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16 sept. 2015
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New York : le luxe éthique de Maiyet adopte le cool new-yorkais

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AFP
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16 sept. 2015

La griffe de luxe éthique Maiyet a fait ses premiers pas à la Fashion Week de New York, où son nouveau directeur artistique, le chantre du cool new-yorkais Declan Kearney, a présenté une collection moderne, subtile et sensuelle.

Maiyet


Fondée en 2010 par Paul van Zyl, avocat sud-africain au service de la réconciliation post-apartheid, et Kristy Caylor, Californienne férue de causes humanitaires, Maiyet se veut la pionnière d'une nouvelle manière de penser la mode et le luxe.

Fière d'associer à son succès une nouvelle génération d'artisans des quatre coins de la planète, d'Inde ou d'Indonésie à la Mongolie, l'Italie, le Kenya, le Pérou ou la Colombie, cette griffe de mode pas comme les autres, dévoilait depuis 2011 ses collections sur les podiums parisiens.

Mais un besoin de se construire une identité artistique encore plus reconnaissable a conduit Maiyet à nommer à la tête de sa création en avril dernier Declan Kearney, un designer irlandais qui a fait ses classes chez Alexander Wang ou Jason Wu, et a traversé l'Atlantique.

Une transition immédiatement perceptible lundi au coeur du Meatpacking District, où Maiyet tenait son défilé : une collection à l'élégance subtile, jouant de la juxtaposition de textures souples et très féminines.

New York, une continuité

« On peut dire que nous sommes une griffe new-yorkaise », a confié à l'AFP Declan Kearney, qui réside dans la métropole américaine depuis la fin des années 1990, à l'issue du défilé. Selon lui, loin de marquer une coupure, ce nouveau départ s'inscrit dans l'identité même de la marque.

« Je m'inspire des femmes de New York. Vivant ici, on rencontre des filles de toutes origines (...) d'autant que j'habite dans le Queens qui est l'un des endroits les plus multi-ethniques au monde », poursuit-il. « C'est d'une telle diversité ! C'est génial de pouvoir le célébrer. »

Pas besoin d'être une hippie chic et écoresponsable pour porter ses créations. Le savoir-faire ancestral de ses communautés d'artisans peut rejoindre avec aisance la garde-robe de la New-Yorkaise sophistiquée, dans le métro ou lors d'un dîner en ville.

On le voit par exemple dans le mariage réussi d'un petit pull ras-du-cou en tricot de soie ivoire de Bolivie et d'une robe de soie de style nuisette, ou d'un tricot jacquard de Mongolie et d'une robe fourreau en soie asymétrique. Ou dans une veste aviateur courte ou mi-longue, à manches courtes ou longues, déclinée en daim, en un mélange laine et soie ou en lin, vert ou blanc.

« On recherche nos inspirations dans le monde entier mais on les ramène à New York pour les assimiler, leur donner un sens pour que cela parle à la femme moderne. Et en cela (ces créations) sont très américaines. Avec parfois même un petit quelque chose de la Parisienne dans les vêtements brodés, mais cela ramène plutôt à la femme new-yorkaise », reprend Declan Kearney.

Côté couleurs, après des tons propres aux déserts de Mongolie ou rappelant les formations rocheuses d'Antelope Canyon en Arizona (sud-ouest des Etats-Unis), la femme Maiyet se lance dans les tons orangés d'un coucher de soleil dans un ensemble coupe-vent nuisette, et passe à l'anthracite, au noir, ou au bleu métallique, offrant un cocktail branché, sophistiqué mais pétillant.

Par Prune Perromat

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