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Puma : optimisme de rigueur après une belle performance en 2019

Traduit par
Paul Kaplan
Publié le
19 févr. 2020
Temps de lecture
4 minutes
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L'équipementier sportif allemand Puma se prépare à une nouvelle performance en 2020. Mais 2019 a placé la barre assez haut, comme l'a revelé l'équipementier allemand à l'occasion de la publication de son rapport annuel ce 19 février, à Herzogenaurach, en Bavière. L'exercice 2019 a en effet été fructueux pour Puma. Le dernier trimestre, particulièrement solide avec ses taux de croissance à deux chiffres, a permis à l'entreprise de dépasser encore un peu plus ses objectifs, à la fois de ventes (+17 % sur l'année, alors que les prévisions indiquaient +15 %) et de résultats. Puma avait préalablement légèrement augmenté ses prévisions pour le troisième trimestre.



Au quatrième trimestre, les ventes ont ainsi augmenté de près de 21 % pour atteindre environ 1,5 milliard d'euros ; corrigée des effets de change, l'augmentation s'élève à 18 %. Toutes les régions et les catégories de produits ont enregistré une croissance à deux chiffres. Le bénéfice avant intérêts et impôts sur le dernier trimestre a augmenté de près de 47 % pour atteindre un peu plus de 55 millions d'euros. Le revenu net a quant à lui connu une progression de 55 % pour atteindre près de 18 millions d'euros. Les chiffres sont même légèrement supérieurs aux attentes moyennes des analystes.

Les ventes sur l'exercice entier s'établissent en hausse de 17 %, à 5,5 milliards d'euros. Le résultat d'exploitation avant intérêts et impôts s'est lui établi à 440 millions d'euros, au-dessus du dernier objectif relevé entre 420 et 430 millions d'euros.

L'analyste Chiara Battistini de JP Morgan a accueilli ces résultats de manière positive : selon elle, les fondamentaux de l'entreprise restent très solides et l'entreprise continue à mettre en œuvre sa stratégie sans rencontrer d'obstacle majeur.

Conséquence de ces bonnes performances, les actionnaires vont recevoir un dividende nettement plus élevé que l'année dernière. Puma a l'intention de redistribuer 0,50 euros par action, contre 0,35 euros à la fin de l'exercice précédent — ce qui revient à un taux de distribution de 28,5 %, en accord avec la politique de dividende de l'entreprise, qui prévoit de reverser aux actionnaires 25 à 35 % de ses bénéfices consolidés chaque année.

Puma optimiste grâce aux futurs rendez-vous sportifs estivaux



Pour 2020, l'entreprise prévoit une nouvelle croissance significative de ses ventes et de ses bénéfices, dopés par deux événements sportifs de premier plan : le Championnat d'Europe de football et les Jeux Olympiques de Tokyo. Si l'épidémie de coronavirus fait peser une menace sur ses affaires en Chine, l'équipe de direction de Puma, pilotée par le PDG du groupe, Björn Gulden, est convaincue que ses effets négatifs ne seront que de courte durée.

Le résultat d'exploitation avant intérêts et impôts devrait être compris entre 500 et 520 millions d'euros pendant l'exercice 2020 — contre 440 millions en 2019. Quant à son bénéfice net, il devrait s'améliorer sensiblement par rapport aux 262 millions d'euros engrangés en 2019.

Puma s'attend à une augmentation d'environ 10 % de ses ventes ajustées hors effets de change, soit une croissance tout de même plus faible que l'exercice précédent (+17 % en 2019 pour rappel).

Toutefois, le premier trimestre devrait subir l'impact du coronavirus, tant en termes de ventes que de bénéfices, reconnaît Puma, comme ses autres concurrents équipementiers Adidas et Nike. En Chine, plus de la moitié des magasins de l'entreprise et de ses partenaires sont actuellement fermés. En outre, le développement sur d'autres marchés, notamment en Asie, est également affecté par le déclin du tourisme chinois. "Nous ferons tout notre possible à court terme pour minimiser les dégâts", rassure Björn Gulden, qui espère néanmoins un retour rapide à la normale afin que les objectifs pour 2020 puissent être atteints.

Il est encore trop tôt pour revoir les objectifs à la baisse, affirme le PDG de l'entreprise. Selon lui, la situation serait différente si les magasins devaient rester fermés plus longuement. La Chine est le marché le plus rentable de Puma et représente 12 à 13 % des ventes totales du groupe. Il ne prévoit actuellement aucun impact majeur sur les chaînes d'approvisionnement mondiales : selon lui, la production a même redémarré dans la plupart des usines en Chine.

Au sujet de l'épidémie de coronavirus, la société se montre plus optimiste que la plupart de ses concurrentes, pointe l'analyste James Grzinic de la banque américaine Jefferies dans une étude publiée mercredi. Celui-ci rappelle que les attentes du marché semblaient également réalisables avant le déclenchement de l'épidémie en Chine.


(La rédaction avec agence DPA)

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