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AFP-Relaxnews
Publié le
27 sept. 2022
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6 minutes
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Olivier Kessler-Gay (Pandora): "La création de bijoux avec des diamants de synthèse s’inscrit dans la logique de nos engagements"

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AFP-Relaxnews
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27 sept. 2022

Avec la collection "Diamonds by Pandora", disponible aux Etats-Unis depuis août dernier, le bijoutier danois s'est engagé à renoncer aux diamants issus des mines, et à utiliser de l'or et de l'argent recyclés, pour proposer des pièces plus abordables, et réduire son empreinte carbone. Olivier Kessler-Gay, directeur général Pandora Europe de l’Ouest, revient sur l'importance que constitue cette initiative, et explique comment l'innovation technologique, combinée au respect de l'environnement, redessine les contours du secteur de la bijouterie.


Olivier Kessler-Gay DR


Qu'est-ce qui a motivé la conception de cette collection avec des diamants créés en laboratoire?

Olivier Kessler-Gay : Pandora a comme vision de rendre le rêve accessible à tous. Ouvrir un marché qui était accessible à une élite, celui des diamants, au plus grand nombre, répond tout à fait à cette ambition. Les bijoux ont des cycles de vie très longs, ils se transmettent d’une génération à l’autre, et on dit des diamants qu'ils sont éternels… Chez Pandora, on veut aussi qu’ils soient accessibles. La beauté ne doit pas être synonyme de prix, elle doit être démocratisée. Pandora propose des intemporels – des diamants dits 'de laboratoire', c’est-à-dire de synthèse – sur des montures modernes. Ils peuvent être portés tous les jours, pour diverses occasions. Un bijou plus abordable se porte plus facilement, il ne reste pas au fond d’un tiroir, dans l’attente d’un événement particulier, pour finir par être oublié. Pour nous, ils sont le symbole de l’innovation et du progrès, avec une beauté égale en tout point aux diamants issus de mines. La différence, c’est que leur prix est plus abordable, et qu'ils nous permettent aussi d’avancer dans nos objectifs de développement durable, car leur empreinte carbone est moins élevée. La première collection de Pandora avec des diamants de synthèse a été lancée au Royaume-Uni en avril 2021. Cette deuxième collection, Diamonds by Pandora, lancée en août aux Etats-Unis, va encore plus loin, avec l’utilisation d’or et d’argent 100% recyclés.

Quelle est la différence entre un diamant extrait de mines et un diamant créé en laboratoire?

OKG : Les diamants de synthèse sont optiquement, chimiquement, thermiquement et physiquement, les mêmes que les diamants de mines, mais ils sont créés à la surface de la terre, en laboratoire. Vous ne pourriez pas voir la différence en les examinant. Ces diamants sont taillés et polis de la même façon, et on les évalue comme les diamants extraits de mines. Seule la traçabilité permet de prouver l’origine d’un diamant. Pour limiter leur empreinte carbone, nous cherchons à travailler avec des fournisseurs qui utilisent uniquement des énergies renouvelables. Je trouve cette comparaison très parlante : la fabrication d’une bague Pandora en or 14 carats recyclé avec un diamant 1 carat vendue aux Etats-Unis représente 10,4 kg d’émissions de CO2, c’est moins que pour produire un jean.

Comment expliquer que le secteur de la bijouterie n'ait pas encore exploité pleinement ce type de diamants pour réduire son impact sur l'environnement?

OKG : L’activité bas carbone et l’économie circulaire sont deux de nos piliers en matière de développement durable. En plus des diamants, les pierres que nous utilisons sont aujourd’hui à 100% issues de laboratoire : il s’agit de pierres créées par l’homme, à l’exception des perles. La création de bijoux avec des diamants de synthèse s’inscrit dans la logique des engagements de Pandora. D’autres joailliers ont également déjà sauté le pas, et c’est une très bonne nouvelle. On estime que si toute l’industrie de la joaillerie se convertissait aux diamants de synthèse fabriqués en utilisant uniquement des énergies renouvelables, cela représenterait une réduction d’émissions de carbone de 6 millions de tonnes par an. Vous imaginez? On espère en tout cas ouvrir la voie, et que ce choix se généralise à terme.

Pandora s'est engagé à ne fabriquer que des bijoux en or et en argent recyclés d'ici 2025. En quoi est-il important d'atteindre cet objectif?

OKG : On estime que le passage à 100% d'or et d'argent recyclés nous permettra de réduire les émissions de carbone de 37.000 tonnes par an. Et ça, c’est primordial pour les générations futures. Cela correspond à nos convictions. Nous invitons l’ensemble des acteurs avec nous dans cette direction. C’est l’opportunité d’importantes réductions d’émission carbone, et c’est pourquoi nous prenons la parole sur ce sujet. Il est indispensable de développer les pratiques d’économie circulaire dans le domaine de la joaillerie. Plus nous serons nombreux, plus cela sera facile d’accélérer la tendance, et plus cela aura d’impact.

A partir de quels matériaux cet or et cet argent sont-ils fabriqués ?

OKG : Ces matériaux proviennent du recyclage, et ils peuvent provenir d’autres secteurs que la bijouterie, comme les industries informatique et électronique. Les téléphones portables, par exemple, contiennent ces précieux métaux. L’or et l’argent recyclés utilisés par Pandora viennent uniquement de fournisseurs responsables certifiés par des organismes internationaux de confiance, comme le Responsible Jewellery Council Code of Practices ou la London Bullion Market Association Good Delivery Rules. Il est indispensable de s’assurer que cet or et cet argent sont à 100% recyclés.

Toutes ces avancées auront-elles un coût pour les consommateurs ?

OKG : Comme je vous le disais, les diamants de synthèse sont plus accessibles que les diamants extraits de mines. Notre objectif est de rendre de beaux bijoux accessibles au plus grand nombre, afin que chacun puisse s’exprimer, raconter son histoire, se parer pour les occasions ou pour son quotidien.

Quelles sont les autres initiatives amorcées par Pandora en faveur de l'environnement?

OKG : Au niveau international, les initiatives sont nombreuses. Nos ateliers de fabrication, situés en Thaïlande, et dont les équipes sont directement employées par Pandora, utilisent 100% d’énergie renouvelable et recyclent 97% de leurs déchets. Nous allons plus loin en collaborant avec nos fournisseurs pour que ceux qui n’utilisent pas encore des sources d’énergie renouvelable puissent effectuer cette transition. Dans l’ensemble, plus de la moitié de l’or et de l’argent utilisés sont recyclés, et nous travaillons avec des pierres et diamants créés par l’homme. Nous avons également supprimé le plastique de tous nos sacs de shopping et nous l’avons considérablement réduit dans les écrins à bijoux. En France, nous avons récemment déménagé nos bureaux, qui sont le siège pour l’Europe de l’Ouest, c’est-à-dire pour la France, l’Espagne et le Portugal. Nous venons de nous installer à Paris La Défense, dans un édifice avec d’importantes ambitions environnementales et une charte que nous avons signée afin de limiter les émissions carbone de nos locaux.

D'une façon plus générale, a-t-on aujourd'hui une idée de ce à quoi ressemblera le bijou de demain?

OKG : Les diamants de synthèse de Pandora ne sont pas encore commercialisés en France. Je pense que c’est une bonne représentation du bijou de demain: l’innovation technologique combinée au respect de l’environnement, le tout façonné par des artisans passionnés. Revisiter les classiques en les modernisant avec une esthétique intemporelle, mais aussi faire des propositions plus créatives, plus engagées en matière d’esthétique: c’est comme ça que je vois l’évolution de notre secteur. Je crois que les innovations en termes de matériaux, tout comme leur qualité, permettront de rendre les pièces de joaillerie encore plus nobles et plus durables.

(ETX Daily Up)

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