Première Vision précise les ambitions de sa place de marché

A l'occasion du lancement de son édition organisée du 13 au 15 févier derniers à Villepinte, le salon Première Vision a apporté plus de détails sur sa future marketplace, dont le lancement interviendra lors de l'inauguration de la session de septembre 2018.


La page d'accueil de la future place de marché - Première Vision

La place de marché du rendez-vous textile avait d'ailleurs droit à un stand dédié, à la stratégique intersection des halls 5 et 6, pour présenter et promouvoir le portail auprès des exposants et acheteurs. Un portail à l'habillage blanc proposant de rechercher des matières selon 13 critères : des matériaux à l'origine du produit en passant par les certifications, coloris, grammages ... Comme l'indiquait FashionNetwork.com en septembre, le site se bornera dans un premier temps à la commande d'échantillons. Avant une possible ouverture aux commandes de productions.

« La porte d'entrée pour être référencé sur la plateforme sera d'être exposant sur le salon. A cela s'ajoutera un abonnement très abordable pour avoir accès à l'ensemble de nos outils. C'est là le modèle économique de départ. Et, à plus long terme, il y aura une dimension de commissions quand sera proposé davantage que des échantillons », explique le directeur général du salon, Gilles Lasbordes. 

La place de marché s'ouvrira par étape aux tissus, fils, cuirs, accessoires et sourcing, reprenant la segmentation des six salons composant Première Vision Paris. A ceci s'ajoutera une dimension éditoriale qui, à l'instar des forums tendances, apportera des éclairages thématiques sur les offres mises sur le portail par les exposants.

Première Vision Digital se fixe comme premier objectif d'amener 1 500 entreprises à intégrer la marketplace, afin de composer une offre de quelque 70 000 produits textiles, habillement, cuir, accessoires ou encore dessins textiles. Des exposants qui seront en mesure de limiter et contrôler l'accès à leur production. Côté acheteurs, Première Vision entend mettre à profit sa base de données, qui regroupe 250 000 acheteurs internationaux.

Mais, comme tout déploiement touchant à la vente en ligne, ce projet de marketplace nécessite temps, investissements et personnel. Pour l'heure, une équipe de quatre personnes est en place, sous la direction de Gaël Seguillon. D'autres recrutements sont en cours, pour atteindre une quinzaine de personnes d'ici à 2020. Le tout financé par l'activité de la marketplace, indique la direction.


Gilles Lasbordes - Stéphane Kossmann/Première Vision

Comme le soulignait récemment FashionNetwork.com, ces derniers mois ont été riches en termes d'annonces touchant à la digitalisation des salons professionnels. D'Eurovet annonçant un portail de mise en contact pour les professionnels de la lingerie au salon virtuel de Playtime, en passant par Who's Next recrutant l'ex-dirigeant de la marketplace La Redoute, les ambitions en ligne se multiplient. Un mouvement de fond dont se satisfait Gilles Lasbordes.

« C'est pour moi une évolution positive. Cela montre déjà que nous ne sommes pas les seuls à juger important d'ajouter des offres digitales qui viennent compléter des dispositifs qui existent déjà. Ces projets revêtent des formes différentes, et il faut aussi tenir compte de l'international, où ces plateformes ont vocation à aller. Il y aura deux blocs : l'amont et l'aval. Qui n'ont pas les mêmes besoins. Maintenant, tout est à faire. Mais je pense que notre plateforme va rajeunir le monde de l'amont ».

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