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20 oct. 2008
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Parfum : John Galliano cherche à séduire une nouvelle clientèle

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Les echos
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20 oct. 2008


Parfum John Galliano
Vingt-quatre ans après ses débuts dans la mode, John Galliano lance ce mois-ci son premier parfum. Un jus qui doit permettre à la griffe personnelle du directeur artistique de Dior d'acquérir une nouvelle dimension. Installée dans le XXe arrondissement de Paris, loin du siège de l'avenue Montaigne, la société John Galliano SA constitue une sorte d'enclave au sein de la galaxie LVMH : contrôlée à 87 % par Christian Dior Couture, elle reste détenue à 13 % par le styliste britannique. Dirigée par Sydney Toledano, le PDG de Christian Dior Couture, elle a affiché des ventes de quelque 100 millions d'euros l'an dernier, y compris les licences développées.

Aujourd'hui, le groupe de luxe veut capitaliser sur son emblématique directeur artistique. D'où ce pari dans un nouveau domaine. Avec l'espoir d'obtenir autant de succès que Thierry Mugler avec "Angel" ou Jean-Paul Gaultier avec "Mâle". John Galliano s'est impliqué personnellement dans le projet, pour l'élaboration du jus comme du flaconnage, « inspirés par les drapés du XIXe siècle, comme ceux du peintre Boldini ».

Vendu entre 60 euros et 100 euros le flacon, il a été lancé en France, en exclusivité jusqu'à la fin de 2008 chez Sephora, l'enseigne de parfumerie de LVMH, et dans les grands magasins. Mais aussi en Angleterre, en Suisse et en Allemagne, des pays cibles où la notoriété de John Galliano est déjà établie. En 2009, il sera proposé dans un millier de points de vente en France, et en Russie, au Moyen-Orient, en Chine et en Italie.

Mais le lancement intervient dans un contexte difficile, les ventes des parfumeries étant en recul en France. « Il y a beaucoup de concurrence, mais la vraie créativité de cette fragrance fait la différence », assure Corrado Brondi, le patron de Selective Beauty, qui assure la réalisation et la distribution du parfum.

Avec ce jus, « notre objectif est d'accéder à une nouvelle clientèle et de donner une plus large visibilité à la marque », souligne, de son côté, Pierre Denis, tout nouveau directeur général de John Galliano SA. Aujourd'hui, l'essentiel de l'activité est constitué par une ligne de vêtements très haut de gamme et une collection plus accessible lancée en 2007, à travers lesquelles le Britannique peut s'exprimer avec moins de contraintes que chez Dior. Elles sont dessinées en interne par une équipe de stylistes supervisée par le couturier et réalisées - à l'exception de la collection la plus chère - via des licences : maillots de bain, sacs, chaussures, etc.

Et ce n'est pas fini. Le couturier va lancer l'an prochain des lunettes, en partenariat avec le groupe Marcolin, et des montres avec Morellato. « Le prêt-à-porter reste le cœur de l'activité, mais nous diversifions notre offre, reprend Pierre Denis. Puis nous accélérerons l'expansion géographique. » Plus de 50 % des ventes sont déjà réalisées hors de France dans un réseau de quelque 1.000 points de vente multi-marques. La société veut maintenant se doter de magasins en propre. Après Paris et Dubaï, quatre sont programmés en Arabie saoudite, au Koweït, au Qatar et à Shanghai. Et l'an prochain à Moscou.

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