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New York Fashion week : une tendance très militaire

Par
AFP
Publié le
today 13 févr. 2012
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Jason Wu automne-hiver 2012/2013 - Pixelformula
NEW YORK, 12 fév 2012 (AFP) - Jason Wu et Tommy Hilfiger le revendiquent, tout comme Victoria Beckham: dans la multitude de tendances de la Fashion week de New York, le style militaire, avec épaules marquées et boutons dorés, semble avoir les faveurs de l'automne 2012-2013.

Dimanche, au 4e jour de ce grand rendez-vous semestriel de la mode, Victoria Beckham a ainsi présenté une collection mixant silhouettes très sexy, mais aussi chemises et vestes à galons dorés, épaulées, le tout porté avec godillots noirs plats, chaussettes hautes et autres bottines.

"J'aime beaucoup marier le vintage avec le neuf, l'influence militaire avec l'influence du base-ball (clin d'oeil à son fils Brooklyn)", a-t-elle confié à l'AFP, résumant ainsi deux des tendances, militaires et sportives, qui émergent à New-York.

Même Gisele Bundchen pour Alexander Wang portait samedi un trench-coat de cuir noir à boutons dorés à l'inspiration résolument militaire, et le thème se retrouvait aussi à l'ouverture du défilé de Prabal Gurung.

La collection Tommy Hilfiger homme, présentée vendredi soir en était le meilleur exemple, avec comme référence le jeune cadet des Académies militaires.

Cabans et vestes d'officiers avaient été remis au goût du jour avec des coupes ajustées, la passementerie s'était invitée sur les manches des manteaux, les pantalons en laine et les blousons.

Dimanche soir, la collection femme se voulait à la fois sportive et sophistiquée, mais là encore, "avec un clin d'oeil à une influence militaire des années 60".

Et la première partie de la collection de Jason Wu vendredi mixait également les références militaires, revisitant les uniformes militaires de l'époque Mao, avec des capes kaki s'ornant de dentelle noire, des vestes épaulées, des robes fourreaux noires et kaki.

Cette partie de son défilé était sa préférée, a-t-il expliqué à l'AFP, car "très puissante et très personnelle". Ces femmes "sont des guerrières, des femmes puissantes".

Et quand ce n'est pas l'armée, c'est la police.

Dimanche, chez Patrick Ervell, plusieurs pulls d'alpaga bleu à empiècement retravaillaient le classique pull de policier, dans une collection jouant par ailleurs les contrastes de matières et les oppositions de mat et brillant.

Mais d'autres créateurs dimanche, n'avaient rien de militaire.

- Chez Derek Lam, l'heure était au blanc ou noir, aux cachemires, aux cuirs brillants, aux robes de soirée en soie, l'une noire, l'autre blanche, portées sous des pulls torsadés. Sa collection était parsemée d'un imprimé floral décliné sur des robes, des jupes de satin et jusque sur le cuir des chaussures de mannequins aux extraordinaires coiffures crêpées.

- Diane Von Furstenberg a offert une collection colorée, ponctuée d'imprimés furtifs, robes de crèpe et jupes ajustées, pour une femme "prête à tout".

"Un rendez-vous est un rencontre avec du suspense et une attente", précisaient les notes remises à la presse avant un défilé qui s'est déroulé au son de "j'aime regarder les filles".

Un costume pantalon rose osait le pull à col roulé vermillon, ailleurs, un pantalon miel se mariait avec une blouse de crèpe fushia et un petit sac turquoise.

- Custo Barcelona était un "hommage aux visionnaires et aux pionniers de la créativité", avec une collection riche en imprimés, tissus métalliques et techniques, et des couleurs psychédéliques bienvenues pour réchauffer l'hiver, y compris pour les costumes d'homme.

- Thakoon Panichgul avait délaissé les styles ethnique et rococo, pour se concentrer sur lélégance simple de la femme new-yorkaise daprès-guerre ave une collection affichant des matières fortes et belles, cuir, latex mais aussi satin, crêpe et angora.

"Je voulais créer des vêtements qui donnent limpression dêtre élégant et bien habillé, tout en étant très faciles", a déclaré le créateur à lAFP. "Des années 1950 ou 1960, quand les femmes shabillaient en toute occasion, pour faire les magasins ou aller faire des courses à lépicerie".

Par Brigitte DUSSEAU et Prune PERROMAT

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