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Puma, en plein essor, vise une marge nette au-delà des 10 % d’ici trois ans

Publié le
today 14 févr. 2019
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Une croissance à deux chiffres dans toutes les régions du globe. Puma a encore bondi en 2018. Après un exercice 2017 qui l’avait vu progresser de 15,9 %, le groupe allemand fait encore mieux en 2018 avec une hausse de 17,6 % de son chiffre d’affaires avant change (+12,4 % reporté dans ses comptes). Il atteint les 4,648 milliards d’euros.

Surtout, et cela fait partie de ses ambitions à l’horizon 2022, l’équipementier sportif dirigé par Bjorn Gulden a amélioré sa rentabilité. Son résultat opérationnel (Ebit) a progressé en 2018 de 37,9 % par rapport à 2017, pour atteindre 337 millions d’euros.
 

Antoine Griezmann, l'un des visages de Puma - Puma


« La croissance à deux chiffres dans toutes les régions montre que nous avons renforcé la marque dans le monde et la croissance à deux chiffres de toutes les catégories montre que nous avons amélioré notre portefeuille de produits, explique le directeur général dans un communiqué. Nous avons encore beaucoup à améliorer, mais nous pensons que notre marque et notre société vont dans la bonne direction. Nous voyons que nos progrès se poursuivent en 2019 et nous prévoyons que notre chiffre d’affaires augmentera d’environ 10 % et que notre résultat opérationnel se situera entre 395 et 415 millions d’euros. »
 
Le groupe annonce même viser une marge opérationnelle de 10 % d’ici trois ans. Ce qui lui permet d’avancer dans cette optique est notamment le fait qu’il a déjà augmenté ses investissements marketing et retail (+13 % par rapport à 2017) l’an passé pour accompagner le sponsoring dans le football, la signature de nouveaux athlètes ou artistes comme le sprinter français Jimmy Vicaut ou le mannequin Adriana Lima, le lancement de nouveaux modèles de sneakers et aussi son retour dans le basketball avec Jay-Z comme directeur créatif.

Mais où Puma a-t-il trouvé sa croissance en 2018 ? D’abord dans la zone Asie-pacifique. Le groupe affiche des ventes en hausse de 28,8 % (24,2 % reporté), à 1,235 milliard d’euros, avec la Chine et la Corée du Sud en moteurs, notamment grâce à une poussée de 37,9 % de ses chaussures dans la zone.
 

Adriana Lima - Puma


En Amérique, le groupe annonce une hausse de 16,9 % de ses ventes (+7,9 % après change), à 1,612 milliard d’euros. Dans la zone, en revanche, ce sont ses collections de vêtements qui ont connu la croissance la plus forte.
 
Enfin, la zone Europe, Moyen-Orient, Afrique, avec 1,8 milliard d’euros, enregistre une progression de ses ventes de 9,4 % (+11,4 %), en particulier portée par les ventes en France, Espagne et Grande-Bretagne. Là aussi, ce sont ses collections textiles qui ont connu la meilleure progression : +18,4 % contre +8,6 % pour la chaussure.
 
La chaussure reste la catégorie phare du groupe, en hausse au global de 10,6 %, à 2,185 milliards d’euros, pour franchir pour la première fois de son histoire la barre des deux milliards. Le groupe souligne au passage les bons lancements de ses modèles Thunder, RS-0 et RS-X.
 
Les ventes de vêtements ont progressé de plus de 17 %, à 1,687 milliard, alors que les accessoires pèsent 776 millions d’euros, en progrès de 7,8 %.
 
Le groupe a aussi vu ses ventes retail progresser de 24 %, à 1,127 milliard d’euros l’an passé.
 
En 2019, Puma prévoit d’investir 200 millions d’euros dans ses structures de distribution et de logistique, avec un nouveau centre multicanal à Geiselwind en Allemagne, qui doit être pleinement opérationnel en 2021, mais aussi pour agrandir et moderniser son parc de magasins gérés en direct.

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