×
5 173
Fashion Jobs
RETAIL CONSEIL
Brand Manager Wholesale Showroom
CDI · PARIS
GROUPE IKKS
Acheteur Retail (H/F) - CDI
CDI · SÈVREMOINE
MARGIELA
Specialiste Paie et Administration du Personnel
CDI · PARIS
GROUPE IKKS
Chef de Projet Technique Web (H/F) - CDI
CDI · SÈVREMOINE
TEDDY SMITH
Contrôleur de Gestion Retail Senior H/F
CDI · L'UNION
AXENTIA
Commercial Terrain H/F
CDI · PARIS
LE COQ SPORTIF
Contrôleur de Gestion
CDI · ROMILLY-SUR-SEINE
CCLD RECRUTEMENT
Chef de Secteur Limoges H/F
CDI · LIMOGES
CCLD RECRUTEMENT
Chef de Secteur Basse Normandie / Pdl H/F
CDI · SAINT-GERMAIN-DU-CORBEÏS
DEVRED 1902
Responsable Applicatif Informatique H/F Amiens
CDI · AMIENS
BOUCHARA
Chargé(e) CRM & Webmarketing H/F
CDI · PARIS
CCLD RECRUTEMENT
Commercial Itinérant Chartres H/F
CDI · CHARTRES
CHILDREN WORLDWIDE FASHION C.W.F
Acheteur Chaussures F/H
CDI · LES HERBIERS
HUGO BOSS FRANCE
Contrôleur de Gestion H/F
CDI · PARIS
WINNING SEARCH
Chargé d'Affaires Evènementiel
CDI · PARIS
SEPHORA
Manager Des Ventes (F/H) - Rennes
CDI · RENNES
LOUIS PION SAS
CDI - Chef de Produit Marque Propre - Horlogerie F/H
CDI · LEVALLOIS-PERRET
PRINTEMPS
Manager Des Ventes Printemps Vélizy H/F
CDI · VÉLIZY-VILLACOUBLAY
CITADIUM
Area Manager Citadium Caumartin H/F
CDI · PARIS
GROUPE PRINTEMPS
Sales Manager Citadium Toulon H/F
CDI · TOULON
PRINTEMPS
Responsable Commercial Printemps Business et Printemps Welcome H/F
CDI · PARIS
PRINTEMPS
Responsable Commercial Expérience et Fidélité Client H/F
CDI · PARIS
Par
AFP
Publié le
5 août 2022
Temps de lecture
4 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

Pouvoir d'achat: clap de fin au Parlement, au bout d'une session agitée

Par
AFP
Publié le
5 août 2022

C'est la conclusion de trois semaines de débats acharnés et de compromis avec la droite: le Parlement a adopté définitivement jeudi le second volet du paquet de mesures en faveur du pouvoir d'achat, avant une pause estivale pour députés et sénateurs. Pour le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, c'est "une victoire politique" et "la démonstration que nous avançons"... mais parfois dans la douleur.


Le ministre des Comptes publics Gabriel Attal à l'Assemblée nationale, le 2 août 2022 à Paris - AFP - Alain JOCARD



Le pouvoir d'achat était un sujet clé de la campagne présidentielle et a constitué le premier gros morceau de la mandature, en forme de test pour la "nouvelle méthode" de l'exécutif, privé de majorité absolue au Palais Bourbon et qui s'est tourné vers la droite pour faire l'appoint des voix.
Après un premier volet validé mercredi comprenant 20 milliards d'euros de dépenses, c'était au tour du projet de budget rectifié pour 2022 et son nouveau lot de mesures face à l'inflation d'être soumis au vote ultime
.
Outre la majorité, la plupart des députés LR se sont prononcés pour, en se proclamant "la seule opposition utile aux Français". Les élus RN se sont abstenus, arguant ne pas vouloir "entraver" les quelques "avancées" portées.

La gauche, qui va déposer un recours au Conseil constitutionnel, a voté contre, après un baroud d'honneur des socialistes via une ultime motion de rejet contre les "miettes" proposées.
En référence à l'abolition des privilèges lors de la nuit du 4 août 1789, la patronne du groupe LFI Mathilde Panot a dénoncé en cette date anniversaire la "régénérescence d'une société de castes".

Au cours de cette dernière séance à nouveau houleuse au Palais Bourbon, le ministre des Comptes publics Gabriel Attal a lui critiqué une "dérive malheureuse d'une certaine gauche passée à l'extrême", qui "a le bruit pour méthode et l'enfer fiscal pour projet".

Ensuite au Sénat dominé par la droite, dans une atmosphère plus posée, le projet de budget rectifié a été voté par 233 voix contre 97. La gauche a fait bloc contre un texte issu d'"un accord" avec LR qui "sapera les intérêts des classes populaires".

Le projet de loi ouvre 44 milliards d'euros de crédits, dont 9,7 pour financer la renationalisation à 100% d'EDF.



Sont programmées la revalorisation du point d'indice des fonctionnaires, la suppression de la redevance audiovisuelle, la poursuite du bouclier tarifaire sur l'énergie et de la remise carburant à 30 centimes le litre en septembre-octobre puis 10 en novembre-décembre.

Entre la majorité présidentielle et la droite, un terrain d'entente avait été trouvé mercredi soir en commission mixte paritaire. La monétisation polémique des RTT sera finalement possible jusque fin 2025.

- "fin des 35 heures" -



Aux yeux de la députée LR Véronique Louwagie, "c'est le retour du travailler plus pour gagner plus", un slogan de Nicolas Sarkozy. Pour le sénateur LR Vincent Segouin, c'est "acter définitivement la fin des 35 heures" entre ce rachat des RTT aux salariés, et les heures sup défiscalisées qui seront pérennisées.

Concernant la prime de rentrée exceptionnelle, que le Sénat voulait réserver aux travailleurs modestes, là aussi un compromis a été acté. La prime sera versée aux bénéficiaires des minima sociaux, et ceux touchant la prime d'activité auront un versement complémentaire.

Le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau avait exigé le maintien d'un autre ajout du Sénat, sur la mise en place d'une carte Vitale biométrique. Cela a été le cas, pour lutter contre la fraude.

Mais il n'y aura pas de taxe sur les "superprofits" des grands groupes, comme réclamé à gauche, à l'extrême droite et par certains centristes. Bruno Le Maire a martelé son opposition au "réflexe pavlovien de la taxe".

L'idée d'une supertaxe, déjà appliquée en Grande-Bretagne ou en Italie, et réclamée par le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, avait été relancée par le bénéfice net engrangé par TotalEnergies au deuxième trimestre, plus que doublé, à 5,7 milliards de dollars. Le débat devrait ressurgir à l'automne.

Le premier volet en faveur du pouvoir d'achat, qui avait obtenu le feu vert du Parlement mercredi, inclut lui le triplement du plafond de la prime Macron pouvant être versée par les employeurs, l'augmentation de 4% des retraites et de plusieurs allocations, ainsi que la "déconjugalisation" de l'allocation adultes handicapés - ajoutée dans un rare moment de consensus à l'Assemblée.

"C'est le quotidien de nombreux concitoyens qui va être amélioré", a applaudi Emmanuel Macron. La Première ministre Elisabeth Borne, qui a tweeté avant même le vote définitif, s'est félicitée, dans une déclaration transmise à l'AFP d'avoir, "prouvé que le compromis, demandé par les Français, était possible et accessible".

Ces derniers scrutins jeudi marquent la pause des travaux jusqu'à la rentrée. Il n'y aura pas de session extraordinaire en septembre pour la première fois depuis vingt ans, illustration de la volonté de mieux préparer les textes en amont.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2022 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Tags :
Industrie