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21 nov. 2006
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Plan social aux collants Well : manifestation des salariés à Montpellier

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AFP
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21 nov. 2006

MONTPELLIER, 21 nov 2006 (AFP) - Deux cents à deux cent cinquante salariés de Textiles Well SA ont manifesté mardi 21 novembre au matin à Montpellier pour dénoncer la menace qui pèse sur trois cents emplois de leur entreprise qui fabrique les collants Well au Vigan (Gard).


L'usine de Well au Vigan, près de Montpellier - Photo : Pascal Guyot/AFP

Un plan social à l'usine qui compte 438 salariés, a été annoncé par la direction le 12 septembre 2006 prévoyant 149 licenciements d'ici à 2008, mais selon la CGT, la direction a ensuite évoqué le licenciement de 300 personnes, ce qui équivaut au nombre de postes de production de l'usine.

Distribuant des tracts, et également des bas et des collants, les salariés étaient réunis Place de la Comédie devant la Banque populaire dont les vitres ont été taguées à la peintre blanche: "Non à la mort de Well - moins trois cents emplois".

"Caisse d'Epargne + Banque populaire = nantis liquidateurs", était inscrit sur les banderoles des manifestants, ou encore "Vivre et travailler dans le pays viganais", "En colère, moins trois cents emplois"...

"Il faut que le grand public se rende compte de la catastrophe qui est en train de se produire. Le bassin d'emplois du Vigan est déjà sinistré: plus de mines, plus d'usines et s'il n'y a plus Well, il n'y a plus rien", a déclaré Patrick Vallet, délégué CGT de l'usine.

"On est là pour interpeller le grand public car il n'y a que lui qui peut quelque chose pour nous: faire pression sur les actionnaires", a-t-il ajouté.

"On se sent abandonné. C'est une génération qui va être supprimée. On espère au moins sauver une petite partie de la production", a poursuivi M. Vallet, évoquant l'atelier de tricotage et de conditionnement qui emploie cent cinquante personnes.

"On avait une usine prospère il y a vingt ans et maintenant les grands patrons veulent tout pour eux et le travail s'en va ailleurs. On est là comme des pions. On ne sait pas où on va aller", a regretté Dolores Bastide, 46 ans, une ouvrière en lingerie qui a commencé à travailler dans l'usine à 16 ans.

Les trois cents suppressions d'emplois pourraient être annoncées en conseil d'administration, vendredi au Vigan. Les salariés craignent qu'à terme, l'usine soit totalement fermée et les 438 emplois supprimés, la direction ne conservant au Vigan que la logistique.

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