Paris célèbre une mode éclectique et internationale

Ce week-end, la Ville Lumière s’est ouverte au monde, laissant voir ce qui se fait de mieux dans la mode, d’un continent à l’autre. Du Japonais Yohji Yamamoto au Français d’origine colombienne Haider Ackermann, en passant par le Franco-Américain Joseph Altuzurra ou l’Indien Rahul Mishra, le printemps-été 2019 s’annonce fort intéressant.

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Yohji Yamamoto, printemps-été 2019 - © PixelFormula
 
Déconstruction chez Yohji Yamamoto

Yohji Yamamoto a exploré comme à son habitude l’art de la déconstruction et reconstruction du vêtement, qui l’a amené cette saison vers de nouveaux territoires avec une vision à la fois plus abrupte, vive et colorée. Toute la première partie de la collection se décline en longilignes silhouettes noires d’ensembles construits à partir de morceaux de tissus à bords francs, qui semblent assemblés et sculptés autour du corps, tels quels.
 
Puis le discours se précise avec des finitions plus abouties, le créateur cherchant cette fois à enlever plus qu’à ajouter, créant des ouvertures inattendues aux formes arrondies, sur un flanc, sur une jambe, sur les genoux, sur une cuisse… L’art de la décomposition s’exprime dans des tenues-puzzle composées de carrés d’étoffe entièrement zippés. En particulier, des robes rouge coquelicot peuvent se démonter totalement en enlevant tel ou tel pan bordé de zips noirs.
 
Le show s’achève dans une explosion de couleurs avec des robes volumineuses construites dans une seule et même toile kaki ou imperméable, recouverte de gros coups de peinture, drapée autour du corps comme un cocon boursoufflé.
 
Masculin-féminin chez Haider Ackermann

Pour la première fois, Haider Ackermann a fait défiler l’homme et la femme ensemble, confectionnant pour ce couple imaginaire une collection interchangeable, où les costumes pied-de-poule ou « color block » dans des jaunes dorés vont aussi bien à l’une qu’à l’autre. La veste est over-sized pour Madame, petite et serrée pour Monsieur. Même pantalons vert canard assortis à une chemise noire pour elle et lui.
 
Le designer prend pour fil rouge un motif récurrent de dentelle ajourée, que l’on trouve un peu partout, dans les manches d’une chemisette en coton noire pour la femme, blanche pour l’homme, dans le bas d’une veste masculine en cuir, le long de pantalons également en cuir, sur les épaules, au bas d’une robe, etc.
 
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Haider Ackermann, printemps-été 2019 - © PixelFormula

Les vêtements fluides coulent sur les corps, vestes pyjama en soie, manteaux-peignoirs en satin s’envolant, impalpables, sous une veste. Pour le soir, le smoking masculin s’enfile idéalement sur une longue tunique en voile décorée de broderies d’argent, déboutonnée sur torse et poitrine nus.
 
Légèreté chez Altuzurra

Soleil et rivages romantiques parcourent la collection de Joseph Altuzarra, où coquillages tintent aux pieds des jeunes filles au bout des cordelettes de leurs sandales, autour de la taille ou en collier autour du cou. Tout respire la légèreté de l’été avec de petits ensembles fleuris ou à petits carreaux composés ton sur ton de jupes droites fendues sur le devant, de hauts de maillots de bain et de micro-vestes lacées ou de cardigans minuscules, parfois boutonnés à même le corsage.
 
Des chemisiers froncés embrassent le haut du corps enfilés sur des pantalons taillés dans le même tissu. Des robes en macramé, rappelant les filets des pêcheurs, s'endossent avec une guirlande de coquillages en guise de ceinture.
 
Délicatesse chez Rahul Mishra

Après les total looks noirs de Yohji Yamamoto, ce tour du monde s’achève sur la luminosité des silhouettes blanches de Rahul Mishra avec une série de longues robes, tuniques et autres ensembles à la candeur éclatante, en coton brodé, en dentelles, en voile transparent. D’autres robes sont, elles, façonnées dans des tissus madras aux tons bleus.

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