'olfactif est né au sein de la griffe.


Myriam Badault


FashionNetwork.com : Comment est arrivé le parfum dans l’histoire de Diptyque ?


Myriam Badault : Comme beaucoup de choses chez Diptyque, le parfum est arrivé un peu par hasard. Il a fait très tôt partie des produits proposés au sein du bazar chic du boulevard Saint-Germain, on pouvait trouver à l’époque des eaux de célèbres marques anglaises, un vinaigre de toilette de chez Rimmel, un savon portugais… Mais la création des odeurs est arrivée un peu plus tard, en 1963 pour les bougies et 1968 pour les eaux de toilette. L’histoire est amusante et très révélatrice de notre façon de créer. Diptyque vendait à l’époque des cierges de couleurs assortis aux tissus vendus dans la boutique. Dans le flot d’une conversation, le cirier évoque cette faculté qu’a la bougie de restituer les odeurs et les trois amis y voient un nouvel espace créatif à expérimenter. L’Eau procède d’une démarche similaire, une recette ancienne, réalisée dans un premier temps à partir d’éléments solides (résines, épices….), comme on mélange des gouaches sur une palette, puis transposée dans l’alcool pour en faire une eau de toilette unique en son genre et sans genre.
 

Les deux nouveaux parfums Diptyque Tempo et Fleur de Peau, 125 euros les 75 ml.  

FNW : 50 ans après son lancement, quel est le poids du parfum au sein de la marque ?

MB : Nous sommes presque à l’équilibre entre la maison et le parfum. Néanmoins, notre volonté est de devenir un acteur de plus en plus prégnant sur le marché des eaux de toilette et parfums. Il existe trente-sept eaux de toilette et eaux de parfum au total, le parfum représente aujourd’hui un peu plus de 35 % de notre activité et n’a pas cessé de croître durant les dix dernières années. La diversité de la collection permet aujourd'hui à chacun de trouver le parfum qui lui convient.

FNW : A l’occasion de cet anniversaire, vous lancez deux parfums, d’autres événements sont-ils prévus ?

MB : D’autres évènements sont effectivement prévus au second semestre et nous travaillons actuellement sur une nouvelle création qui sera proposée à partir du printemps 2019. Et en cette année de célébration du 50e anniversaire du parfum chez Diptyque, nous avons ouvert pour la première fois de notre histoire un pop-up au 112 Mercer street à New York, dédié uniquement à notre collection d'eaux de toilette et eaux de parfum. Une mise en avant interactive de ce qui fait la spécificité du parfum chez Diptyque. Durant les trois mois qui vont venir, ce lieu offrira toutes les semaines une variété d’animations. Un premier projet d’envergure pour la marque que nous espérons décliner à l’étranger.

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