×
Publicités
Par
Adnkronos
Traduit par
Sonia BROYART
Publié le
12 déc. 2018
Temps de lecture
3 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

Packaging “green” : un nouvel enjeu pour les marques de luxe

Par
Adnkronos
Traduit par
Sonia BROYART
Publié le
12 déc. 2018

Les marques de luxe qui ne satisfont pas les attentes des consommateurs en termes de durabilité courent le risque de voir leurs propres revenus réduits : c’est le résultat émergeant d’un nouveau livre blanc, « La durabilité du packaging dans le secteur du luxe », réalisé par Asia Pulp & Paper (APP) sur la base d'une étude commissionnée à l'Institut de Recherche Smithers Pira, qui a exploré les opinions sur le packaging des produits de luxe des consommateurs britanniques, français et italiens.


Favini


L'étude d'APP révèle que 78 % des consommateurs seraient prêt à payer un surcoût pour un produit de luxe si le packaging était produit de façon durable. Toutefois, les entreprises de luxe courent le risque de voir leurs profits réduits s’ils ne communiquent pas et ne promeuvent pas de façon appropriée leur propre engagement en termes de durabilité. En effet, un quart des consommateurs (26 %) admettent qu’avant l'achat d'un produit de luxe, ils ne contrôlent pas si la marque est durable, ne sachant pas comment le découvrir.

Ce résultat montre que, même si de nombreuses marques de luxe s’emploient à mettre en place un système d'approvisionnement responsable tout au long de la filière, cet engagement n’est pas toujours communiqué de façon efficace auprès des consommateurs. L'étude démontre que la plupart des consommateurs (71 %) s’attendent à ce que les marques de luxe soient durables et qu’elles utilisent des emballages durables aussi.

Les entreprises du secteur qui ne jugent pas stratégiques ou qui ne sont pas en mesure de satisfaire ces attentes pourraient subir des pertes économiques, étant donné qu’un quart des consommateurs (24 %) décident de ne pas acheter un produit si une marque n’est en mesure de prouver sa propre durabilité.

Parmi les principales raisons entourant le choix des produits de luxe, on trouve en premier la qualité (93 %), suivie par les caractéristiques du produit qui reflètent la personnalité de chacun (80 %), alors qu’à la troisième place le packaging durable fait son apparition avec 72 % des consommateurs qui se disent influencés par ce facteur lors de l'achat d'un produit de luxe.

La recherche révèle aussi que les consommateurs sont davantage disposés à payer plus pour des biens de luxe produits de façon durable (67 %) que pour un packaging personnalisé (63 %) : cela représente une énorme opportunité pour les marques de luxe pour trouver de nouvelles modalités et solutions afin de satisfaire les consommateurs.

Toutefois, la personnalisation reste cruciale, et encore plus si on fait référence au segment des Millennials, pour lesquels l'expression de soi et de sa propre identité détermine la propension vers une marque. En effet, 75 % des consommateurs du Royaume-Uni souhaitent que le produit de luxe reflète leur propre personnalité.

Le besoin croissant des marques d’interagir avec leurs clients par le biais des réseaux sociaux fournit des données supplémentaires. De ce côté, l'étude révèle que 14 % des consommateurs ont posté des commentaires négatifs au sujet d’une marque déterminée car ils étaient insatisfaits du packaging.

Ainsi, lors de la décision d'achat, un sur cinq (21 %) admet confronter les packagings des différents produits de luxe et toujours un consommateur sur cinq (21 %) a décidé de ne pas procéder à l'achat d'un produit car il le jugeait excessivement emballé.

L'étude révèle également que plus de la moitié des personnes interrogées considèrent le papier (62 %) et le carton (63 %) écocompatibles. Au contraire, le plastique et le métal sont les matériaux considérés comme moins durables.

L'étude indique qu’en termes de standards de qualité des produits de luxe, les Italiens sont en tête, avec huit consommateurs sur 10 (80 %) qui attachent beaucoup d’importance à la qualité du produit. Les consommateurs italiens sont aussi les plus enclins à contrôler les étiquettes d'un produit pour en vérifier la durabilité (37 %), contre 26 % au Royaume-Uni et 22 % en France.