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Primark reste portée par la croissance de son réseau

Traduit par
Clémentine Martin
Publié le
24 févr. 2020
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4 minutes
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Associated British Foods, le propriétaire de Primark, a publié lundi une estimation anticipée de résultats montrant que la chaîne de fast fashion conserve sa bonne santé, malgré des ventes comparables plutôt atones.


Primark fait partie des enseignes de mode les plus solides, malgré des ventes comparables décevantes - Photo: Sandra Halliday


La prochaine publication officielle de résultats de Primark couvrira les 24 semaines allant jusqu’au 29 février. Selon ABF, l’enseigne devrait afficher des ventes en hausse de 4,2 % hors effets de change et 2,5 % avec effets de change, « grâce à l’augmentation de la surface de vente et à la stabilité des ventes comparables ».

En revanche, la marge devrait baisser, entraînant un résultat d’exploitation « légèrement » inférieur à celui de l’année dernière hors effets de change et sur une base de ratio d’endettement ajusté. Sur une base rapportée, en revanche, il sera meilleur que l’année dernière.

Le Royaume-Uni reste le principal marché de Primark. L’enseigne pense y avoir « gagné des parts de marché dans le prêt-à-porter, la chaussure et l’accessoire ». Les ventes devraient afficher une hausse de 3 % grâce « aux bonnes performances des nouveaux espaces de vente, malgré une baisse de 1,3 % des ventes comparables ». Apparemment, les résultats sont « particulièrement bons pour novembre et décembre, mais plus décevants en janvier et février ».

L’Europe continentale fait mieux. Les ventes dans la zone Euro devraient grimper de 5,3 % hors effets de change, avec une croissance particulièrement soutenue des ventes en France, en Belgique et en Italie. La nouvelle boutique milanaise de la marque réaliserait « de meilleures performances que prévu et notre boutique à Ljubljana, en Slovénie, affiche des résultats toujours aussi satisfaisants ».

Les ventes comparables dans la zone Euro devraient être en hausse de 0,5 % grâce aux « excellentes ventes comparables en France et en Italie. Nous anticipons aussi une belle amélioration en Allemagne, grâce à une série de décisions prises par la nouvelle équipe de direction ».

Progression américaine



Bien sûr, les comptes de résultats de l’entreprise ne seraient pas complets sans les États-Unis, où la marque avait connu un démarrage difficile il y a quelques années.

Selon l’entreprise, son activité outre-Atlantique « continue de progresser, avec des ventes comparables en croissance et de très bons chiffres pour la boutique de Brooklyn. En ajoutant les nouvelles ouvertures de boutiques prévues, notre résultat d’exploitation annuel devrait être largement supérieur à celui de l’exercice précédent ».

Mais ces bonnes performances ne font malheureusement pas tout. ABF tient à alerter sur des effets de change délétères, qui vont causer un déficit de conversion des devises d’environ six millions de livres au premier semestre. Au deuxième semestre, marqué par une plus forte part de l’activité à l’étranger, ce déficit sera encore plus important si les taux de change actuels se maintiennent.

Ces problèmes de conversion de devises ont entraîné une baisse des marges au premier semestre. Les achats étaient en effet effectués à un taux de change du dollar bien plus élevé, même si « cela a été en partie compensé par un moindre recours aux promotions et une baisse du coût des marchandises, principalement grâce à une baisse de prix des matières premières ».

Il faut aussi prendre en compte le coronavirus, même si le problème n’a pas l’air d’affecter spécialement ABF pour l’instant. Primark reçoit « une bonne partie » de ses produits de Chine et a refait ses stocks avant le Nouvel An chinois. La marque dispose donc « de stocks importants pouvant durer plusieurs mois ». Elle « travaille étroitement avec [ses] fournisseurs en Chine pour évaluer l’impact. Si les retards dans la production se prolongent, le risque de rupture de stock pour certaines lignes augmente. Nous envisageons d’augmenter la production de nos fournisseurs dans d’autres régions ».

Du côté de la distribution, l’entreprise a continué de développer son espace de vente au premier semestre.

Trois nouvelles boutiques ont ouvert à Séville (Espagne), Kiel (Allemagne) et Milan (Italie). En revanche, la surface de vente a été réduite pour deux boutiques allemandes.

Cette stratégie sera renouvelée en 2020 et de nombreuses ouvertures sont prévues au trimestre prochain. Les nouvelles boutiques seront implantées au Royaume-Uni, aux États-Unis, en France (avec quatre nouvelles boutiques), en Italie, en Belgique, en Espagne, en Allemagne et en Pologne.

En Europe de l’Est, l’entreprise a aussi signé des contrats pour de nouveaux espaces en Pologne, en Slovaquie et en République Tchèque.

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