×
Publicités
Traduit par
Clémentine Martin
Publié le
11 sept. 2020
Temps de lecture
2 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

Nicholas Kirkwood et LVMH se séparent

Traduit par
Clémentine Martin
Publié le
11 sept. 2020

LVMH se sépare du label de chaussures de luxe Nicholas Kirkwood après sept ans de partenariat. Le créateur reprend le contrôle de sa marque, dernière d’une série de petites griffes de luxe à perdre le soutien financier d’un grand groupe maintenant que le boom du secteur est passé. La séparation ne sera cependant pas effective avant 2021, ce qui permettra une transition en douceur. Le divorce résulterait d’un consentement mutuel et à l’amiable.


Nicholas Kirkwood


En 2018, Kering avait retiré sa participation de Christopher Kane pour se concentrer sur ses principales marques.

Mais de la part de LVMH, c’est une décision qui a de quoi surprendre, d’autant plus que l’accord de rachat de Tiffany vient de tomber à l’eau. En tout cas, cela souligne une tendance stratégique globale chez les grands groupes de luxe, qui concentrent en ce moment leurs ressources sur leurs marques les plus puissantes comme Dior, Fendi et Louis Vuitton en ces temps incertains. Le groupe ne s’était jusqu’ici séparé que de deux marques au cours de son histoire : Christian Lacroix il y a 15 ans et Donna Karan International en 2016.

Alors, que s’est-il passé avec Nicholas Kirkwood ? Connu pour ses talons à perles, le label ne serait sans doute jamais devenu l’un des grands noms du portefeuille du groupe et accusait des pertes de plus en plus importantes, comme le montrent les comptes déposés à la chambre de commerce britannique. En 2019, la maison a réalisé un chiffre d’affaires de 8,1 millions de livres, contre 11,2 millions de livres l’année précédente. Des chiffres qui sont de toute façon presque anecdotiques, comparés avec les revenus stratosphériques que génèrent les plus grandes marques de LVMH. Les pertes d’exploitation, quant à elles, se sont creusées, passant de 2,4 millions de livres à 3,3 millions de livres. Les pertes nettes atteignaient 3,5 millions de livres en 2019, contre 2,5 millions de livres "seulement" en 2018.

Diplômé de l’école Central Saint Martins, le créateur a lancé sa marque en 2005 et LVMH y a pris une participation majoritaire en 2013. Le label a depuis mis l’accent sur la vente en ligne et la responsabilité environnementale, et a ouvert une boutique dans la très chic rue de Mount Street à Londres.

Mais le confinement a probablement porté un coup dur à la marque, car les chaussures sont particulièrement difficiles à vendre, même en ligne, quand les acheteurs du monde entier ne peuvent plus mettre un pied dehors.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2020 FashionNetwork.com