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Traduit par
Clémentine Martin
Publié le
11 juin 2020
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5 minutes
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Pablo Isla (Inditex) : "En boutique, nos clients agissent tout à fait normalement"

Traduit par
Clémentine Martin
Publié le
11 juin 2020

"Nous avons une entière confiance dans notre business model et son potentiel de croissance à long terme", a-t-il souligné à plusieurs reprises. Pablo Isla a tenu mercredi 10 juin une conférence avec des analystes à l’occasion de la présentation des résultats financiers du premier trimestre, durant lequel les ventes d’Inditex ont chuté de 44 %, entraînant des pertes historiques de 409 millions d’euros. Le président du groupe espagnol est revenu sur ces derniers résultats économiques affectés par la pandémie de Covid-19 et a détaillé sa stratégie et ses projets pour l’avenir.


Le président d’Inditex, Pablo Isla - Inditex


"Nous voulons avant tout garantir la sécurité des communautés locales et de nos employés. Nous souhaitons remercier chaleureusement nos équipes pour leur contribution en cette période difficile". C’est ainsi que le dirigeant a commencé son discours, dans lequel il a reconnu "l’impact matériel de la pandémie de Covid-19 sur l’activité, car la majorité de nos marchés ont connu des restrictions et des mesures de confinement". Malgré la suspension de l’activité de 88 % de son réseau commercial, le conglomérat comptait encore 965 établissements actifs sur 27 marchés dans le monde lors de la clôture du trimestre, le 30 avril dernier.

Les ventes en ligne décollent, validant le modèle intégré appelé de ses vœux par le groupe

Dans ce contexte difficile, marqué par de fortes limitations imposées au commerce physique, les ventes en ligne ont été fondamentales. Chez Inditex, elles ont enregistré une croissance de 50 % au cours du trimestre et même de 95 % au mois d’avril. "Nous avons connu une forte progression de nos ventes en ligne au niveau mondial", résume Pablo Isla. Il souhaite continuer de développer ce canal, qui devrait selon lui générer 25 % du chiffre d’affaires de l’entreprise d’ici 2022. "Évidemment, nous préférons mener notre barque dans un contexte économique favorable, mais ce n’est pas la première fois que nous devons affronter des difficultés comme la crise financière [de 2008]", poursuit-il.

"L’élément le plus important de cette stratégie de digitalisation est l’intégration totale du stock, qui a été déterminante pour pouvoir suivre la croissance importante des ventes qu’a connu ce canal au cours des derniers mois. Nous avons utilisé le stock que nous avions déjà en boutique", relate le président. Dès mi-avril, une part du personnel de boutiques a été mobilisée pour gérer ses stocks réorientés vers l'e-commerce.


Boutique Zara récemment rénovée sur le Paseo de Gracia, à Barcelone - Inditex


"Grâce au stock intégré, nous sommes parfaitement capables d’atteindre nos objectifs", revendique Pablo Isla. Cette technologie a déjà été déployée chez les chaînes Zara, Massimo Dutti et Uterqüe. Au cours de l’année 2020, toutes les autres enseignes d’Inditex en seront dotées. "Nous allons continuer à développer ces stratégies et à renforcer notre avantage compétitif grâce à notre modèle intégré, ajoute-t-il. L’avenir du business model de l’entreprise était auparavant largement remis en question par les analystes du secteur, qui doutaient de sa pérennité et de sa viabilité à long terme.

Pour 2022, un investissement de 2,7 milliards d’euros et 1 200 fermetures



Pour continuer cette progression, Pablo Isla a présenté son plan stratégique. L’entreprise va affecter un milliard d’euros au développement du commerce en ligne et 1,7 milliard d’euros à la mise à jour de sa plateforme intégrée de solutions pour le service en magasin, toujours liées à l'omnicanal. Ce projet basé sur la digitalisation, la durabilité et la réorganisation du parc de boutiques va entraîner jusqu’à 1 200 fermetures. Pourtant, ce grand chantier sera accompagné d’une hausse de 2,5 % par an de la surface commerciale du groupe, avec près de 150 ouvertures brutes chaque année.

D’après les explications fournies par le dirigeant, les fermetures font partie du « projet d’optimisation du réseau de boutiques débuté en 2012 ». Seules seront affectées les petites surfaces de certains secteurs géographiques, dont la valeur pourrait être couverte par le canal digital et qui ne rapportent pas plus de 260 000 euros de chiffre d’affaires par an.

"Les boutiques qui vont être absorbées sont rentables, mais nous pensons que la stratégie correcte est celle que nous privilégions depuis trois ans", explique le dirigeant. Il préfère miser sur les établissements de grande taille, dotés de technologies de pointe et situés dans des lieux stratégiques. "Nous nous projetons à long terme et savons parfaitement quel type de boutiques nous voulons pour l’avenir", conclut-il fermement.

Après le coronavirus



"Nous avons constaté une reprise progressive des ventes sur tous les marchés au fur et à mesure que les boutiques ont rouvert. Nous n’allons pas tarder à retrouver les niveaux de l’année dernière", assure, confiant, le président d’Inditex. Des marchés comme la Chine, le Japon et la Corée du Sud sont déjà en train de revenir progressivement au même niveau de ventes que l'an passé. Malgré les restrictions appliquées aux établissements, les tendances de vente se sont améliorées en mai, avec une chute de 51 % « seulement » à taux de change constant sur les canaux physique et en ligne. Du 2 au 8 juin, cette baisse s’est réduite à 16 % sur les marchés où toutes les boutiques sont déjà ouvertes (54 % du total). Le 8 juin, le groupe espagnol disposait déjà de 5 743 établissements ouverts sur 79 marchés. "Nous estimons que la plupart de nos boutiques auront rouvert d’ici fin juin", se réjouit le dirigeant.


La boutique Zara de Wangfujing, à Pékin, sera la plus grande d’Asie et la mieux équipée en technologies de pointe - Inditex


"En Espagne, nous avons une bonne nouvelle : toutes nos boutiques sont ouvertes depuis lundi. Nous allons voir comment les ventes progressent au cours des prochaines semaines et des prochains mois", positive Pablo Isla. Les réouvertures étaient particulièrement attendues à Madrid et Barcelone, qui étaient encore affectées par d’importantes restrictions jusqu’à cette semaine. Lundi prochain, les boutiques rouvriront aussi au Royaume-Uni et à Lisbonne, la seule ville à encore connaître des restrictions d'ouverture au Portugal. Aux États-Unis, la situation diffère selon les régions. Étant donné les circonstances exceptionnelles, le groupe a réussi à entamer des négociations avec les propriétaires de ses boutiques.

"Il est encore trop tôt pour savoir comment vont se comporter les clients. Nous constatons une évolution de semaine en semaine, au fur et à mesure que nous ouvrons les boutiques", concède Pablo Isla. Le dirigeant préfère toutefois ne pas faire de prévisions. "Chaque année, chaque mois, nous gagnons des clients en ligne, mais au cours des mois de mars et avril, cette croissance a été plus importante que n’importe quelle autre année. C’est pourquoi nous croyons autant en notre modèle intégré", martèle-t-il. "Quand les clients reviennent en boutique, ils agissent de façon complètement normale", observe-t-il avec optimisme.

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